Artiste/Groupe:

Sick Of It All

CD:

Wake The Sleeping Dragon!

Date de sortie:

Novembre 2018

Label:

Century Media

Style:

Hardcore

Chroniqueur:

fabulous

Note:

15/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

Sick Of It All, la légende du punk hardcore originaire de New York, revient avec un nouvel album. Depuis sa fondation en 1986, Wake The Sleeping Dragon est la vingt-deuxième sortie officielle du groupe en comptant les lives et outtakes. Parmi tous ces albums, quelques pépites telles que Just Look Around, Scratch The Surface, ou encore Call To Arms. Sick Of It All fait partie des fers de lance du New York Hardcore, une référence du calibre de Madball ou Agnostic Front.
On est habitué aux sorties tous les deux ans, ce nouvel album fait donc suite à When The Smoke Clears, EP cinq titres sorti en 2016 avec un livre pour les trente ans du groupe. Trente ans d’activité, une carrière aussi longue que les jambes d’Adriana Karembeu et toujours la même passion, la même rage et la même envie. Les frères Koller, Lou et Pete, membres fondateurs du groupe, nous gratifient là d’un putain de bon album de Hardcore.
Démarrant pied au plancher par Inner Vision, Sick Of It All tabasse et la verve de Lou Koller est vindicative : un morceau hardcore pur jus, rapide, puissant, concis. Une belle entrée en matière.

 

Sick Of It All (SOIA), ce n’est pas qu’une voix, même si Lou Keller est un atout non négligeable ; c’est aussi une rythmique solide et efficace. Preuve en est That Crazy White Boy Shit et la guitare ultra efficace de Pete Koller qui monopolise notre attention pour notre plus grand plaisir. Un bon groupe de Hardcore qui se respecte sait aussi s’entourer et a de nombreux amis pour partager et s’entraider. SOIA ne déroge pas à la règle et invite Tim McIlrath, hurleur en chef de Rise Against, pour un featuring d’anthologie sur Bull’s Anthem. Une bien belle collaboration où les deux chanteurs s’en donnent à cœur joie dans un très bon titre punk Hardcore dans la veine de Dropkick Murphys. On hurle à tue tête les paroles dans une ambiance de joie de vivre. Un titre taillé pour le live et les soirées qui sentent bon la bière qui coule à flot. Tout au long de ces dix-sept titres, SOIA varie les rythmes, les compos, les styles pour sans cesse se renouveler et aussi retenir l’attention de son auditeur qui a hâte de découvrir le morceau suivant quand le précédent se finit. Un peu comme sur Robert Moses Was A Racist dont on scande les paroles avec plaisir, même chose avec Self Important Shithead et son refrain dévastateur, Always With Us où le rythme est plus calme et plus posé. On pourrait aussi citer 2+2 qui démarre à la basse, ce morceau est aussi très orienté punk Hardcore. Ou encore Bad Hombres et son excellent riff de guitare.

Dix-sept titres au compteur mais ce n’est pas du remplissage inutile, un peu comme si SOIA avait composé et n’avait pas su choisir quel morceau éliminer. Eh bien ils ont bien fait de ne pas choisir, tant cet album se tient. Après tant d’années, réussir à se renouveler et à trouver encore et toujours l’inspiration, chapeau. Ajoutez à cela la production aux petits oignons de l’excellent Tue Madsen. SOIA ajoute une nouvelle pierre à son édifice inébranlable.

Tracklist Wake The Sleeping Dragon :

01. Inner Vision
02. That Crazy White Boy Shit
03. The Snake (Break Free)
04. Bull's Anthem
05. Robert Moses Was A Racist
06. Self Important Shithead
07. To The Wolves
08. Always With Us
09. Wake The Sleeping Dragon
10. 2+2
11. Beef Between Vegans
12. Hardcore Horseshoe
13. Mental Furlough
14. Deep State
15. Bad Hombres
16. Work The System
17. The New Slavery

Venez donc discuter de cette chronique sur notre forum !