Megadeth

Artiste/Groupe

Megadeth

CD

Rust In Peace

Date de sortie

1990

Style

Heavy Metal

Chroniqueur

Mirwan

Site Officiel

Myspace

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C H R O N I Q U E

Après plusieurs mois à l'écart des chroniques d'auxportesdumetal.com, c'est par la porte "Back to the past" que je refais mon entrée.
Autant dire que le choix de l'album à chroniquer est déterminant...
Je terminerai cette parenthèse introductive par la raison pour laquelle j'ai choisi "Rust in Peace" de Megadeth. En 1997, après m'être délecté de "Cryptic Writings" - qui s'averera plus tard être le dernier album avec ce line-up; parmi les quelques albums écoutés des 2 années précédentes, j'ai fait l'acquisition de la K7 (sic) de "Rust in Peace" pour prendre une des plus grosses claques de ma vie de heavy metalleux! Encore aujourd'hui cet album fait partie de mes albums préférés de tous les temps tous styles musicaux confondus d'ailleurs.

Nous sommes le 24 septembre 1990, c'est le jour de la sortie de Rust in Peace, le 4ème album du quatuor de la Bay Area... Megadeth bien sûr!

L'année a été plutôt chargée en termes de sorties marquantes sur la scène hard/metal: AC/DC - The Razors Edge, Queensrÿche - Empire, Iron Maiden - No Prayer for the Dying, Judas Priest - Painkiller, Slayer - Seasons in the Abyss pour ne citer qu'eux.

Autant dire qu'à la place de Dave Mustaine j'aurais été dans mes petits souliers. L'album marque un tournant dans la vie du groupe qui évolue vers un style plus puissant et mélodique. Qui plus est, même si les fondateurs Dave (Mustaine) et Dave (Ellefson) demeurent, le line-up se voit enrichi de façon extraordonaire par l'arrivée de Nick Menza à la batterie et surtout Marty Friedman - ancien duelliste de la 6 cordes avec Jason Becker dans Cacophony; à la guitare.
Ce line-up - qui pour moi est un peu comme le mk2 de Deep Purple; demeurera inchanger pendant 10 ans et 5 albums.

L'album commence très TRES fort avec "Holy Wars... The Punishment Due". Un riff d'intro tonitruant à la guitare, une arrivée de la batterie dans la même veine, des ralentissements, des breaks qui tombent à pic, une montée de gamme qui te fait dire qu'il t'en faut plus... 1m30 et le chant n'est pas encore arrivé!
La voix de Dave Mustaine si particulière (d'autres diront horrible! je me passerai de commenter la réponse que je ferais à l'auteur d'un tel jugement) se fait entendre enfin et tombe parfaitement. Les arrangements (gimmick à la voix, choeurs en fin de couplets) denotent une certaine recherche (pour du speed/thrash... c'est pas un opéra je sais bien).
Holy wars !!
S'enchainent ensuite guitare aux sonorités espagnoles, riffs des plus heavy pour les couplets, soli de fort belle facture, avant le bouquet final: 2min de speed/thrash comme on en rêve en moto, sous la douche... Le solo qui envoie du bois, le riff du début repris pour un finish en fanfare!
Aucune transition avec "Hangar 18", les guitares jouent de concert accompagnant des basse et guitare au carré. Le style est plus abordable, le rythme plus mid-tempo. Il n'en reste pas moins que la chanson a du mordant, le headbanging est de rigueur. Les premières 2m50 laissent entrevoir le reste du morceau avec des gimmicks de guitare qui prennent toute leur ampleur en de vrais soli. Le mixage est au poil pour révéler la puissance de la rythmique qui accompagne les soli.
"Take no prisoners" qui suit ne nous laisse aucun répit et bombarde de folie (1m14: 25s de ce que j'appellerais un gros break pour, à 1m38, une reprise des hostilités de l'autre monde). Le changement de rythmique aux 2/3-3/4 du morceau n'annonce qu'une chose: un final haletant et... on n'est pas déçu!
Le répit attendu arrive avec les 2min d'intro de "Five Magics" mais c'est pour mieux nous désailler par la suite. Contrairement à "Hangar 18" qui se basait sur une rythmique constante pour laisser la montée en puissance aux soli, c'est ici le rythme du morceau qui se voit accéléré jusqu'au bout. De toute façon, dès qu'on entend "I master five magics" dès 3m35 on sait que la fin va être explosive... Et p***in c'est bon de prendre la dernière minute en pleine poire.
Et ça continue avec "Poison was the cure" toujours bien speed mais dont le riff presque rock'n'roll nous laisserait presque respirer...
La trêve semble confirmée avec "Lucretia" et son mid-tempo bien heavy. Cela permet de se rendre compte que le son quand même très bon: Guitares puissantes, aggressives mais propres (mais pas trop propres), basses audibles et percutantes, batterie qui n'empiète pas sur le reste, voix au bon niveau y compris pour les intonations et gimmicks.
Tout ça au service de brulots comme "Tornado of souls" qui s'annonce de son intro en harmoniques ouvrant sur un riff de guitare - qui sera repris de façon fort à propos à la à la moitié(2m16); dont je reverais en être l'auteur. S'en suit le chant rageur et poignant de Dave (sur le prechorus j'ai la chair de poule)... Le solo est à tomber de même que la montée finale.
Comme dans tout grand album, il doit y avoir un morceau en deçà et c'est "Dawn Patrol" qui n'apporte pas forcément grand chose si ce n'est 1m50 de calme avant le dernier morceau de l'album.
Ce dernier morceau est "Rust in peace... Polaris". Sans être un morceau d'anthologie, il a le mérite de très bien terminer cet album. Le riff d'intro est bien péchu, les riffs, de même que les paroles sont entêtants. La fin du morceau permet de se quitter sur une note bien speed/thrash.