Groupe:

Hangman's Chair

Date:

28 Avril 2018

Interviewer:

philippec

Interview Mehdi et Julien

Au mois d'avril, j'ai suivi pendant deux jours le Groupe Hangman's Chair. Le 27 à Cannes (MJC Picaud) et le 28 à Les Pennes Mirabeau (Le Jas'Rod). J'ai vu deux super concerts ! Et sur le parking du Jas'Rod, j'ai eu la chance d'interviewer Mehdi (batteur) et Julien (guitariste) les piliers et maîtres à penser du groupe.

Vous êtes prêts ?

Mehdi : Allez on y va, envoie la machine... Magnéto Serge !

Votre précédent album a eu de super retours, parlez-nous en un peu, vous a-t-il ouvert de nouveaux horizons ?

Mehdi : Tu parles de "This Is Not Supposed to Be Positive" l’album précédent ? Oui nous avons eu vraiment de bons retours cela a fait un bon coup de buzz, les médias ont bien suivi. Il y a plus de gens qui travaillent autour de nous, cela fait une espèce d’effervescence autour du groupe, du coup nous avons fait pas mal de concerts en France, alors que l’on n’en faisait pas des masses non plus. On a passé deux ans, nous avons fait une soixantaine de dates, des bons festivals. Pas mal de gens nous ont découverts du coup avec cet album. Cela nous a bien boostés, et on est reparti immédiatement sur l’écriture d’un nouvel album, "Banlieue Triste", qui vient de sortir en France. Nous sommes plutôt satisfaits de la tournure que cela prend en ce moment, en plus "Banlieue Triste" a de déjà de bons retours des médias, nous sommes vraiment contents et soulagés !

Vous avez parlé d’effervescence autour de vous, mais il semble que cet entourage soit beaucoup plus structuré qu’auparavant ?

Mehdi : Qu’avant ça, c’est sûr et certain ! Il y a pas mal de gens qui travaillent autour de nous. Nous avons rejoint un tourneur, The Link, cela fait un an que nous travaillons avec lui. Nous avons toujours notre manageuse, nous avons une attachée de presse. Nous sommes toujours sur le label Music Fear Satan de Francis Castre, qui est aussi producteur de notre album.

Julien : Qui est du fait beaucoup plus impliqué vu que c’est lui qui a produit l’album, cela nous permet de nous concentrer sur autre chose…

Mehdi : Oui sur notre musique et le set. Maintenant nous avons un ingé son, un éclairagiste… Cela se construit autour de nous et du coup nous sommes plus allégés et décontractés, ce qui nous permet vraiment de nous focaliser sur notre musique.

Depuis plusieurs années, vous publiez un split entre chaque album, vous le faites par boulimie ou par plaisir ?

Julien : Souvent dans les sessions studio, on enregistre trois quatre titres en plus, là nous en avons gardé dix pour l’album et il nous en reste quatre peut-être, que l’on doit terminer. Et donc les splits nous servent aussi à sortir les faces B qui nous restent en studio.

Comment se fait le choix des personnes avec qui vous partagez ces splits ?

Mehdi : Cela se fait humainement, par des rencontres, pas vraiment planifiées, ou par genre artistique ou style particulier.

Julien : Après, il faut que les planètes s’alignent et qu'eux aussi aient des morceaux, cela se fait un petit peu par hasard.

Mehdi : Cela se fait naturellement. Là pour le dernier avec le groupe japonais Green Machine, c’est une rencontre qui s’est faite quand Julien est parti avec Arkangel en tournée au Japon, il a rencontré quelqu’un la-bas. Là, la connexion s’est faite via cette personne, "Ok cela vous dit de faire un split ?", donc on l’a sorti en vinyle ici sur notre label Music Fear Satan et eux de leur coté au Japon ils ont sorti en CD sur le label Daymere Recordings.

Julien : Puis c’est du gagnant-gagnant pour tout le monde, cela nous a ouvert un peu les portes au japon, et eux en France et en Europe.

On ne change pas une équipe qui gagne, pour "Banlieue Triste" vous avez une nouvelle confié la production à Francis Castre…

Mehdi : Eh oui !

Pourquoi ce choix ?

Mehdi: Eh bien écoute… parce que c’est celui qu’il fallait faire ! Il y a eu un moment où on a eu besoin de tester autre chose et de sortir de notre zone de confort Francis…

Julien : C’est ce que l’on a fait avec le split avec Green Machine, il fallait vraiment que l’on teste au moins un autre studio pour voir comment cela pouvait marcher dans un autre environnement. Pour ce nouvel album nous avions décidé de prendre un mois en studio alors que d’habitude, ça nous prend dix jours tu vois. Là on s’est dit qu'on voulait prendre notre temps, et c’est quand tu t'apprêtes à devoir rester un moment en studio, tu as envie d’être bien quand même. Donc on s’est dit il fallait qu’on retourne chez Francis parce que chez lui c’est un peu notre maison.

Medhi : C’est très confortable chez lui, on se connait parfaitement, tu vois, on ne passe pas par quatre chemins entre nous.

Julien : Puis nous étions sûrs du résultat, si tu restes un mois quelque part et que ce qui ressort n’est pas vraiment à ton goût, c’est loupé.

Medhi : On a toujours peur de ça, on ne voulait pas s’en mordre les doigts…

C’est un peu votre cinquième élément ?

Mehdi : Oui c’est ça c’est un peu notre cinquième élément, il arrive toujours à sublimer nos morceaux il comprend notre vision, il voit ce que l’on veut faire exactement, et nous essayons toujours de faire mieux que le précédent, puis là du coup avec un mois je t’avoue que nous avions un peu de temps donc on a fait plein de choses. On a fait dix jours de prises de guitares, des essais de sons, beaucoup exploré, donc c’était bien de le faire avec lui. Après c’était bien aussi l’expérience avec Fred Duquesne avec qui nous avons enregistré les morceaux pour le split, cela nous a permis d'essayer et de voir autre chose, c’était différent mais c’était bien aussi.

Depuis plusieurs années, vous étiez plus inspirés par le vieux Paris, Pigalle, Ménilmontant, Barbès… Et avec ce nouvel album "Banlieue Triste" et sa pochette cette fois-ci là vous sautez…

Mehdi : On a sauté le périph' (rires) ?

Oui, il y en beaucoup qui l’ont dit, donc je m’en suis inspiré. Mais je le pense aussi, on sent aussi un côté nostalgique de votre part. Est-ce un retour sur votre adolescence et à votre passé de banlieusard ?

Mehdi et Julien (en chœur ): Oui c’est exactement ça !

Julien : Oui, parce que l’on vient de banlieue, et on y a grandi, mais après même si tu es banlieusard, tu te définis comme parisien. Et c'est pour ça que sur nos anciennes pochettes nous avons souvent utilisé des rappels au vieux Paris. Et là, on avait un petit coup de nostalgie et nous avons utilisé ça, pour que ce soit plus personnel.

Mehdi : C’est ça, pour t’expliquer tout le processus, tout part de la pochette. Quand notre illustrateur nous a proposé cette photo, nous étions en pleine composition et nous sommes allés tout de suite vers cet objectif qui était d’illustrer la banlieue puis de revenir aux sources. Cette photo nous a inspirés tout le long, nous a donné le titre de l’album "Banlieue Triste", son ambiance et nous a permis de faire aussi des choses beaucoup plus personnelles.

Quand j’ai ouvert la double pochette de mon vinyle, la photo intérieure et toutes ses références aux années 80 m’ont fait penser un peu à ma chambre… Les photos sur le mur, les pochettes d’albums de Balavoine, Thin Lizzy…

Mehdi : C’était le but !

Cette photo est aussi de Dave ?

Mehdi : Oui, c’est lui qui a eu l’idée d’en faire ça, il a voulu illustrer un peu notre jeunesse... Toi tu as réussi à un peu retrouver ta chambre, nous c’est aussi ce que nous avons voulu retrouver avec un côté personnel, comme quand nous étions gamins : les disques, les affiches de films aux murs, le radio-cassette, l’ampli… Tout ça, ce sont des références à nous et comment nous avons grandi.

Julien : Puis elle est osée cette pochette, ce n’est pas une pochette typique de metal. Elle a un côté très franco-français et il y a des détails qui vont parler aux Français.

Mehdi : Je pense qu’avec son esthétisme et ce côté franco-français, elle va aussi plaire aux étrangers. C’est ça qui est intéressant avec le pari de cette pochette.

En résumé, Dave Decat a été un peu le moteur d’une thérapie ?

Mehdi : Oui un peu, il a réussi à ouvrir une vanne sur la composition et mettre un point sur l’ambiance de l’album. Ça c’est certain ! Puis tout part de cette photo. Mais encore une fois, j’insiste sur le côté très personnel que nous avons mis sur cet album, nous avons voulu vraiment nous livrer. Si tu veux c’était un peu la quarantaine, c’est cela que nous avons voulu exprimer.

Vous dites avoir mis des choses très personnelles, le titre "04/09/16" qui est aussi la date d'un malheur (une overdose) qui est arrivé à l'un de vous en est un bon exemple ?

Julien: Oui il fallait que l'on en parle, car c'est quelque chose de grave qui est arrivé à l'un entre nous. Donc c'était important, mais il fallait utiliser cet événement tragique qui est arrivé dans notre vie en le transformant en quelque chose de positif, en le rendant beau. Comme c'est vrai, je crois que les gens le ressentent.

Pour la composition, vous fonctionnez comment pour les textes, c’est Cédric qui les écrit ?

Mehdi : C’est Cédric qui les écrit.

Julien : On peut lui donner un thème, pour qu’il parte dans une certaine direction. Après, il écrit puis il essaye de trouvé un flow. Après, on corrige certains trucs, pour que cela puisse rentrer dans le cahier des charges de Hangman’s. Comme c’est nous qui avons le concept…

Mehdi : Nous sommes un peu les chefs d’orchestre du groupe, nous arrivons avec nos compositions écrites avec Julien que l’on travaille en amont. C’est à peu près le même processus pour chaque album et après, jusqu’au bout, on les travaille à quatre, puis les idées ou thèmes arrivent et c’est Cédric qui écrit tous les textes.

On constate aussi que le son est plus urbain, très froid. Est-ce une volonté de votre part ? Et paradoxalement les parties vocales sont plus chaudes plus mélodiques...

Mehdi : D’accord…

C’était voulu ?

Mehdi : Ecoute, c’était voulu en tout cas d’explorer des sons beaucoup plus froids, glacés avec plein d’effets, on a toujours cette espèce de boule d’effets, c’est très important pour nous. Du coup, peut-être que le chant ressort un peu plus, ou alors ce sont peut-être les morceaux qui l’ont amené à chanter comme ça...

Il y a un travail sur les mélodies plus poussé que sur les autres albums en fait…

Mehdi : C’est fort possible, sur les compositions on avait envie d’explorer ça. Mais ça vient avec les morceaux.

Julien : On essaye de se démarquer, pour ne pas avoir un chant "cliché", on peut s’inspirer de chanteurs soul, ou alors de Balavoine, de choses qui rappellent des refrains et pas forcément le truc typé Rock Metal placé dans le temps…

Je trouve qu’il y a des relents pop sur certains refrains…

Mehdi : Oui c’est fait exprès ça, c’est vraiment travaillé comme ça, on se prend vraiment la tête là-dessus.

Julien : On n’a pas honte, nous on aime ça, comme notre musique est un peu dure d’accès, ce décalage avec la voix plus accessible permet de plus accrocher en fait.

Je trouve que Cédric a beaucoup muri sur "Banlieue Triste", il a vraiment trouvé sa voix/voie (dans les deux sens en fait).

Mehdi : Oui on en est même très contents.

Julien : Il bosse plus et il a beaucoup poussé en studio, il est parti sur des trucs vraiment plus aigus.

Et cela lui va très bien, il a maintenant une tessiture vraiment à lui qui lui donne sa propre identité vocale.

Mehdi : Oui cela lui va très bien. Tu sais, cela fait maintenant quatre albums que l’on fait avec lui, et on voit vraiment son évolution entre chaque album et là, il arrive lui-même à s’étonner, il arrive à atteindre à chaque fois de nouvelles notes.

Julien : Avant on pouvait dire qu’il avait certains gimmicks à la Alice in Chains, Acid Bath… Mais maintenant il a trouvé sa voix, il la maîtrise plus. Il a beaucoup plus confiance en lui.

Mehdi : Cela se joue sur la confiance. Tu sais cela fait moins de dix ans qu'il chante, avant il était guitariste. On savait qu’il chantait un peu quand on faisait des bœufs avec son ancien groupe. Il n’était pas chanteur en fait, il se découvre d’album en album.

Julien : Mais on le fait bien travailler aussi, on est vraiment derrière lui (rires).

Mehdi : Nous sommes chefs d’orchestre, coach on est tout, tu sais (rires) ! On répète deux fois par semaine, ce n’est pas pour rien !

J’adore le titre "Naïve" vous l’avez accompagné d’un super clip, comment Nicolas Duvauchelle est arrivé dans cette aventure ?

Mehdi : On l’a drogué et puis… (rires)

Julien : On le connait depuis que nous sommes adolescents, avant qu’il fasse des films, en fait il avait un groupe de Hardcore, on souvent jouait ensemble et on se voyait aux concerts. On a gardé contact et on se voit de temps en temps. Puis on a la même passion pour le Paris Saint-Germain, voilà quoi !

Mehdi : Tu le mets ça ! (Rires)

Julien : On n'a pas la passion du Qatar mais on a la passion pour le Paris Saint-Germain ! En fait cela faisait plusieurs fois que nous lui demandions, même pour "This is Not…", il était question de faire un truc avec lui, malheureusement avec son agenda c’est un peu difficile. Et là, écoute, c’est bien tombé !

Mehdi : C’est bien tombé, car on avait envie de clipper "Naïve" et faire un clip en acting, ce qu'on n'avait jamais fait. Nous avons bossé avec un réalisateur et son équipe pendant deux jours et Nicolas s’est vraiment rendu dispo et a accroché au projet. Je le remercie, c’était vraiment super.

Julien : Surtout à la base on voulait un bon acteur, quoi. C’est sûr qu’avoir le nom de Nicolas Duvauchelle au générique c’est bien car ça fait parler, mais nous on voulait avant tout un bon acteur pour que cela fasse vrai. 

Mehdi: Oui on voulait un vrai acteur, du coup on est vraiment contents d'avoir fait ça avec lui.

Julien: C'est une chance pour nous.

Mehdi: Et pour lui aussi (rires) !

Vous avez collaboré avec Perturbator sur "Tired Eyes" et avec Marc DeBacker sur "Sidi Bel Abbès". Comment se sont passées ces deux collaborations et êtes-vous satisfait du résultat ?

Mehdi : Non franchement on est vraiment dégouté (rires) ! Non, c’est super ! Ce sont deux choses différentes, avec James de Perturbator, nous avons le même tourneur, du coup on écoutait déjà ce qu’il faisait, donc on s’est contacté via le tourneur pour faire une collaboration, il était super motivé, nous nous avions jamais fait ça avant donc c’était flatteur. On était en plein studio, on lui a proposé un morceau il a travaillé toute la nuit et le lendemain il nous a ramené ces nappes de synthés.

En plus il n’a pas dénaturé votre style.

Mehdi : Non du pas tout, on ne voulait pas faire un truc trop électro, cela ne nous aurait pas ressemblé, on avait un peu peur de ça.

Julien : Il s’est mis vraiment au service de la musique, c’est ça qui était vraiment intéressant. Et avec Marc, ce n’est pas pareil, nous nous connaissons depuis longtemps, et donc à la base on voulait faire un split, écrire des morceaux ensemble, cela n’a pas pu se faire mais c’est toujours dans les tuyaux… Pour sa participation, ce morceau a été spécialement composé pour lui, alors que pour celui avec Perturbator on a récupéré une composition que l’on avait. « Tu peux faire quelque chose là-dessus ? », « Oui, ok ». Alors que "Sidi Bel Abbès" a été composée en ayant conscience que Marc allait jouer de la guitare dessus. On adore son style, ça fait très cinématographique, voilà on voulait ça, puis moi je ne suis pas soliste, je ne suis pas très bon à ça.

Quand on écoute votre musique au casque on a l’impression de suivre un film comme sur certains passages de "Touch The Razor" qui font penser à une B.O. de film, pareil pour "Tara". Avez-vous pensé à faire du ciné-concert ou des B.O. ?

Julien : C’est aussi ce que nous a dit Philippe Lageat lors de notre interview pour Rock Hard, il écoute notre musique au casque.

Mehdi : C‘est un compliment pour nous. C’est de la mélodie… Nous sommes des mélodistes avant tout, on aime habiller notre musique. On aimerait faire des B.O., cela pourrait nous passionner.

Julien : Moi aussi, j’écoute beaucoup de musique au casque, et c’est pour ça qu’il y a plusieurs niveaux d’écoute dans notre musique parce que l’on y met beaucoup de détails que tu ne vas pas entendre de suite, mais au fil des écoutes. C’est fait exprès, et quand les gens le ressentent, en tant que compositeurs nous sommes contents.

Et pour les ciné-concerts ?

Julien : On attend des propositions (rires)...

Mehdi : Cela nous botterait, il y a pas mal de groupes qui font ça, mais c’est un exercice vraiment difficile… Mais pourquoi pas faire ça dans un futur proche...

Un peu plus haut vous avez parlé de Philippe Lageat, cela doit faire plaisir de se faire interviewer par une telle pointure ?

Mehdi : On était ravi, on a fait ça sur la journée promo que nous avions organisée. C’était la première fois qu’on le rencontrait en vrai. C’est une belle rencontre.

Julien : Nous avions déjà fait une interview par téléphone. Il est super cool avec nous. Il nous fait des belles pages dans son magazine, et c’est lui qui insiste pour ça, nous ne sommes pas allés le chercher.

Mehdi : Il nous suit bien, nous sommes vraiment contents de ça.

Là vous êtes en pleine tournée, elle va durer encore longtemps, vous comptez aussi jouer à l’étranger ?

Mehdi : Nous avons encore une quinzaine de dates entre mai et juin, puis on part pour l’Angleterre et on va rencontrer les gars du label (Spinefarm Records), on va signer pour la sortie monde, et on va jouer à Brighton et à Londres la semaine prochaine. On n’a pas vraiment de festoches cette année car on a fait toute la série des festivals il y a deux ans, ce sera pour l’année prochaine. Nous avons déjà une quinzaine de dates bookées pour début septembre. Puis on va essayer d’accrocher un tour support pour une tournée européenne et aux Etats-Unis.

Et le Japon ?

Mehdi : C’est en cours.

Julien : En fait je pense que cela va se débloquer, avec justement la signature avec le label pour la sortie mondiale de "Banlieue triste". Cela va nous aider à tourner à l’étranger dans de bonnes conditions, pas à l’arrache, avec une bonne équipe. Et le Japon, moi je l’ai fait avec mon autre groupe mais ce serait génial de le faire avec Hangman’s Chair. Le Japon fait vraiment partie des petites croix à cocher.

Mehdi : On attendait absolument cette signature, on a enfin finalisé les contrats. On va l’annoncer officiellement la semaine prochaine. Et cela va débloquer pas mal de choses.

Vous avez déjà de bon retours sur ce nouvel album ?

Julien : Nous avons eu des articles dans tous les magazines papiers (Rock Hard, Noisy,...). Elo, notre attachée de presse, était super contente quand elle nous a annoncé : "J'ai réussi à vous avoir tous les canards". On a aussi fait Canal+, c’est passé ce matin (28 avril), on a regardé ça sur la route sur un téléphone, dans un Mc Do, c'était marrant.

Mehdi : Oui, tous les médias ont bien suivi, et on a vraiment de bon retours. Nous sommes ravis.

Quand on est sûr de son travail, il ne doit pas y avoir de problème...

Mehdi : Nous on est sûr de ce que l'on fait, on a jamais eu la pression là-dessus, puis on fait vraiment ce que l'on aime et c'est le principal. Mais bon, quand il y a du bon retour comme ça, on est vraiment soulagés.

Je n’ai plus vraiment de questions.

Julien : Bon nickel, on va boire une bière !

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