OUTWORLD

Artiste/Groupe

Outworld

Album

Outworld

Date de sortie

12/03/07

Style

Power Metal Prog

Chroniqueur

RV

Note

15/20

Site Officiel

http://www.myspace.com/outworld

C H R O N I Q U E

Voici un album bien étrange. Fin 2006, Outworld sort de son Texas natal et balance à la face du monde une premère galette du même nom. Les éloges pleuvent de partout dès sa sortie ; Petrucci se déclare même être "un grand fan" du guitariste Rusty Cooley. Mais le groupe a déjà du faire face à la débauche de son chanteur Kelly Carpenter par Masterplan, orphelin de Jorn Lande. Aujourd'hui Outwolrd a retrouvé un vocaliste en la personne du brésilien Carlos Zema mais cette partie est l'oeuvre de Carpenter sur le CD.

Dès les premières notes de "Raising Hell", le ton est donné. Un son énorme, gras et survitaminé, une rythmique implacable et un clavier qui apporte une touche mélodique indéniable. La musique lorgne évidemment du côté de Dream Theater mais aussi de celui de Nevermore pour les ambiances sombres et torturées.

Le chant est un autre problème. Si Carpenter impressionne par la puissance et l'étendu de son organe, il est fatigant à hurler plutôt qu'à rechercher des phrasés mélodiques. A toujours passer en force, il fait perdre une grande partie de l'émotion des morceaux. Son chant est beaucoup trop stéréotypé tout au long de l'album et les rares fois où il se contient (intro de "The never" par exemple) le rendu est bien meilleur. Au final, on a (j'ai) du mal à accrocher à ce chant super aigu, tout comme j'ai du mal avec cette même partie chez Crimson Glory.

Musicalement, pas grand chose à reprocher aux quatre musiciens qui affichent un niveau technique et une maitrise impressionnants. Les titres sont assez bien foutus, complexes à souhaits, voire limite brouillons pour certains. Non, si Outworld peut être pris en défaut, c'est sur le trop grand étalage fait à la technique justement. Cooley en fait des tonnes, certes il est excellent mais ça part parfois dans tous les sens, dans tous les styles, sans trop se préoccuper de l'homogénéité de l'ensemble mais ceci plaira à n'en pas douter à tous les héros de la 6 cordes. Bien souvent, la ligne mélodique est assurée par les claviers.

Pour un premier album, Outworld a donc marqué les esprits (le titre "Outworld" est excellent) en délirant un album riche, dense et puissant sans parodier ses références, gage d'une mâturité précoce. Cependant le groupe gagnerait beaucoup à canaliser sa fougue et à composer des titres un peu plus acrocheurs. Pour ma part, j'ai du mal avec le chant de Carpenter, mais comme il est parti... Il restera à voir ce que cette partie donnera avec Carlos Zema.