Artiste/Groupe:

Alestorm

CD:

No Grave But The Sea

Date de sortie:

Mai 2017

Label:

Napalm Records

Style:

Pirate Metal

Chroniqueur:

Orion

Note:

16/20

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Ca faisait déjà pas loin de trois ans que l'équipage écossais avait jeté l'ancre à l'abri d'une crique, près d’une île perdue au milieu du Pacifique pour se reposer et retrouver des forces. Mais après avoir éclusé la dernière bouteille de rhum et le dernier tonneau de bière que contenait la cale, le temps était revenu de reprendre la mer, à la poursuite de nouvelles aventures.

Evidemment, reprendre la mer pour un rafiot pirate, ça veut dire reprendre les combats. Et ça démarre tambour battant (et trompettes) avec No Grave But The Sea. La façon de combattre est bien toujours la même : musique épique à souhait, refrains à reprendre en chœur (le genre de ceux que l’on entonne pour se donner du courage), tout y est. Et on commence par une victoire magnifique, voilà un morceau qui devrait faire les beaux jours des prestations live du groupe.
Après cette première escarmouche, c'est sur les côtes du Mexique qu'a lieu la première étape du périple (Mexico). Une étape bien arrosée évidemment, à la Tequila cette fois-ci. Et en plus, l'alcool est gratuit ("the alcohol is free" nous clame Christopher Bowes à l’approche du premier refrain). Quelle aubaine pour nos assoiffés marins ! L’intro façon vieux jeu électronique (comme ils l’avaient fait sur 1741 - The Battle Of Cartagena) nous annonce un titre festif et drôle, comme le groupe aime nous en proposer sur chaque album. Mélodie qui rentre dans le crâne dès la première écoute, refrain de taverne, petit break folk, on est en terrain connu et ça le fait, comme toujours. La vidéo du titre est évidemment un joyeux moment de délire :


Après avoir refait le plein de boissons, on reprend la mer au son des trompettes avec To The End Of The World, encore un titre épique et entraînant. Encore une belle pépite, cette nouvelle campagne du galion Alestorm commence très très bien.
Puis nous faisons une nouvelle escale de beuverie (Alestorm). Boire reste tout de même l’activité principale de nos cinq lascars (le capitaine Christopher Bowes au chant et à la keytar, le mousaillon Máté Bodor, nouvelle recrue sur le rafiot, à l’autre guitare, Gareth Murdock à la basse, Elliot Vernon aux synthés et Peter Alcorn à la batterie). Et là, on retombe un peu dans les travers du groupe avec le recyclage de mélodie déjà entendue, une partie du refrain fait penser à celui de Drink sur Sunset On The Golden Age (déjà que le refrain du titre précédent ressemblait lui aussi légèrement à autre chose). Trop bourrés pour s’en apercevoir ? Peut-être… Mais le fait est là. En dehors de ça, le morceau reste bien sûr sympathique.
On continue la tournée des tavernes du port avec Bar Und Imbiss. Une collation avec la boisson, voilà ce que propose le cloaque suivant. Un refrain de circonstance, à reprendre la chope de bière à la main en se tenant par les coudes et en se balançant. Un bon solo de guitare habille ce titre pas exceptionnel mais qui passe très bien car tout à fait dans l’ambiance.
On profite de l’escale et du passage d’un bouge à l’autre pour une balade poétique au clair de lune en entonnant Fuck With An Anchor… De la poésie de marin imbibé bien sûr ! Le titre n’est pas exceptionnel malheureusement, Alestorm nous a habitués à mieux. Un petit coup de moins bien mais à cette heure avancée de la nuit, on leur pardonne...
On retourne à la taverne (mais l’a-t-on vraiment quittée ?) avec une nouvelle chanson à boire, bien plus intéressante cette fois-ci : Pegleg Potion. Rythme endiablé, on pousse les tables pour une bonne grosse gigue au son de l’accordéon (pour ceux qui tiennent encore debout) et on beugle le refrain comme on peut. Festif encore une fois ! Une bonne façon de terminer cette nuit de beuverie dans le port.
Man The Pumps nous ramène sur le bateau, on hisse les voiles et on met le cap au large, cette fois-ci pour de bon. Refrain haut en couleur, repris par tout l’équipage. Excellent titre ! Après une dure journée de labeur sur le pont, dans les cales, le soir, à la lueur des bougies, on se raconte des histoires sordides entendues au cours des nombreux périples (Rage Of The Pentahook). Histoires transmises depuis on ne sait combien de générations de pirates, ont-elles un fond de vérité ? Sans doute… Encore un moment festif sur fond d’accordéon, une ambiance folk et toujours du refrain qui va bien.
C’est maintenant la pleine mer et on suit une route que seul le capitaine connaît pour atteindre le but ultime de toute quête de pirates : l’île au trésor (Treasure Island). On termine avec huit minutes de Folk Metal épique avec intro aux trompettes et rythme enlevé. Depuis Back Through Time, Alestorm nous a habitués à terminer ses albums par ce genre de morceau. C’est enfin le bruit du ressac sur guitare acoustique qui termine ce titre. La quête est terminée, l’équipage va de nouveau pouvoir se poser et savourer ses victoires et ses prises tout en éclusant la grande quantité d’alcool amassée dans les cales… jusqu’au prochain appareillage.

Voilà un mois de mai sous le signe du pavillon noir. Pour l’image, vous pourrez vous jeter sur le dernier volet de Pirates des Caraïbes sur grand écran et pour le son, ce No Grave But The Sea enchantera votre platine CD. Encore une fois, nos pirates assoiffés n’ont pas loupé leur cible.


Tracklist de No Grave But The Sea :

01. No Grave But The Sea
02. Mexico
03. To The End Of The World
04. Alestorm
05. Bar ünd Imbiss
06. Fucked With An Anchor
07. Pegleg Potion
08. Man The Pumps
09. Rage Of The Pentahook
10. Treasure Island