Pharaoh

Artiste/Groupe

Pharaoh

EP

Ten Years

Date de sortie

Juin 2011

Style

Heavy Metal

Chroniqueur

Blaster of Muppets

Note Blaster of Muppets

14/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Connaissez-vous Pharaoh ? Et bien, pas moi... mais alors pas du tout. Enfin, c'était encore le cas il y a quelques jours avant que je ne me penche sur cet EP comme ça, par curiosité, histoire de découvrir quelque chose. Il était temps que je m'y mette car j'ai appris entre temps que ce groupe de Heavy Metal américain avait déjà trois galettes à son actif et que ce six titres était destiné à faire patienter ses fans jusqu'à la sortie du quatrième album. Et puis, il y avait un nom qui m'intriguait : Tim Aymar. J'avais fait la connaissance de ce chanteur en 1999 sur l'album The Fragile Art Of Existence de Control Denied (groupe fondé par le regretté Chuck Schuldiner, leader de Death), et le Monsieur en question m'avait plutôt impressionné. Alors, qu'allais-je donc découvrir en me penchant sur ce Ten Years ?

La réponse est simple : j'ai découvert un groupe à suivre... de près. Les six compos constituant cet EP sont toutes de qualité. Pas un titre faible ou même médiocre. Du bon heavy à l'américaine, pas très spectaculaire ou remarquable à la première écoute, assez old-school mais qui ne sonne pas désuet pour autant, et servi par des musiciens plus que compétents. Sortent évidemment du lot le vocaliste Tim Aymar, qui se montre puissant et habité sur chaque chanson, et le guitariste Matt Johnsen qui nous livre des riffs et soli impeccables. La technique est bien là mais jamais démonstrative, elle est au service de la chanson, de son atmosphère ou de sa mélodie. En revanche, la production n'est vraiment pas extraordinaire. On sent que Pharaoh a bénéficié de moyens modestes et le son de l'album n'est pas ultra percutant. Cependant, il ne gâche pas l'écoute et le plaisir qui en découle pour autant.

Vous trouverez sur cette galette quatre compositions originales et convaincantes, ainsi que deux reprises (Whitelight de New Model Army et Tormentor de Slayer) qui, tout en restant fidèles aux versions originales, s'intègrent parfaitement dans l'ensemble. Whitelight a vraiment une atmosphère et une mélodie envoûtantes, ça vaut le coup d'y jeter une oreille si vous ne la connaissez pas.
Le reste du EP verse dans un Heavy plus costaud et au tempo généralement enlevé. Le point fort du groupe réside dans la composition de mélodies accrocheuses mais qui n'ont pas ce côté trop prévisible (ou mille fois entendu) que l'on trouve hélas dans beaucoup de formations de ce style. Mention spéciale au couplet de When We Fly, particulièrement entraînant.

Pharaoh fait donc du Heavy un peu rugueux pas si agressif que cela, mais tout de même moins poli ou propre que celui de certaines formations actuelles. En voulant me documenter sur le groupe, je suis souvent tombé sur des noms comme Iced Earth ou Nevermore... Moui, ce n'est pas idiot, pourquoi pas... mais avec une touche thrash (ou torturée) moins prononcée alors ! Si je devais rapprocher Ten Years d'une oeuvre de Nevermore, je choisirais le EP In Memory plutôt qu'un des albums suivants.
En tout cas, je vous encourage à écouter ce groupe qui, s'il ne nous livre pas tout à fait la galette de l'année, ne manque pas d'atouts et de charme. Maintenant que je connais Pharaoh, je sais que je guetterai leur prochaine livraison. Avec une meilleure production et ce niveau de composition, ça devrait donner quelque chose de réjouissant.

 

Tracklist de Ten Years :

01. Ten Years
02. When We Fly
03. Whitelight
04. Reflection And The Inevitable Future
05. Nothing I Can Say
06. Tormentor

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