Il est parfois des belles surprises. Des moments où on n’attend rien et où on découvre une pépite. Il y a aussi ces moments où on n’attend rien mais on est quand même déçu (pour reprendre la géniale référence de l’estimé Jean-Mich’Hell). Ce premier disque de Royal Sorrow fait incontestablement partie de la première catégorie. Découvert par hasard grâce à un certain Einar Solberg. Ce dernier est norvégien, Royal Sorrow finlandais et je ne commettrai pas l’erreur de placer la Finlande en Scandinavie ce que les géographes ne manqueraient pas (à raison) de me reprocher. Le lien, c’est que Royal Sorrow sera la première partie prestigieuse de la tournée à venir d’Einar Solberg qui comptera trois passages dans notre belle contrée (Paris, Toulouse et Biarritz). Au passage Einar Solberg semble ravi d’avoir réussi à monter cette première tournée et il sera accompagné de huit musiciens. Si avec ça je ne vous ai pas déjà donné envie de vous y rendre…
Ce n’est pas suffisant ? Ok alors je poursuis sur Royal Sorrow. En plus c’est l’objet de cet article alors je me recentre sur mon sujet, moi qui parfois me laisse gentiment dériver. Mais c’est que tout cela est lié. Enfin je crois. Bon, revenons à Royal Sorrow parce qu’il y a des choses à dire. Bon, déjà ce premier disque est un bijou de metal progressif et alternatif. Son hyper classe, technicité maîtrisée, la musique de Royal Sorrow est d’une élégance, d’une clarté lumineuse. La voix de Markus Hentunen déjà. Très belle, pas du tout agressive mais plaisante tout en affichant une réelle densité en plus d’une belle densité. Derrière, les guitares de Juha Rapanen et Markus Hentunen (qui cumule donc deux postes) sont très présentes, accumulent les bons riffs. La section rythmique de Eero Maijala (Basse) et Janne Mieskonen (Batterie) ne manque pas de groove. Les éléments électro (légers mais bien placés) sont très bien, ce premier disque est vraiment une réussite.
Royal Sorrow s’inscrit dans une scène « nordique » en pleine ébullition, Leprous en chef (où je retombe pas trop mal sur mes pieds) mais on citera volontiers les géniaux danois de Vola. Les refrains sont lumineux, la musique de Royal Sorrow dégage beaucoup de lumière, c’est très propre, classe. Le groupe finlandais dégage beaucoup de maturité ce qui épate pour un premier album et une formation plutôt jeune. Ce Innerdeeps est absolument remarquable et on attend déjà avec impatience cette tournée de septembre qui sortira des sentiers battus et s’annonce comme un bel événement de rentrée.