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Groupe:

Echos & Merveilles 2026 - Partie II

Date:

15 Mai 2026

Lieu:

Bruguières

Chroniqueur:

ced12

Partie II

Jour 3 

Alors que le cobra se fait toujours porter disparu du côté de Castelginest (avec une grosse pensée pour les locaux), les conséquences du très pluvieux Jeudi de l’Ascension se font sentir en ce troisième. On apprend la fermeture du grand parking visiteur devenu impraticable, l’organisation est contrainte de se réadapter. Plutôt bien au passage. Le pragmatisme est une vertu dans la région et c’est très bien ainsi. Par contre, la météo difficile impacte brutalement la bonne fréquentation du Fest et les bars tournent bien moins qu'attendu. Forcément, dans l'économie actuelle des Festivals contraints de se passer d'Aides Publiques, le coup est dur. La fraicheur matinale n'a pas aidé non plus. Le site est "marqué" avec de grandes flaques d'eau marron par endroits, des zones boueuses. La zone du village des artisans est la plus impactée imposant de marcher avec précaution. Le charme de l'Open Air ...

Pour succéder au registre Pagan de la veille, c’est la culture celtique qui est mise à l’honneur ce jour. Les fans de irish celtique sont à la fête et on trouve une très belle offre dans la programmation du jour que ce soit en extérieur (Celkilt, Green Lads) ou en intérieur, nous y reviendrons. Celkilt a marqué les esprits avec un show très énergique, très fun. Petit détour par le salon du Livre de l’Imaginaire, immense tente dans laquelle une centaine d’exposants, auteurs et illustrateurs sont présents. Littérature pour la jeunesse, BD, livres de Fantasy, écrits sur les Jeux de Plateaux, table ronde, l’offre est gargantuesque. L’endroit est très « ouvert » et on peut y circuler facilement. Le fonctionnement est bien fichu : on peut aller rencontrer le (ou les) auteur(s) de son choix, discuter un peu, se faire signer un livre et aller l'acheter à une caisse dédiée. Malin, convivial et basé sur la confiance. Il y a quelque chose de rassurant sur ce site. Il y a même des petits groupes qui se relaient pour animer musicalement tout ça. Vraiment l’endroit est chouette et on a plaisir à s’y perdre. 

Comme je l’évoquais, l’offre du soir est orientée celtique avec un petit détour par une formation très chère au cœur d’un membre de notre équipe mais je vais y venir, un peu de patience. Aux deux soirées pagan proposées chaque année (dont une plus mystique), la thématique celte offre une belle variation. The Celtic Tramps ouvre le bal avec un rock celtique efficace à défaut d’être révolutionnaire. De toute façon ce style de musique est archi-balisé, on ne vient pas y chercher de la nouveauté mais une dose de fun. Et aussi quelques mélodies plus mélancoliques tellement typique de cette culture irlandaise qui s’est exportée à merveille et qui ne cesse d’enchanter. La diaspora irlandaise se retrouve partout et « porte » cette âme avec passion, ce cachet incomparable avec ces mélodies immédiatement reconnaissables. Etonnamment elle ne se « dissout » pas culturellement et garde sa spécificité. Bon je n’omets pas la variante country tant aimée outre-Atlantique mais la culture celtique a su conserver son identité propre de même qu'un capital sympathie intact.

Une tête d'affiche du soir est Visions Of Atlantis, groupe très cher au cœur de Kabet, notre expert en metal symphonique. La formation italo-autrichienne renforcée en 2013 par la venue de Clémentine Delaunay a passé un sacré cap avec leur disque Pirates (2022). L'univers de la piraterie fonctionne à merveille et donne une vraie identité au combo. Le groupe propose un show abouti avec une vraie scénographie, un beau décor derrière la batterie, des lights bien utilisés et un jeu de scène travaillé. On se donne les moyens chez Visions Of Atlantis

Le son est impeccable, ce n'est pas du gros metal, c'est hyper catchy avec des gros refrains fédérateurs. C'est très accrocheur et Clémentine tient une grande partie du show sur ses frêles épaules. La lyonnaise d'origine est impériale et le public lui mange dans la main. C'est solide, en place, fun, entrainant. Mon seul grief sera le second vocaliste Michele Guaitoli. Rien contre lui personnellement, il fait le taff mais j'ai trouvé que sa présence n'apportait pas une réelle valeur ajoutée à l'ensemble. Tiens, cela m'a fait penser à une autre formation transalpine Lacuna Coil, dans un tout autre registre évidemment. Multiplier les chanteurs n'est guère convaincant, demandez au Diable Bleu, il a une théorie (qui se tient) sur le sujet.

Passée cette remarque, le concert est d'une fluidité démente, c'est impeccable. Les refrains sont excellents, c'est surtout le disque Pirates qui se démarque. Kabet a raison de se préoccuper de l'impact très(trop) fort de ce disque qui pourrait "cataloguer" le groupe. Clémentine, lucide, précise qu'elle privilégie une approche de la piraterie plus poétique avec une certaine abstraction du concept. Démarche intelligente d'un groupe dont on attend le prochain disque avec impatience. Ce dernier sera important je pense (ce n'est pas pour leur mettre la pression, je pense qu'ils en sont conscients). Bonne nouvelle c'est prévu pour 2027. En attendant, Visions Of Atlantis a régalé, fait "ramer" la salle du Bascala, enthousiasmé un auditoire conquis. La fosse blindée s'est régalé.

Le rappel constitué de Master The Hurricane et de la géniale Melancholy Angel est sincèrement impressionnant. C'est tout le Bascala qui saute sur le second nommé. Visions Of Atlantis tient son Beyond The Matrix. Et sa Simone avec une Clémentine acclamée, rayonnante et prophétesse dans son pays (qu'elle retrouve depuis qu'elle en est partie). Un show vraiment très bon.

A l'extérieur du Bascala, le collectif Eanair joue sur une petite scène dans la zone verdoyante. Le timing est parfait. Le folk des occitans est un régal absolu, attire très vite du monde malgré la fraicheur qui commence à tomber. Mélodies folkloriques, ambiance plaisante, les cinq musiciens emportent tout et se paient un succès retentissant. Le sourire radieux qui inonde le visage de la vocaliste lotoise est contagieux, ça danse, ça s'amuse. Les farandoles se succèdent, l'ambiance est juste géniale. Un pur moment de grâce, d'une simplicité géniale. On retrouve l'essence même de ce Fest entre machineries plus lourdes et groupes locaux avec des moments plus intimistes. Les deux cohabitent à merveille, c'est royal.

Dans le Bascala, les australiens de The Rumjacks déroulent ensuite un punk rock celtique énergique et incroyablement bon. On pense forcément à Dropkick Murphys, le niveau de qualité est très élevé, c'est particulièrement inspiré, très bien fichu. Mélodies folk typiquement irlandaises, le cahier des charges est respecté mais c'est surtout la dimension punk qui dynamite l'ensemble et rende ce show irrésistible et plaisant à l'écoute. The Rumjacks c'est vraiment solide. Et absolument délicieux. C'est la fin de ce jour 3 avec cette très belle journée celtique, surprenante et enthousiasmante.

Jour 4 

En ce quatrième jour le site reste marqué par les conséquences de la météo du jeudi avec une de ces journées difficiles dont le Sud a le secret. La thématique du jour c'est retour vers l'univers pagan mais avec une dimension plus mystique. Le Festival a trouvé une bonne carburation dans ses thématiques avec un très bon équilibre entre pagan et celtique.

Le groupe Les Compagnons du Gras Jambon évolue ce jour. Déjà ce nom de groupe, c’est un poème. On retrouve ensuite le collectif Eanair, ces cinq jeunes qui ont tant enthousiasmé la veille au soir au Bascala. Le projet geek Naheulband a offert un show très fédérateur. C'est la version musicale des livres de John Lang. Phénomène d'abord Audio puis décliné en BD et livres de Fantasy qui détourne merveilleusement bien et avec beaucoup d'humour l'univers des chasses aux Trésors avec des personnages délicieusement caricaturaux. Ultra référencé, un bonheur pour geeks et amoureux de JDR.

La grosse découverte du jour sera pour moi The Trouble Notes en charge de clôturer l'Open Air. L'histoire de ce groupe est originale. Bennet Cerven travaillait à Wall Street avant de tout plaquer pour changer de vie et rejoindre Berlin pour vivre son rêve de musique au sein de cette scène alternative propre à cette ville fascinante. La musique proposée navigue entre folk traditionnel, musique classique moderne et musique tribale avec un Benett déchainé avec son violon amplifié. C'est osé, audacieux, ça ne respecte aucune règle mais ça fonctionne du tonnerre. L'ambiance est très fun malgré la boue qui rend les dalles bien sales. Le groupe finit même ce concert excellent avec une reprise haute en couleurs de Ace Of Spades. C'est frais, inventif, les chenilles de spectateurs s'enchainent dans un joyeux bordel organisé. Un vrai shoot de bonne humeur. Benett a choisi une autre vie. Il a bien fait.

Dernière des trois soirées au Bascala avec un programme digne d'une soirée à la Temple. Remplaçant Irdorath absent pour cause d'heureux événement familial, Det Var peut être considéré comme le petit frère français de Wardruna. Ambiances mystiques, chamaniques, voix graves et caverneuses, sonorités typiques de la vague néo-folk, Det Var assure bien. Le collectif est ravi d'être là et pose une belle atmosphère dans un Bascala qui achève de bien se remplir. Derrière les groupes plus établis, on trouve aussi ces aventures à taille humaine. Cela fait plaisir à voir et le bonheur des musiciens à délivrer ce show dans un tel cadre est vraiment plaisant à observer.

Pour continuer dans des atmosphères éthérées, place à Sylvaine. Surprise d'entrée : sur la scène on ne trouve qu'une guitare et aucun autre instrument. Sylvaine est venue sans son groupe et va assurer seule avec sa guitare. Née en Californie d'une mère qui a eu la bonne idée de rentrer au pays, la divine norvégienne avoue très vite se sentir toute petite sur cette grande scène. On peine à la croire tant elle est à l'aise et envoûte un Bascala très à l'écoute. Dans une ambiance très posée, c'est sa voix d'ange qui est valorisée avec de belles mélodies indie à la guitare. C'est de la dark pop, c'est immersif, on pense au Myrkur en mode acoustique. Dans ce cadre, Sylvaine illumine l'assistance et s'autorise une simple envolée black, très impressionnante par ailleurs. 

Elle s'excuse presque de ralentir le tempo, nous remercie de notre patience mais cela fait du bien et il n'est pas évident de sortir de ce show pour retrouver la réalité. Un concert d'une beauté stupéfiante, qui a épaté. Le dernier morceau, chanté a capella, reprend un hymne folk traditionnel norvégien pour un final absolument sublime.

Après ces deux prestations mystiques, il faut se mouiller la nuque avec la suite à venir. La tête d'affiche du soir est assurée par Korpiklaani, déjà vu en ces lieux en ouverture d'Alestorm. Groupe un peu clivant sur lequel je confesse avoir quelques réserves. Le Diable Bleu en est fan mais admet sans problème que leurs concerts sont de qualité hétérogène. Pour ma part, c'est l'attitude du chanteur que je trouve indolent sur scène qui me gêne. Ce soir, le concert commence doucement avec deux titres pas dingues. Heureusement, Man With A Plan se charge de vraiment lancer les hostilités mais c'est encore un soir compliqué pour le frontman. Ça chante faux quand il ne laisse pas passer quelques paroles, il me donne toujours l'impression d'évoluer en dehors du groupe n'interagissant presque pas avec les musiciens autour de lui. 

Pour autant, la formule du groupe reste plaisante avec ce folk très abouti. Cela fait le job il faut bien l'admettre. Cependant, et c'est assez étonnant, Korpiklaani semble devenu plus intéressant en studio qu'en live, un comble pour un groupe de folk-metal. Alors bien sûr, des titres comme Vodka cartonnent, le groupe sait y faire. Leväluhta reste une pépite avec son ambiance posée. Je trouve cette polka metallisée géniale. Au final, un concert tout juste correct qui a bien marché grâce à un public dedans mais j'ai eu l'impression d'avoir un groupe cramé en face de moi. Le contraste sera d'autant plus accentué avec la dernière prestation du jour.

Mais avant, dans la zone extérieure se prépare un moment étonnant, inattendu et qui va envoûter une partie du Bascala. Un spectacle de feu réalisé par la compagnie Arts et Flammes attend les spectateurs. C'est très adapté à l'esprit du festival. Troupe professionnelle, le collectif offre un spectacle absolument magique avec ce Feu qui continue de nous fasciner. Cracheuse de Feu, chorégraphie audacieuse avec des boules de flammes, des épées enflammées, le spectacle d'une demi-heure est incroyable visuellement sur fond d'une bande son pagan neo folk très appropriée. Le rendu est fabuleux, c'est très beau, intimidant et très réussi devant un public conquis. Encore une idée géniale de l'Orga. On ne voit plus le temps passer tant il se passe toujours quelque chose.

De plus c'est idéal pour lancer le groupe chargé de conclure cette dernière soirée Indoor. Groupe local qui n'en finit plus de monter, de monter, Eihwar fait un beau cadeau au festival en proposant leur nouveau show pour la première fois, belle exclusivité pour le Echos et Merveilles (ainsi que le public toulousain). Il y a plus de moyens, beaucoup d'idées et ça le fait grave. Beaux néons sur scène pour bien gérer les lights, plus grande présence de Mark (comme évoquée par la Louve), on entend et on voit plus ce dernier rééquilibrant la présence scénique du duo. Mécaniquement, le Chevalier est derrière ses tomes quand la Louve occupe tout l'espace. Mais il y a une vraie volonté de mise en avant de Mark et ça fonctionne bien, le duo est hyper complémentaire, ça se ressent. Il dégage quelque chose ce duo, une connexion, une alchimie naturelle, c'est chouette à voir. 

Reste que la Louve reste impériale sur scène. Ca danse, ça chante (vraiment bien), elle irradie et le public lui mange dans la main. Et elle nous fait bosser nous demandant de chanter, d'applaudir, de taper des mains dans ce qu'elle qualifie de cours de fitness collectif. C'est vrai qu'elle se dépense, ça part parfois dans tous les sens dans sa communication mais elle est très naturelle, ça passe donc très bien. Le show est impressionnant, Eihwar a encore passé un cap. Les deux moments calmes (dont un purement féérique sur le rappel) font mouche. Eihwar a tout bon, a encore impressionné. On ne sait pas où ils vont s'arrêter nos deux mais le potentiel est dingue. Et il est déjà très bien exploité. Une fierté occitane, une de plus. Quel show !!

Fin de cette quatrième journée, très riche encore et avec de sacrés concerts. La fatigue se fait sentir mais on s'accroche. Quel plaisir aussi d'être émerveillé avec ces spectacles annexes qui font mouche. Echos & Merveilles ce n'est pas que de la musique quand bien celle-ci suffirait à nous régaler. Mais le Festival offre une réelle expérience complète. Et ce n'est pas encore fini ...

Jour 5

Dernier jour de ce marathon avec une journée passée sous un beau soleil. La pluie était crainte vers 18h mais la divine Eivør jouant ce jour, le ciel n'a sans doute pas osé. Patty Gurdy se démène malgré des problèmes techniques pour délivrer un bon concert, bien celtique. Pour la seconde fois, un défilé est organisé et attire beaucoup de monde.

Final en beauté avec celle qui a le rôle d’être la dernière tête d’affiche de cette édition 2026. Depuis le Hellfest 2024, cette artiste n’en finit plus de m’envoûter. Eivør Pálsdóttir a rejoint la « sphère » Metal en signant chez Season Of Mist post crise sanitaire. Cela lui a ainsi permis de jouer dans les plus gros Fest Metal (Wacken, Hellfest, Summer Breeze à venir cet été) et de proposer sa féérique musique à un public réceptif. Appartenant au style folk nordique, elle a ainsi bénéficié de l’attrait pour les cultures scandinaves. Répondant aussi au besoin des festivaliers « d’écouter autre chose », Eivør s’est fait sa place et c’est la troisième fois qu’elle vient dans la Ville Rose. Un premier Echos et Merveille (2024) avec un créneau tardif et plus récemment un show dément et envoûtant à l’Interférence à Balma. La divine féroïenne a pris ses habitudes dans notre contrée, tant mieux pour nous. 

C’est en extérieur sur la scène Open Air qu’Eivør joue ce coup-ci et à 19h. Créneau parfait, feu d'artifice musicale de cette édition 2026, conclusion idéale d’une édition encore épatante musicalement. Pour ce concert, Eivør va encore envoûter tout le monde. Avec cette voix démente qui impressionne immédiatement. C’est bien simple, au premier son, des wow se font déjà entendre. La seule fois où j’avais assisté à de telles réactions immédiates et enthousiasmées, ce fut lors d’un show de David Gilmour claquant son premier accord sur sa légendaire Fender Stratocaster dans les Arènes de Nîmes. Chez Eivør, ça monte haut, c’est vocalement surpuissant, la voix porte, c’est juste démentiel. En plus, la qualité des compos suit avec cette pop typiquement nordique avec quelques éléments electronica légers, ces arpèges, c'est d'une puissance émotionnelle dingue. Mention à la mélodie de piano du thème de The Last Kingdom, belle à en chialer. De même que le légendaire final de Falling Free d’une beauté indicible où on se demande comment elle parvient à envoyer une telle puissance. Les moments forts s'accumulent, le concert passe à une vitesse dingue, c'est juste magique. Notre viking est une ultra pro et maîtrise son affaire. Les musiciens à ses côtés sont aussi discrets qu’efficaces. Eivør prend toute la lumière mais ne manque pas de valoriser ces derniers. Le verdict est sans appel : encore un concert exceptionnel d’Eivør. Sa joie d'être là, son sourire permanent font plaisir à voir. Concert positionné dans un temps calme pour elle avant l'arrivée des Fest estivaux, l'artiste profite à fond, ça se ressent. Et c'est communicatif. Un moment de grâce pur.

 

Le collectif Skald qui clôturera la Temple le premier soir en Juin prochain du côté de Clisson a la délicate mission de passer après la magie Eivør. Pas simple. Le rendu est sympa avec cette ambiance viking bien rendue. De nuit, le spectacle fonctionne très bien, on pense à Wardruna, c'est un vrai plaisir avec cet univers désormais très apprécié des festivaliers.

Ainsi se termine une édition 2026 assez incroyable. Impossible de ne pas mentionner cette météo qui n'aura pas fait de cadeaux aux organisateurs. Le site en a souffert, la profitabilité du Festival aussi en retour. C'est injuste mais c'est la rude loi de l'Open Air. Magique par beau temps, plus difficile quand le ciel se couvre. C'est vraiment le seul irritant de ce cru 2026 car pour le reste, la montée en puissance de ce Festival "à part" se poursuit. Le site est chouette, parfaitement investi, ça regorge de bonnes idées. C'en est foisonnant avec une volonté de s'orienter vers les familles. Et aussi d'appréhender les cultures de l'Imaginaire sous tous ces angles avec ce fabuleux salon du Livre, une idée juste incroyable. Ce Festival est gentiment qualifié "d'anomalie" par la Dépêche (presse locale Haute Garonne). Le terme est très juste je trouve. Ce qui est proposé est une anomalie géniale, avec une approche très personnelle d'une curiosité culturelle magnifique. L'approche culturelle pluri disciplinaire est ambitieuse mais c'est assumé à fond et très bien retranscrit. La convivialité qui règne sur le site est infiniment agréable, une petite capsule hors du quotidien qui fait beaucoup de bien.

L'aspect musique est incroyable. Le booker du Fest a vraiment d'excellents goûts et ce qui est proposé est de très grande qualité avec un line-up très solide qui a en plus le bon goût de nous offrir de belles découvertes. En plein Air avec des shows percutants mais surtout ces trois soirées très réussies avec des plateaux de choix. 

La scène folk-metal ne regorgeant pas d'un nombre de groupes infinis, c'est la seule limite à appréhender pour ce Festival qui par nature a un peu de difficulté à renouveler son affiche. L'ouverture au Metal Sympho avec la très remarquée venue de Visions Of Atlantis est une piste vraiment intéressante et il y a encore quelques pépites de la scène qui ne sont pas encore venues. Edition marquante, on retrouve ce qui fait le charme infini de ces Festivals Open Air : une immersion qui vous sort du quotidien, des découvertes musicales, des confirmations d'artistes déjà vus mais qu'on est tellement heureux de retrouver. J'ai aussi beaucoup apprécié l'aspect plus intimiste avec ces groupes locaux valorisés se croisant avec des pointures habituées aux plus grandes scènes. La cohabitation est géniale et offre un côté très humain vraiment chouette. Et rassurant dans ce monde devenu fada. On se sent bien au Echos & Merveilles, c'est vraiment un moment à part.

Un Festival à part, indéniablement, une merveilleuse "anomalie", je ne dirai pas mieux. Vivement 2027...

Un immense merci à Marie-Ange pour son aide précieuse, sa gentillesse et son professionnalisme. Et un grand bravo à Nicolas Chaccour et son équipe, pour la qualité de l'organisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

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