Cela fait plus de quinze ans que nous couvrons le groupe azuréen Heart Attack sur notre webzine et que nous avons pu suivre son évolution au fil du temps. Pour ma part, je les surnomme affectueusement mes "Pitchouns". À l'occasion des vingt ans d'Aux Portes Du Metal, célébrés au Vind'Hell Fest, le groupe nous a accordé une interview axée sur son actualité et le rôle des techniciens qui l'accompagnent.
Salut mes pitchouns, depuis votre passage à l'opéra de Nice en septembre 2025, qu’est-ce qui vous est arrivé d'aussi positif ?
Heart Attack : Beaucoup de choses ! Après le buzz de Defeat The Veil (voir ici) filmé sur la tour Eiffel puis le Metal Up II, nous avons sorti un nouveau single en clip, Refuse to Conform (voir ici), qui a très bien fonctionné. On y retrouve la troupe de danseurs qui a participé au spectacle à l'opéra. Récemment, nous venons de sortir le clip de Negative Sun en version live (voir ici) avec Audrey, la cantatrice qui a chanté avec nous au Metal Up. Ce morceau est devenu viral, dépassant les 400 000 vues en quelques jours sans aucune publicité. C’était assez incroyable ! En plus de Negative Sun, nous commençons à dévoiler des extraits de titres issus du concert.
Envisagez-vous un DVD ou un album live ?
On y a pensé, mais aujourd’hui le DVD n’est plus vraiment un format demandé. Nous avons donc choisi de mettre le live complet en ligne, il sortira ce mois-ci. Notre objectif est de montrer le spectacle dans son intégralité pour attirer l’attention du public ainsi que des programmateurs et bookers. C’est un spectacle ambitieux et coûteux, mais visuellement impressionnant que nous souhaitons promouvoir pour certains événements. Étant plus difficile à vendre il faut le montrer pour convaincre.
Cette interview étant spontanée, je dispose de peu de questions concernant le groupe, car vous m'aviez déjà répondu en détail lors de votre passage au Festival 666. Maintenant que votre équipe s'est agrandie, abordons la technique : pouvez-vous vous présenter ? Quelles sont les demandes qui vous sont faites lors des concerts ?
Je suis Luc (ingénieur façade), à l’Opéra, la priorité était d’enregistrer en multipiste. Ça permet de retravailler le son ensuite et de produire un live avec un mix plus poussé que ce qu’on peut faire en direct. En festival, tout va très vite : on est souvent en line check. On n’a pas encore une énorme stature, donc il faut être efficace immédiatement. On a travaillé ça en résidence au Stockfish à Nice il y a deux semaines, ce qui nous a permis d’ajuster les retours, les balances et la cohérence globale du show. Nous sommes prêts à envoyer un gros son.
Moi c'est Nico (Ingé retours), je m’occupe des retours. Mon rôle est de soulager l’ingé façade en me concentrant uniquement sur les musiciens sur scène : leurs retours, les changements de plateau, le montage/démontage, la circulation du matériel… L’idée est que tout soit fluide et que le groupe puisse jouer sans stress technique.
Kévin : Nico par son expérience à aussi un coté tour manager. Il a une vraie vision du show et cela nous apporte une grande sécurité sur scène. Quand il est là, on sait que les problèmes techniques sur scènes seront gérés. C’est un confort mental énorme.
Antoine : Puis vu sa carrure, il me sert aussi de garde du corps en assurant ma sécurité quand je descends jouer dans le public.
On passe aux lumières.
Je m'appelle Kenneth (ingé lumière), et je m'efforce de transmettre les émotions de la musique tout en amplifiant l'impact visuel du groupe. Ma mission est de mettre en valeur, d'embellir sa musique par la lumière afin de créer un spectacle visuel authentique.
Parmi les quatre musiciens, qui est le plus… compliqué ?
L’équipe technique (en riant) : Ils sont quatre… donc quatre chiants ! Mais celui qui se stresse le plus, c’est clairement Kev. Côté gaffes techniques, c’est Will le winner, il est capable de marcher sur un jack à tout moment. Mais honnêtement, chacun a ses exigences, mais rien d’ingérable.
On revient sur votre actualité, quels festivals et concerts allez-vous faire d'ici la fin de l'année ?
On va en faire plusieurs : Le Plane'R Fest le 3 juillet 2026, à Montcul (Colombier Saugnieu) - Le Barbeuk Metal Fest le 22 août 2026, à Orée d’Anjou (Nantes) - Le Mennecy Metal Fest le 6 septembre, à Mennecy, près de Paris - La Firemaster convention le 23 octobre 2026, à Issoudun - Les 10 ans de Vent Demoniak le 24 octobre 2026, Saint-Hilaire-de-Riez (En tête d’affiche) - Loudblast au Petit Bain le 22 Novembre 2026, à Paris. Et d’autres dates sont à venir...
Préparez-vous quelque chose de spécial pour les festivals ?
Oui ! Lors de certains festivals tels que Le Plane'R Fest et le Le Mennecy Metal Fest, nous proposerons une version du spectacle de l’Opéra. Audrey, la chanteuse d’opéra, sera là, accompagnée de danseurs. C’est un format plus ambitieux, plus visuel, et on a hâte de le proposer.
Vous jouez beaucoup dans des festivals à taille humaine. Est-ce un choix ?
En France, au-delà de ce que nous faisons actuellement, il y a principalement le Motocultor et le Hellfest. Nous avons déjà joué deux fois au Hellfest et trois fois au Motocultor. Les festivals doivent faire tourner les groupes, donc il est normal que nous n’y soyons pas chaque année. Nous espérons y revenir d’ici un ou deux ans. À l’international, rejouer dans les grands festivals européens est devenu très difficile, car aujourd’hui tout est dicté par les statistiques de streaming, notamment Spotify. Pour jouer en Espagne, par exemple, il faut un nombre important de streams dans ce pays, ce qui est compliqué pour un groupe en développement. En revanche, des festivals français de taille moyenne tels que le FuriosFest et le Festival 666, auxquels nous avons participé en 2024, ainsi que le Plane'R Fest, le Mennecy Metal Fest ou le Barbeuk Metal Fest où nous allons jouer, sont déjà des événements remarquables. Il en va de même pour le Vind'Hell Fest d’ailleurs.
Comme vous le dites vous pouvez autant vous produire sur de grands événements que sur de plus petits. Que pensez-vous de l’ambiance dans les festivals à taille humaine ?
C’est toujours génial. L’accueil est chaleureux, les équipes sont proches des groupes, et on sent une vraie humanité. On adore jouer dans les grandes structures, mais les petits festivals offrent une communion plus forte avec le public. Après une série de très gros festivals, revenir sur un événement plus intime fait énormément de bien. Jouer au Hellfest, c’est un rêve. Mais jouer collé à son public, c’est une autre forme de magie.
Merci pour ce moment. Je vous laisse les derniers mots.
Nous remercions d’ores et déjà tous nos fans de la première heure ainsi que ceux qui nous ont découvert lors de nos concerts pour leur fidélité. Pour ceux qui souhaitent faire notre connaissance, nous vous invitons à regarder le Live à l’Opéra de Nice afin de vous faire une idée de notre énergie sur scène. Enfin, nous souhaitons un joyeux anniversaire à Aux Portes Du Metal pour ses 20 ans d’existence !