Artiste/Groupe:

When Reasons Collapse

CD:

Omen Of The Banshee

Date de sortie:

Mai 2018

Label:

Dooweet Records

Style:

Metalcore/Deathcore

Chroniqueur:

fabulous

Note:

14/20

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Comme le disait si bien Les Inconnus, il y a le bon chasseur et le mauvais chasseur. Et il y a aussi le bon metalcore et le mauvais metalcore.
On peut aussi dire que dans la vie il y a deux catégories de personnes : ceux qui ont un pistolet et ceux qui creusent. Il y a donc ceux qui cherchent à se démarquer des autres et faire du metalcore à leur sauce et ceux qui font du metalcore comme tous les autres sans être bon. Eh bien on peut d’ores et déjà dire que When Reasons Collapse fait du bon metalcore-deathcore et que le groupe se classe dans la première catégorie.

Le début du scénario commence en 2008 à Paris, la création du groupe. Après deux EP auto produit en 2010 et 2011, le groupe sort son premier album en 2016 intitulé The Dark Passenger. Après cet petite interlude cinéma, nous allons donc voir ou plutôt écouter le nouveau film ou plutôt le nouvel album de When Reasons Collapse.

Si ça devait être un film, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a de l’action ! Des coups de feu dans tous les sens, des courses poursuites, des explosions. Cet album va à 200 km/h et dès le générique de début !
On commence par un petite interlude de une minute cinquante-six pour planter le décor, et c’est parti, on lâche les chevaux ! Lies Of God est un étalage de ce que sait faire le groupe, de ce fait on connaît l’intrigue : d’une puissance extrême et d’une maîtrise technique qui force le respect, le bal est ouvert de la meilleure des façons.

Sirens continue l’histoire par un démarrage en guitare mid tempo avant que la totalité du casting, excepté la chanteuse Cristina, reprenne en chœur les premières paroles du titre, façon Madball. Sirens nous fait aussi penser à Machine Head avec ses guitares traînant dans les aigus.
Omen Of The Banshee, qui donne son titre à l’album, continue la trame du scénario. Un des meilleurs morceaux de l’album, la batterie en mode rouleau compresseur, et l’excellente technique des deux guitaristes est ici clairement mise en avant, sous le feu des projecteurs. Il y a quelque chose de Meshuggah dans la structure et la complexité des plans de guitare sur ce titre là.
Énormément d’action sur le prochain morceau, toutes les explosions sonores sont là, ça castagne et ça tire de partout sur This Life A Curse.
Le moment de faire un point sur un personnage principal : Cristina. Sa voix impressionne, elle n’a rien a envier aux meilleurs chanteurs de metalcore. Et je me dis que si elle me demandait de ramener le pain, j’aurais tout intérêt à ne pas oublier.
Maintenant, c’est le moment du film où on se demande ce qui se passe. Comme si l’intrigue prenait une autre tournure, Delirium Of Negation est le morceau le plus décousu de l’album. Les guitares nous font penser à une envolée lyrique avec un joli toucher et des sonorités très rapides et finissant dans les aigus.
Place à l’émotion, comme si l’acteur principal du film était mort, The Raven démarre avec un solo de guitare en mode reverb pour amplifier le propos. Puis les cymbales claquent, la batterie monte en puissance et la voix de Cristina, tout en rage et en maîtrise, nous montre que le héros n’est pas mort et retrouve un second souffle.
La confrontation finale éclate avec [Orpheus], faisant penser à un Cannibal Corpse au mieux de sa forme, la batterie démarre le morceau avec perte et fracas. Les chœurs façon New York HardCore finissant d’apporter la rage nécessaire pour faire de ce titre le plus rapide et le plus puissant de l’album. La fin du morceau étant plus calme, avec la guitare comme seul instrument sur un flow planant, comme pour retrouver un nouveau souffle.
Tout n’est pas perdu, le dernier morceau arrive pour clôturer les débats et donner une fin au film. Lost est le morceau le plus calme, comme pour nous donner la possibilité de réfléchir à l’histoire, imaginer sa propre fin. Lost penche clairement du côté post rock / post hardcore, la voix de Cristina étant d’ailleurs aussi adaptée à ce style, montrant au passage qu'elle peut être douce et féminine. Le rythme est lent, les guitares nous transportent.

Neuf titres, pas un de plus. Et pas besoin de plus, When Reasons Collapse a démontré tout son talent sur ces neuf compos maîtrisées avec brio.
Un très bon album, on dit que le cinéma français est à la ramasse en comparaison du cinéma ricain, When Reasons Collapse vient de démontrer que ce n’est pas le cas en matière de metalcore-deathcore.
Générique de fin.


Tracklist de Ome Of The Banshee :

01. Escape
02. Lies Of God
03. Sirens
04. Omen Of The Banshee
05. This Life A Curse
06. Delirium Of Negation
07. The Raven
08. [Orpheus]
09. Lost

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