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Patrice Guers
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I N T E R V I E W
Interview Patrice GuersCela fait combien de temps que tu as rejoint Patrick Rondat ?Ca fait 15 ans justement. Ce sont des dates anniversaire pour tout le monde. Patrick, ça fait 20 ans que son premier album est sorti. Moi, ça fait 15 ans cette année, en mars, que je joue avec lui. Avec le batteur Dirk, ça fait 10 ans qu'on a joué ensemble pour la 1ère fois, on avait commencé avec le Consortium Project en 1999. Et ça fait 5 ans qu'on joue avec le clavier Manu. Des multiples de 5 pour tout le monde. Tu es le 3ème bassiste de Patrick après Fred Guillemet et Pascal Mulot. Est-ce que ça a été dur de succéder à Pascal Mulot ?La relève a été faite il y a 15 ans. C'était un gros truc. Même sans parler de relève, quand tu abordes la musique de Patrick, c'est déjà très technique. Il est connu pour jouer vite et beaucoup de plans sont à l'unison basse/guitare et il faut les suivre. Ca a été énormément de boulo au départ. Et le fait de passer derrière Pascal... J'ai énormément de respect pour Pascal, pour l'album qu'il a enregistré avec Patrick. Je le connaissais, je l'avais vu en masterclass, et c'est lui qui avait conseillé à Patrick d'essayer avec moi. Je lui dois beaucoup. "Lady Boy", l'instrumental que tu joues sur le live, ressemble beaucoup à ce Pascal faisait sur "Bass & Love", non ?Oui, c'est très axé slap, tapping. C'est vrai qu'on a ce point commun avec Patrick d'aimer ces techniques de basse. A l'époque, je ne considérais pas Pascal comme un bassiste de métal mais comme un bassiste de rock qui explorait vraiment l'instrument sur toutes ses facettes. Même si on a des jeux totalement différents, on a ce point commun d'aimer l'instrument dans sa globalité et pas que par rapport à un style musical. Que penses-tu du dernier album classique de Patrick enregistré avec Hervé ?Ce qui me plait dans ce contexte est que Patrick essaie de s'élargir, de faire des trucs qui lui plaisent. Mais c'est pas vraiment mon univers. Patrick, dans sa musique, je pense, prend plus de classique que de jazz. Donc ça reflète ses influences. Moi, je trouve que ça sonne carrément, que l'album est excellent. J'aime son jeu mais c'est vrai que j'apprécie plus ce qu'il fait en solo, son univers à lui. C'est l'univers qui lui est le plus personnel. Pour moi, "Ephemeral World", c'est du Rondat, c'est complètement lui du début à la fin. Tu es arrivé lors de son virage progressif sur "Amphibia".Tout à fait, je suis arrivé à la période qui me plait le plus. Mais plus que d'être prog, si j'en parle personnellement, les compos étaient faites autour de ce qu'il faisait à la guitare sur les premiers albums alors que par la suite, elles sont devenues des compos à part entière avec la guitare par dessus. Si on répète les morceaux que rythmiquement, les nouvelles compos sont des compos entières, on peut les jouer comme ça des semaines sans s'en lasser. Elles sont plus complètes mais ont également plus d'air, je les trouve plus musicales, c'est une évolution. Même moi à la basse, sur les anciens albums, il y a pas mal de passages où ça bourrine alors que sur les nouveaux morceaux, c'est entrecoupé de passages plus Floyd, il y a plus de nuances dans les atmosphères au delà du côté prog. Que deviennent Rhapsody Of Fire et Inner Visions ? Peut-on espérer de nouveaux albums prochainement ?Inner Visions, ça ne tourne plus. Pour l'instant, pas de projet de nouvel album. Avec Rhapsody c'est en cours. Il y a un changement de structure, de maison de disque, de management, on prend un peu le temps de passer de l'un à l'autre et puis ça va repartir mais il n'y a pas de date encore définie. Un nouvel album avec Patrick est-il déjà sur les rails ?Là, il en parle, faut lui demander. Il a l'air de reparler d'un nouvel album électrique. Y a des chances que ça se poursuive ... |
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