Artiste/Groupe:

Starkill

CD:

Shadow Sleep

Date de sortie:

Novembre 2016

Label:

Prosthetic Records

Style:

Mélodeath sympho

Chroniqueur:

Orion

Note:

14.5/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

On ne pourra pas reprocher à Starkill de nous servir toujours le même album !
Après un premier opus orienté death mélodique où l’on retrouvait pêle-mêle Amon Amarth, Dimmu Borgir, Children Of Bodom et Dragonforce comme influences, un second plus orienté Black sympho avec toujours Dimmu Borgir en influence principale, voici le troisième album du groupe, complètement inclassable, où les influences sont tellement nombreuses qu’il va être difficile de les citer toutes.
Avec Shadow Sleep, la musique de Starkill devient encore plus difficile à cerner.

Pour ceux qui connaissent l’album précédent, Virus Of The Mind, on trouve encore sur ce nouvel album des titres orientés Black / Death mélodique bien sûr (Walk Through Fire et No Savior – avec un peu d’électro dedans – , Burn Your World, Into The Grey...), où l’aspect symphonique est toujours bien présent - on arrive presque à penser à Nightwish parfois (Through The Darkness), c’est dire - et Parker Jameson, le leader du groupe, se fait toujours autant plaisir sur les solos en nous montrant son savoir-faire.
Par contre, on remarque que les voix claires, qui sont apparues sur l’album précédent, sont encore plus utilisées. Elles sont même présentes systématiquement sur les refrains. Et là, du coup, on peut trouver que, parfois, ils abusent des refrains en voix claires quand cela ne semblait pas forcément nécessaire (Burn Your World, Shadow, No Savior…) et c’est un peu dommage. L’illustration parfaite avec Cloudless, qui partait comme un titre de Black / Death Sympho bien puissant et qui se transforme en Metalcore gentillet avec son refrain un peu niais.
Le virage plus mélodique effectué avec le titre Before Hopes Fade sur l’album précédent se poursuit avec des morceaux lorgnant nettement plus vers le Metal Symphonique que le Death, même mélodique (Ruin, Through The Darkness et Piece Of Paradise, avec même du chant féminin qui vient en appui du chant de Parker sur ces deux derniers).


On a aussi des morceaux assez inclassables finalement puisqu’ils empruntent à plusieurs styles. Mais au final, est-ce que ce patchwork d’influences ne serait pas justement la marque de fabrique de Starkill qui, à chaque album, se plait à désorienter l’auditeur ? Le tout nous donne un disque qui n’est pas facile à apprivoiser car on passe assez rapidement du coq à l’âne et de choses sympas à des choses qui le sont moins.

Le problème majeur de ce Shadow Sleep est qu’on a finalement du mal à suivre le groupe et on a du mal à voir où il veut en venir. A trop mélanger de styles, Starkill ne risque-t-il pas de ne plaire à personne ? Trop sympho / mélodique pour les amateurs de Black / Death, trop agressif pour les amateurs de Metal Sympho… Il y a pourtant de très bonnes choses, pour peu que l’on ne soit pas hermétiquement fermé à l’un de ces styles. Reste aussi le problème de ces refrains systématiquement en voix claires qui gâchent un peu le plaisir sur certains titres.
Starkill ne gagnerait-il pas à moins s’éparpiller ? l’avenir le dira.


Tracklist de Shadow Sleep :

01. Walk Through Fire
02. Burn Your World
03. Through The Darkness
04. Shadow
05. Cloudless
06. Piece Of Paradise
07. Ruin
08. Into The Grey
09. Razors Edge
10. No Savior
11. Erase Me
12. Farewell
13. Captive Of Night