Artiste/Groupe:

Atlantis Chronicles

CD:

Bartonís Odyssey

Date de sortie:

Mars 2016

Label:

Apathia Records

Style:

Death prog technique

Chroniqueur:

JeanMichHell

Note:

16/20

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Au jeu des sept différences, quelles différences faites-vous entre du death metal moderne, le deathcore, du death progressif, technique, ou encore mélodique ? Et bien ne cherchez plus !! Atlantis Chronicles en fait tout simplement la synthèse, les doigts dans le nez et avec le sourire…

Les parisiens sont vraiment des acharnés, tout d’abord ils ne parlent que de mers, océans, abysses et de tout ce qui a un rapport avec l’eau salée. Le magnifique artwork signé Pär Olofsson (ImmortalAbortedAbysmal Dawn…) va d’ailleurs en ce sens, avec un Poséidon tenant dans le creux de sa main ce que je suppose être un reste de sous-marin. Leur album précédent, Ten miles Underwater était déjà très sympathique mais là, il faut reconnaitre qu’avec Barton’s Odyssey, le groupe a décidé de nous emmener en voyage sur une mer démontée sans jamais laisser couler son auditoire.

Après une introduction parlée, le ton est donné, ça part vite, fort et techniquement… Comment vous dire à quel point ces cinq musiciens : Alex Houngbo et Jérôme Blazquez à la guitare, Sydney Taieb batterie, Antoine Bibent vocaliste et Simon Chartier basse, maitrisent leurs instruments sur le bout des doigts et qu’il est rare d’avoir un niveau technique aussi élevé ? Gorod, fer de lance de ce style en France, a du souci à se faire.

La classe des musiciens leur permet de tenter à peu près tout ce qu’ils souhaitent, mais toujours au service de la composition et non juste pour la démonstration. Tapping, slide, shred, on est gâté registre guitare. Les solos se veulent aussi bien dans la veine death que dans une tonalité plus épique. Un petit slap à la basse ? Mais avec plaisir, vous m’en mettrez en introduction, en break, ou en solo-pont peu importe… La batterie se veut déstructurée, puissante, et le talent est présent. Le registre du chanteur est bien dans le growl, tout en s’approchant de tonalité hardcore à certains moments. Quant à l'excellente production, elle se met au service de l'ensemble pour nous permettre de mieux appréhender la démesure technique de ces artistes.

Le coup de cœur n’est vraiment pas loin tant la qualité de cet album est indéniable. Mais l’album est dense et pas forcément accessible, il faut donc se donner un peu de mal pour l’apprécier. L’ensemble des dix morceaux fait un peu plus de quarante minutes, et mise à part les « pauses » au piano ou les passages contés, l’intensité des compositions fait que ce chef-d’œuvre est difficile à ingurgiter. Une fois la digestion passée, le plaisir est au rendez-vous.

Apathia Record aime depuis longtemps les groupes originaux qui prennent des risques : Wormfood, Hardcore Anal Hydrogene ou Pryapisme pour ne citer qu’eux… Et là c’est encore une bonne pioche à mettre à son actif. Merci.

Tracklist de Barton’s Odyssey :

01. The Odysseus
02. Otis Barton
03. Back To Hadotopia 
04. Within The Massive Stream 
05. Upwelling, part I
06. Upwelling, part II
07. Lights And Motions
08. I, Atlas
09. 50°S 100°W
10. Modern Sailor's Countless Stories