Groupe:

Hellfest 2018 - Samedi

Date:

23 Juin 2018

Lieu:

Clisson

Chroniqueur:

Didier

11h40-12h10: Black Bomb A - Mainstage 2 (Jean Mich’Hell)
 
En ce samedi matin, après une courte nuit, il faut un moyen de se remettre en route. Et quoi de mieux qu’une bonne dose de Black Bomb A pour commencer la journée ? Et à la vue de l’affluence devant la Mainstage 2, je ne suis pas le seul à penser ainsi… La Black Bomb est motivée comme jamais pour commencer à distribuer de la fessée dès la fin de la matinée. Au niveau de la playlist, on est dans le classique et l’efficacité brute, ce qui est une constante dans les prestations du groupe. Tous ceux qui auront déjà eu le plaisir de voir le groupe en live ne seront pas surpris en apprenant que l’énergie est présente, sans faille et constante. Mais la petite surprise, c’est un extrait du prochain album qui verra le jour au mois d’octobre prochain avec un Wake Up qui donne déjà un avant-goût de ce que sera ce prochain opus, direct dans ta face ! Et l’interview que j’aurai le plaisir de partager avec Poun et Hervé plus tard dans la journée, confirmera cette tendance. Le prochain Black Bomb sera un uppercut sans préavis. A regret, leur passage sera bien trop rapide, vu que le groupe ne dispose que d’une demi-heure, sept titres, peu le temps d’échanger avec le public (un comble pour ce groupe !) et grosso modo, une Mary et au lit ! Dommage quand on connaît la puissance de leur prestation live ! On peut ne pas toujours adhérer à la musique du groupe mais leurs prestations live sont toujours des moments sincères et honnêtes.
 
Setlist de Black Bomb A :
 
01. Double
02. Born to Die
03. The Point of No Return
04. Wake Up (Titre extrait du nouvel album)
05. Police Stopped Da Way
06. Mary
07. Make Your Choice

 

13h35-14h15: L7 - Mainstage 1 (Deicide5000)

Voici donc les mamies du rock’n roll … et là je me dis que si elles me lisent, elles sont déjà en train de recruter le tueur à gages qui s’occupera de me faire disparaître. Le line-up d’origine Donita Sparks, Suzi Gardner, Jennifer Finch nous met la misère aidé par un batteur de tournée qui remplace Demetra Plakas. Elles m’éclatent bien (les mamies) et je m’aperçois que c’est principalement les nénettes dans la foule qui vibrent sur leur musique (girl power !). Ce qui m’éclate ce sont des titres comme I Came Back to Bitch ; après quoi la chanteuse nous conte un bout de l’histoire de la reformation. Bon, c’est bien pour l’heure mais je ne suis pas venu pour pester…. donc je passe à autre chose.

 
Setlist de L7 :
 
01. Andres
02. Fast and Frightening
03. Everglade
04. I Came Back to Bitch
05. Fuel My Fire
06. Must Have More
07. Drama
08. Shove
09. Dispatch From Mar-a-Lago
10. Pretend We're Dead
11. Shitlist
 
14h20-15h00: Psykup - Altar (Jean Mich'Hell)
 
Pour ceux qui ont l’habitude de me lire, vous savez très bien à quel point j’adore le groupe Psykup, et de les voir aujourd’hui sur la Altar me fait un plaisir monstre, parce qu’à titre personnel, c’était pour moi une anomalie que ce groupe n’ait toujours pas eu les faveurs de ce festival. Mais en ce 23 juin, les choses rentrent enfin dans l’ordre. Et Psykup, ben nous fait du Psykup, le groupe arrive remonté comme des coucous, prise de vague et Surfin' USA à l’appui… We’re Back, fin de merde au début (...),  bref comme d’hab. L’enchaînement Violent Brazilian Massage, We Will Win This War reste d'une efficacité redoutable et permet de découvrir le monde bigarré des Toulousains pour ceux qui auraient fait l’énorme erreur de ne jamais avoir mis une oreille sur ce groupe. Le groupe a beau être le seul représentant au monde de l’autruche-core, il est surtout le seul groupe de metal du week-end à monter sur scène avec des chemises hawaïennes et ça, les amis, ça tranche sévèrement… Une preuve de plus de leur second degré et de leur autodérision. Mais Psykup sur scène, ce n’est pas exclusivement un show des frères Marx, c’est avant tout des compositions à la fois rentre dedans (Do It Yourself), groovy (Shampoo The Planet), pour les fans de Wall of Death (Love Is Dead), et ça fait vingt ans que ça dure (Teacher)… Prestation, encore une fois convaincante, pour celles et ceux qui découvraient, comme pour ceux qui connaissaient... Bref, Psykup, c’est que du bonheur, mon prince…
 
 
Setlist de Psykup:
 
01. Violent Brazilian Massage
02. We Will Win This War
03. Do It Yourself
04. Shampoo The Planet
05. Love Is Dead
06. Teacher
 
15h05-15h55: Tremonti - Mainstage 1 (Didier)
 
Mark Tremonti connait le Hellfest pour y avoir déjà joué avec son groupe principal Alter Bridge. Mais cette année il est là avec son projet solo. Le show est puissant, Mark est un très bon guitariste, ça on le savait, mais c'est aussi un bon chanteur. Je ne connaissais pas son travail en solo, mais j'avoue qu'il est assez facile de tomber sous le charme du guitariste/chanteur très souriant et visiblement ravi d’être là. Il est encadré par une formation solide, rien à redire, c'est lui qui se charge du chant et des solos. Les refrains sont très accrocheurs. J'aimais déjà bien Alter Bridge et je trouve que l'ambiance sur scène est dans la même veine (très décontractée) mais avec une voix très différente. Il nous propose une setlist variée qui couvre les quatre albums studio, avec trois titres extrait du dernier album, A Dying Machine, qui vient de sortir. Tremonti, c'est du travail sérieux.
 
Setlist de Tremonti :
 
01. Another Heart
02. You Waste Your Time
03. My Last Mistake
04. Bringer of War
05. Betray Me
06. Throw Them to the Lions
07. Flying Monkeys
08. Radical Change
09. A Dying Machine
10. Wish You Well
 
17:50-18:50: Pleymo - Mainstage 2  (Jean Mich’Hell)
 
Le cas Pleymo est souvent source de divergences. En effet, le groupe parisien remet le couvert avec son néo-metal pur et dur qui nous replonge, avec plaisir ou pas selon les écoles, en plein milieu des années 90. Pour ma part, Pleymo fait partie de mon parcours de metalhead. Enfin, pour être plus précis, les deux premiers opus, la suite nettement moins, j’étais passé à autre chose. Et je devais, à l’ancien ado qui est en moi, d’assister à leur retour et de me faire, au passage, une petite cure de jouvence. Je ne vais pas me cacher derrière une pseudo-prise de maturité ou je ne sais quel autre connerie que je pourrais vous sortir pour cracher sur Pleymo et dire qu’ils n’ont rien à faire là. Pas du tout ! D’autant plus que j’ai vraiment apprécié leur prestation. Tout d’abord parce que Pleymo c’est une tartine d’énergie à l’état brut. L’ensemble du concert est cash, direct, à l’image des compositions et toujours avec une volonté inébranlable de faire participer le public. Mark n’a de cesse, pendant la petite heure à sa disposition, de faire enchaîner au public des bravehearts, de nous demander d’enfoncer un clou avec la tête sur le dernier riff de Muck, ou de le suivre sur son headbang. Et le public joue totalement le jeu puisque le chanteur reste totalement ébahi devant la violence du pit, des slams qui s’enchaînent non-stop, et compare le flow de saut dans le public à une vague perpétuelle. Comme quoi, si on donne, on reçoit… Et même si il faut tout de même reconnaître que lorsque l’on entend aujourd’hui certains lyrics du style : « Pleymo est dans l'arène, la jeunesse pour tout péta » et que l’on vient de passer la quatrième décennie, il faut admettre que le discours devient tout de suite moins crédible… Mais tout ça n’est pas l’essentiel car Pleymo propose une setlist en béton, faite pour le Hellfest. Ce sont les titres les plus N-R-V qui sont extraits du répertoire pour faire voir que Pleymo peut encore tenir la dragée haute à pas mal de groupe aujourd’hui. Et puis finir sur un Blöhm! totalement explosif, ça fait du bien par où sa passe. C’est un véritable retour en forme !
 
Setlist de Pleymo :
 
01. United Nowhere
02. Ce Soir C'est Grand Soir
03. Rock
04. Tout Le Monde Se Lève
05. Nawak
06. Muck
07. Le nouveau monde
08. New Wave
09. Tank Club
10. Polyester Môme
11. Zephyr
12. Blöhm
 
18:35-19:35 Arkona - The Temple (PhilippeC)
 
Comme à chaque fois qu’Arkona est programmé au Hellfest, The Temple est archi pleine, Masha et ses sbires attirent toujours autant de monde. Il faut dire que l'on a jamais été déçu de leur prestation. Première à entrer sur scène, Masha vêtue d’une peau de bête malgré la chaleur, entame en s’accompagnant au tambour les chants incantatoires de l’intro Mantra. Ses compères la rejoignent puis ils enchaînent avec Shtorm, Tseluya zhizn et V pogonye za beloy tenyu, dans le même ordre que sur Khram leur dernier album. Ce sont des titres plus sombres et mélancoliques qu’à l’accoutumée, le public ne s’en plaint pas. Cette série se clôture avec Mantra mais l’outro cette fois… Une deuxième partie commence, dès que Masha appelle la foule en hurlant "Goi, Rode, Goi!", The Temple explose enfin, l’ambiance devient plus festive avec des titres plus anciens. Les interventions de Vladimir "Wolf" Reshetnikov à la flute et à la cornemuse sur Skvoz' Tuman Vekov, font souffler un vent de fête sous The Temple. Tout le monde va enfin se mettre à danser sur Stenka na Stenku, ça c’est l’Arkona que j’aime ! Le refrain est repris en chœur par le public, ce sera pareil sur le titre final Yarilo, The temple est en feu ! Le public sort ravi, moi aussi… Mais, même si la première partie a permis à Masha de montrer qu’elle avait une belle palette vocale, j’ai préféré l’Arkona plus festif de la deuxième partie !
 
 
Setlist d'Arkona :
 
01. Mantra (Intro)
02. Shtorm
03. Tseluya zhizn
04. V pogonye za beloy tenyu
05. Mantra (Outro)
06. Goi, Rode, Goi!
07. Zakliatie
08. Skvoz' Tuman Vekov
09. Stenka na Stenku
10. Yarilo
 
19h40-20h40: Orange Goblin - Valley (PhilippeC)
 
Orange Goblin entre sur scène avec l’intro In Bocca Al Lupo puis Sons Of Salem, deux titres de The Wolf Bites Back leur dernier méfait. Ben Ward le chanteur, avec son charisme habituel, harangue la foule qui réagit immédiatement. Le tempo s’accélère avec le brûlot The Devil’s Whip, Ben est déchaîné, sur ce titre le géant pousse déjà le public dans ses derniers retranchements, ça part dans tous les sens, les slam se multiplient. Suit Saruman’s Wish, encore un classique du groupe, ça sent bon la sueur sous The Valley, qui elle aussi est déchaînée. Allez, ils envoient The Wolf Bites Back, un bon morceau qui plait bien au public et qui est aussi le titre de leur nouvel album. Ah ! Voilà Some You Win, Some you lose, vu la clameur de la foule, il n’y a pas que moi qui adore ce morceau. Ben joue avec nous, nous pointe avec son pied de micro, crache de l’eau, nous fait chanter. C’est de la folie, la patate qu’a ce mec ! Pour l’instant la setlist est au top, les nouveaux morceaux déjà passés se marient bien avec les anciens, et Renegade le quatrième et dernier extrait de The Wolf Bites Back en est un bon exemple. A partir de là Ben et sa bande vont enchaîner des classiques. Tout d’abord The Fog  puis l’enjoué The Filthy & The Few Ben va encore secouer le public, il est tout sourire ce soir, il s’éclate autant que nous ! Avec Your World Will Hate This, They Come Back, Orange Goblin continue à faire monter la température et atteind le point de retour en faisant exploser The Valley avec Scorpionica, Quincy The Pigboy puis Red Tide Rising. C’est fini ! Putain de concert, quelle claque ! The Valley est au ange et ovationne longuement Orange Goblin .Ben Ward restera un bon moment sur scène pour savourer cet instant avec le public. C’est la troisième fois que je les vois au Hellfest, mais je n’avais jamais vu Ben dans une telle forme !  
 
 
Setlist de Orange Goblin:
 
01. In Bocca Al Lupo (intro)
02. Sons Of Salem
03. The Devil’s Whip
04. Saruman’s Wish
05. The Wolf Bites Back
06. Some You Win, Some you lose
07. Renegade
08. The Fog
09. The Filthy & The Few
10. Your World Will Hate This
11. They Come Back
12. Scorpionica
13. Quincy The Pigboy
14. Red Tide Rising
 
19h-19h55: Bullet for My Valentine - Mainstage 1 (Didier)
 
J'avais bien aimé l'album Scream Aim Fire (leur second), mais pas vraiment suivi le groupe depuis (six albums aujourd'hui), je suis néanmoins curieux de voir ce que les Gallois ont dans le ventre sur scène. Leur setup est impressionnant : un mur de douze enceintes Peavey blanches, la batterie est en hauteur perchée sur une rangée de ces même amplis. Ça ne manque pas de son, c'est certain. Le son justement est très bon, le set puissant, le chant alterne la voix hurlée de Matthew Tuck et celle claire de son bassiste Jamie Mathias. Ils nous proposent de nous faire découvrir leur nouvel album qui va sortir dans une semaine, Gravity. C'est le premier avec Jason Bowld aux fûts et Jamie à la basse. Les trois morceaux entendus m'ont plutôt bien plu. Le duo de chant me fait penser à certains morceaux pêchus de Linkin Park. Il rendent aussi un bel hommage à Vinnie Paul, fait par Jason le batteur, qui se lance dans un petit speech. C'est aussi lui qui envoie un petit solo de batterie qui sert aussi d'intro à Scream Aim Fire que j'attendais tant. Ils terminent par Walking The Demon, un autre extrait de ce même album. Au final, même si je ne connaissais qu'un album, j'ai passé un très bon moment.
 
 
Setlist de Bullet For My Valentine :
 
01. Don't Need You
02. Over It
03. Your Betrayal
04. 4 Words (To Choke Upon)
05. You Want a Battle? (Here's a War)
06. The Last Fight
07. Letting You Go
08. Worthless
09. Drum Solo
10. Scream Aim Fire
11. Piece of Me
12. Tears Don't Fall
13. Waking the Demon
 
20h00-21h00: Body Count - Mainstage 2 (Jean Mich'Hell)
 
Totalement convaincu par leur dernier album en date, c’est avec impatience que j’attends le Ice-T crew de Body Count. Et dès l’arrivée sur les planches, le groupe de Rap Metal nous balance pleine face Raining Blood / Postmortem des rois du thrash Slayer. Pour une mise en bouche, on a connu plus dégueulasse. Ernie C fait étalage de son talent d’entrée et pour ceux qui auraient des doutes sur la place de ce groupe au Hellfest, ils sont remis immédiatement à leur place avec cet enchaînement dantesque. Mais Body Count tape aussi, et c’est heureux, dans sa discographie. C’est d’ailleurs le premier album éponyme qui sera le plus représenté au cours de ce concert. L’ambiance sur scène est familiale puisque Ice-T invite tout le monde à la fête : son fils, sa femme, les potes et même sa petite dernière de deux ans avec déjà un micro en main. Bon c’est sympa, bonne ambiance, bon esprit, mais il faut admettre que l’intérêt est limité. Mais lorsque le groupe joue, et qu’Ice-T rappe et arrête de papoter, c’est une raclée sur chaque titre. C’est d’ailleurs l’emblématique et polémique (et nouvel hymne national français, dixit le maître de cérémonie) Cop Killer qui conclut, malgré quelques longueurs, une prestation très convaincante. Bitch !
 
 
Setlist de Body Count:
 
01. Intro: Civil War
02. Raining Blood / Postmortem (Slayer cover)
03. Bowels of the Devil
04. Manslaughter
05. No Lives Matter
06. Body Count
07. Necessary Evil
08. Drive By
09. Voodoo
10. There Goes the Neighborhood
11. Black Hoodie
12. Talk Shit, Get Shot
13. Cop Killer
 
21h00-22h20: Deftones Mainstage 1 (Jean Mich’Hell)
 
C’était pour ma part l’immanquable de la journée, car tout comme pour Pleymo, je devais rendre hommage à l’ados que j’étais au moment où je me mettais pour la première fois Adrenaline dans les oreilles. Et ma seule et unique crainte était d’avoir une playlist à l’image de Gore, le dernier album des Deftones en date, sympa certes mais pas forcément taillé pour une prestation live tout en vitalité. Mais mon appréhension s’est très vite envolée puisque le gang de Sacramento décide d’ouvrir avec Head Up, extrait de Around The Fur et co-créé avec le père Max Cavalera, riff basique, frontal et juste là pour faire headbanger. Puis My Own Summer (Shove It) et Around the Fur, enfonce le clou, ce set des Deftones sera tout en énergie !! Et moi je suis aux anges ! Chino est plutôt en forme vocalement, le bougre est aussi en « forme », et doit partager la même passion que moi pour la cantine… Mais malgré des yeux qui trahissent certainement quelques abus, il est dans une forme olympique et n’arrêtera pas du set. Il occupe l’avancée de scène, va chanter avec le public, fait constamment des allers et retours sur scène, quel frontman ! Et même s’il ne s’aperçoit pas, au début de Change (In the House of Flies), que la guitare qui lui est confié n’est pas la bonne (ce qui le rendra bien grognon) il assure une prestation remarquable ! Quant aux collègues, Stephen Carpenter malgré son headbang incessant reste discret, en fond de scène Frank Delgado rajoute sa patte aux compositions, Abe Cunningham à la batterie frappe toujours comme une mule (je n’aimerais pas être sa caisse claire !) et Sergio Vega à la basse est finalement le seul à venir épauler Chino en terme de show. En tout cas Deftones, à l’image de l’ensemble des groupes sur le festival, a fait une playlist spécial Hellfest, sévèrement burnée, comme si c’était le concours du groupe le plus énergique sur scène ! C’est quand même très appréciable ! Les titres comme Knife Prty, Diamond Eyes, ou encore 7 Words en guise de conclusion, ça fait du bien par où sa passe. Et puis comme on est sur un festival, c’est l’occasion d’organiser des mash-up avec en invité surprise Sen-Dog présent avec Powerflo mais aussi membre éminent de Cypress Hill qui vient nous poser son « How I Could Just Kill a Man » sur Engine No. 9. Je ne suis certainement pas le plus objectif sur cette prestation des Deftones mais malgré un son discutable, j’ai été totalement conquis par la volonté du groupe, et en particulier de Chino, de mettre le feu à la Mainstage. J’en garderai un excellent souvenir.
 
 
Setlist de Deftones :
 
01. Headup
02. My Own Summer (Shove It)
03. Around the Fur
04. Swerve City
05. Elite
06. Digital Bath
07. Knife Prty
08. Change (In the House of Flies)
09. Diamond Eyes
10. Rocket Skates
11. You've Seen the Butcher
12. Teething
13. Engine No. 9
 
22h25-23h25: Limp Bizkit - Mainstage 2 (Didier)
 
Nous avions déjà pu croiser Limp Bizkit au Hellfest en 2016. Le show avait été énorme, mais je n'avais pu le suivre entièrement pour cause d'interview. Cette fois-ci je me suis mieux organisé. Comme en 2016, on retrouve l'énervé Fred Dust tout de blanc vêtu et son compère Wes Borland qui, lui, a troqué sa tenue fantasque par un costume cravate sobre et un maquillage un peu moins sobre puisque la moitié basse du visage est peinte en noir, comme l'avait fait John5 lors du Hellfest 2014. On remarque aussi la présence d'une jeune femme discrète à la basse (Tsuzumi Okai, qui remplace Sam Rivers pour les tournées). Le set est introduit par Purple Rain de Prince, puis un petit Cowboy From Hell qui rend évidemment hommage à Vinnie Paul. Le groupe alterne ensuite entre compos et reprises, de Ministry d'abord, puis un medley de Metallica et d'Iron Maiden, puis de Killing In the Name de RATM, qu'il font, explique Fred, juste pour faire chier Tim Commerford, le bassiste de RATM qui ne voulait pas qu'ils le fassent. A noter que pour la basse de ce morceau mythique qui, bien sûr, met une ambiance de folie dans la foule, c'est Vincent Price, bassiste de Body Count qui s'y colle. Fred Dust arrive à faire chanter la marseillaise au Hellfest, pas mal. Il descend au contact du premier rang et sert des louches, mais pendant ce temps, le Wes Borland, lui, n'hésite pas et passe carrément la barrière et va jouer dans la foule qui l'entoure. C'est live explique le Fred, donc ça marche moins bien quand tout le monde le bouscule et tripote sa guitare. Les gars de la sécurité le récupère non sans difficulté. Un set encore convaincant, dommage quand même qu'il y ait eu autant de reprises, on avait déjà eu Hollywood Vampires pour ça.
 
 
Setlist de Limp Bizkit :
 
01. Hot Dog
02. Rollin' (Air Raid Vehicle)
03. Nookie
04. Full Nelson
05. Thieves (Ministry cover)
06. My Generation
07. Covers Medley (Master of Puppets / Wasted… more )
08. Killing in the Name (Rage Against the Machine cover)
09. Faith (George Michael cover)
10. My Way
11. Break Stuff
12. Take a Look Around
 
23h30-01h00: Avenged Sevenfold - Mainstage 1 (Didier)
 
Avenged Sevenfold à la pression ce soir, ils sont tête d'affiche de la soirée du samedi, coincés entre deux dinosaures, Judas Priest tête d'affiche la veille et Iron Maiden, tête d'affiche le lendemain. Alors les "jeunes" d'A7X seront-ils à la hauteur ? Ils rentrent sur scène sur Walk de Pantera et attaquent leur set. Je suis un peu déçu dès le départ car je trouve que la voix de M Shadows est faiblarde dans le mix. C'est dommage car le reste me plaît bien. Les chœurs assurés par les guitaristes sont souvent plus forts que la voix lead, je trouve ça étonnant. Le chanteur vient sur l'avancée de scène et se frotte pas mal aux premiers rangs. Les autres musiciens utilisent aussi pas mal l'avancée, pour des petits solos. Ils dédient Hail To The King à Vinnie Paul. On comprend mieux le souci quand au bout d'une petite heure de concert, M Shadows annonce qu'il a un problème de voix, qu'il enchaîne son troisième concert en trois soirs et qu'il ne peut pas chanter le morceau suivant, Nighmare. Il demande au public s'il préfère qu'ils arrêtent là et donnent plus de temps à Parkway Drive (qui suit sur Mainstage 2), ou s'il y a quelqu'un parmi les fans qui peut chanter le morceau. Et là, un fan se manifeste, serein le type, il monte sur scène, et après une accolade avec M Shadows, il harangue la foule comme un pro, et attaque la chanson. Bon c'était pas si mal pour un truc absolument pas préparé, respect. Matt et ses musiciens assurent pas mal de chœurs mais laissent à l'invité surprise le chant lead. Il retournera dans la foule après son moment de gloire, et laissera Matt terminer son set tant bien que mal. Ses acolytes l'encouragent et il donne tout sur les derniers cinq morceaux. Ils rendent un hommage vidéo très appuyé à leur batteur d'origine, The Rev, disparu en 2019. Respect aussi. Il nous remercie à la fin de notre compréhension, et explique qu'il va se soigner. Il va falloir en effet se soigner si on veut qu'un groupe comme Avenged Sevenfold devienne le Judas ou le Maiden de demain. C'est pas gagné, d'autant que le groupe vient d'annoncer que les problèmes de voix de Matt sont plus sérieux et qu'il doit se faire soigner. Toutes les dates de la tournée sont annulées.    
 

Setlist d'Avenged Sevenfold :

01. The Stage
02. Afterlife
03. Hail to the King
04. Welcome to the Family
05. God Damn
06. Buried Alive
07. So Far Away
08. Nightmare
09. Eternal Rest
10. M.I.A.
11. Bat Country
12. Shepherd of Fire
13. Unholy Confessions
 
00:00-01:00 Neurosis - The Valley (PhilippeC)
 
Un concert de Neurosis est une expérience à part. Lors de son passage sous The Valley en 2013, j’avais pris une belle claque. J’ai donc hâte de revoir les Californiens ce soir. Minuit tapante, dans la fumée, Neurosis entre sur scène avec l’envoûtant Given To The Rising. Sur ce titre, l’intensité monte crescendo, pour finir en apothéose. Ils enchaînent avec End Of The Harvest. Comme d’habitude, les Californiens ne nous adresseront pas la parole, pas grave, le public est tout ouïe devant la scène, le son est vraiment très bon, on ressent bien toutes les nuances de la musique. Pour moi le moment le plus kiffant est Reach, mon titre préféré du groupe, une pièce de plus de dix minutes qui va hypnotiser le public, Scott Kelly et Steve von Till  que soit au chant ou à la guitare, y sont magique. The Valley est à l’écoute comme une classe devant son maître d’école, elle reste même silencieuse entre les morceaux. Les musiciens de Neurosis finiront leur heure de concert par le long morceau Through Silver In Blood qui est aussi le titre d’un de leurs albums, puis repartiront comme ils sont rentrés : dans la fumée. Le public, un peu groggy par l’expérience, tourne le dos à la scène puis s’en va. Comme pour ma première fois, j’ai trouvé que le concert est passé trop vite. J’aimerais tant les voir sur une de leurs tournées !
 
 
Setlist de Neurosis:
 
01. Given To The Rising
02. End Of The Harvest
03. A Shadow Memory
04. Burn
05. Reach
06. Through Silver In Blood
 
01h05-02h05: Dimmu Borgir - Temple (Jean Mich’Hell)
 
La journée fut longue mais il en faudra plus pour ne pas faire l’effort d’aller mettre une oreille sur le show de Dimmu Borgir. Fort d’un nouvel album, plutôt globalement bien accueilli par le public et la critique, et par mes oreilles également, The Temple est plein à craquer ! Il est assez clair qu’il fallait être là pour voir les évolutions du groupe à peine un mois après la sortie d’Eonian. Et il sera bien représenté puisque trois titres seront joués ce soir, The Unveiling en guise d’ouverture, le très catchy Interdimensional Summit et le moins convaincant Council of Wolves and Snakes sont de la partie, preuve que le groupe est fier de sa dernière production. Et même si quelques titres plus anciens auraient été appréciés, la playlist est plutôt équilibré avec six albums représentés dont les « tubes » sont extraits. Avec, pour mon petit plaisir une conclusion sur Mourning Palace. Côté show, nous sommes également servis. Shagrath nous propose l’intégralité de sa « collection d’été » et change régulièrement de costume au fur et à mesure du temps. Les collègues ne sont pas en reste et quittent, heureusement pour eux, rapidement leur manteau à capuche qui doit bien leur tenir chaud. Le fond de scène en forme de cathédrale donne des airs de messe moire à l’ensemble. Effet pyrotechnique, light impeccable, il y a un travail de mise en scène remarquable. Alors oui, en effet, ce show de Dimmu est blindé de samples, à défaut d'un orchestre symphonique, oui il manque certainement de la guitare dans les dernières compositions, oui Dimmu joue à faire peur... Mais au final est-ce que Dimmu se cache derrière le « symphonique », ou est-ce le « symphonique » qui a transformé la musique de Dimmu ? A vous de voir…
 
 
Setlist de Dimmu Borgir :
 
01. The Unveiling
02. Interdimensional Summit
03. The Chosen Legacy
04. The Serpentine Offering
05. Gateways
06. Dimmu Borgir
07. Puritania
08. Council of Wolves and Snakes
09. Progenies of the Great Apocalypse
10. Mourning Palace

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