Asphyx

Artiste/Groupe

Asphyx

CD

Deathhammer

Date de sortie

Février 2012

Label

Century Media

Style

Death Metal

Chroniqueur

Orion

Note Orion

15/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Asphyx, ce ne sont pas ce qu'on peut appeler des p'tits nouveaux. Le groupe Death néerlandais a vu le jour en 1987, aux premiers balbutiements du Death Metal. Forts d’une discographie de sept albums, parus entre 1990 et 1999 et après une parenthèse de huit ans, il sont réapparus en 2009 avec un bon album sous le bras, Death... The Brutal Way.
Aujourd'hui, ils reviennent avec ce Deathhammer et ils sont toujours très en colère.

Les deux premiers morceaux sont des torpilles d'une brutalité inouïe. Martin Van Drunen (ex-Pestilence, Comecon et Bolt Thrower) s'égosille comme un damné. Je n’ai jamais été hyper fan de sa voix mais là, il faut reconnaître qu’il a tout donné. Il nous rappelle par moment le regretté Chuck Shuldiner (Death). Deux morceaux bien violents pour une entrée en matière fracassante, ça commence plutôt bien.
Après ces deux missiles, c'est du bien lourd qui nous accueille. Contrairement aux deux premiers morceaux, très courts, celui-ci dure plus de sept minutes. Avec son rythme oppressant, ce titre pourrait presque passer pour du Doom s’il n’y avait pas la voix de Martin, qui est quand même bien typée Death.
Après cette parenthèse Doomesque, retour sur du tempo rapide, à l’image des deux premiers titres. Mais la partie centrale du morceau retombe dans un tempo très lourd qui contraste bien.
Le groupe alterne ainsi les deux ambiances. Ainsi, le morceau suivant, Der Landser, est de nouveau construit sur un rythme particulièrement lourd et suffoquant avec une petite accélération centrale. Un titre encore une fois assez long (pas loin de sept minutes), tout comme We Doom You To Death (qui porte bien son nom tant il est oppressant lui aussi).
Les morceaux plus courts, eux (Reign of the Brute, The Flood, Vespa Crabro) sont construits sur des tempos rapides et arrachent bien. Le groupe ne s’encombre pas de solos de guitares sur ces morceaux, ce qui les rend encore plus agressifs et directs. De toute manière, même sur les titres plus longs, les solos ne sont pas très présents sur cet album, les morceaux sont essentiellement rythmiques.
En tout cas, en alternant ainsi les tempos, l’album s’en trouve assez varié.
Mention spéciale au morceau final, qui s’intitule As The Magma Mammoth Rises, et qui donne le ton dès son titre : on sent que ça va être du lourd. Et c’est effectivement le cas. Construit sur un riff qui tourne en boucle, le morceau est d’une efficacité redoutable. Après quatre minutes d’un tempo écrasant, le rythme s’accélère soudainement pour retomber, moins de deux minutes plus tard sur le riff de départ. Ce titre aux consonances épiques est, à n’en pas douter, un futur grand classique du groupe.

Asphyx est un groupe qui a l’air de se bonifier avec les ans, ce qui est plutôt assez rare en ce qui concerne les groupes qui reviennent sur le devant de la scène après un sommeil profond. Le meilleur semble être devant Asphyx, pas derrière. Deathhammer est, pour ma part, la première belle surprise Death de ce début d’année.

A noter que la version limitée renfermera un second mini CD bonus comprenant cinq titres : trois versions alternatives et deux reprises, Os Abysmi Vel Daath de Celtic Frost et Bestial Vomit de Majesty.

 

Tracklist de Deathhammer :

01. Into The Timewastes
02. Deathhammer
03. Minefield
04. Of Days When Blades Turned Blunt
05. Der Landser
06. Reign of the Brute
07. The Flood
08. We Doom You to Death
09. Vespa Crabro
10. As The Magma Mammoth Rises

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