Artiste/Groupe:

Once Upon A Winter

CD:

.existence

Date de sortie:

Novembre 2018

Label:

Snow Wave Records

Style:

Post Rock

Chroniqueur:

Bardney

Note:

15.5/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

Il était une fois un hiver... ça commence comme un conte de fée ("Narnia", pour rester sur la neige). Et je pense que ça décrit assez bien l'album de manière générale en fait. Mais tout bon conte doit avoir un narrateur, et ici il s'agit de Ilias Kakanis, seul maître à bord car One Upon A Winter est son projet solo de post rock.
Je vous mets en garde dès le début, il n'y a pas de chant dans cet album (à part sur un ou deux titres), on est face à quasiment des musiques atmosphériques, si vous cherchez à vous défouler, honnêtement passez votre chemin, par contre si vous avez envie de découvrir la vision que peut nous offrir un artiste de son univers, complexe et profond, je vous invite à poursuivre la lecture.
Déjà, comme je l'ai dit, il n'y a qu'une seule personne derrière l'album, le gars a composé, joué, enregistré, mixé,... de ses propres papattes et rien que ça je dis chapeau bas car le résultat est plus qu'impressionnant.
Au sein de sa musique, il n'y a pas de "faux raccords", aucune couille dans le pâté si vous préférez, on poursuit un voyage sur une barque paisible, se dressant devant nous des paysages enneigés, tantôt une paisible plaine, tantôt face à un lac gelé.

J'ai interprété cet album par une épopée à travers une toundra à cause de sa sonorité générale, des sons aigus : que ce soit la guitare, les différents sons du synthé (surtout le violon), même la batterie est en retrait... ça donne une impression de froideur presque palpable, d'une beauté certaine.
Chaque titre est différent mais représente ce sentiment. Le cinquième titre par exemple, Purple Midas, montre une guitare électrique saturée et puissante plus présente que dans les titres précédents, ou alors le titre éponyme, avec son narrateur à la voix profonde sur des moments très calmes, entre deux incroyables breaks. C'est d'ailleurs la seule fois dans l'album ou je me suis dit qu'il manquait un bon gros coup de gueulante pour amener la puissance à son paroxysme, et finir l'album sur une explosion.

Bon tout n'est pas tout blanc, je vois quelques problèmes à .existence, déjà pour continuer sur le titre éponyme, un chant guttural se fait effectivement entendre, mais après que toute la tension soit retombée... ce chant arrive une dizaine de mesures en retard, c'est vraiment dommage...
Puis de manière générale, la batterie est vraiment, vraiment trop en retrait, je n'ai pas été capable de saisir toute les nuances du jeu, si nuances il y a.
Enfin, le dernier défaut que j’ai relevé est que les morceaux sont certes différents, mais ils sont trop dans la même sonorité, le fil rouge qui est censé les relier est beaucoup trop gros, au bout des six morceaux j'ai eu envie de changer d'écoute, histoire d'entendre quelque chose de différent. Heureusement que l'album ne fait "que" six titres.
C'est quand même dommage car tout le reste est impeccable, Ilias Kakanis nous livre une incroyable performance... il était seul pour faire tout ça bordel !

Je vous recommande évidemment .existence, les défauts énoncés plus haut n’entachent à aucun moment l'écoute de l'album, j'ai dû y réfléchir à deux fois avant de les trouver.
Faites vous chauffer un bon chocolat chaud et fermez les yeux, le voyage commence.

 

Tracklist de .existence :

01. I've Seen the Skies Shatter
02. In the Chronicles of Mediocre Egos
03. Cognitive Dissonance
04. Unsettling Minds Climax in the Darkest Hours
05. Purple Midas
06. .existence

 

Venez donc discuter de cette chronique sur notre forum !