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Volcanic Fest 2026 - Jour 1 - Vendredi Après quelques heures de route, j'arrive sur le lieu du Volcanic Fest, niché aux abords de la Loire dans la commune d'Andrézieux-Bouthéon non loin de Saint-Etienne. Tout comme l'on pourrait qualifier un bon repas non pas seulement par la qualité gustative, mais également par l'accueil reçu, l'ambiance et la décoration du restaurant, ici tout est soigné pour que chacun puisse passer un moment mémorable. Ainsi, pour cette première édition de ce festival indoor, je remercie Samael pour l'accueil ainsi qu'Élodie Briffard pour l'organisation de l'évènement et les pass invités médias fournis. Allez, c'est parti pour le lancement du festival avec Oozer Pit.
 Oozer Pit Il est 15h45 lorsque Oozer Pit lance officiellement cette première édition du Volcanic Fest. La formation stéphanoise née en 2024 est composée d'Adrien, Loïs, Olivier et Bastien. Ils évoluent donc à domicile et proposent un stoner metal teinté d'ambiances post-rock. Malheureusement, le public n'est pas encore au rendez-vous. À peine une centaine de personnes est présente devant la scène pour ce premier concert. Le choix d'un lancement le vendredi en milieu d'après-midi y est peut-être pour quelque chose. Sur scène, un détail attire le regard puisqu'à gauche trône la borne d'arcade aux couleurs du Volcanic Fest. Celle-ci sera tour à tour signée de la main des groupes avant d'être gagnée par un des participants au jeu lancé par l'organisation du Volcanic Fest. Côté musique, la basse est jouée aux doigts, quelques solos de guitare viennent ponctuer les morceaux, tandis que le chanteur dégaine un harmonica sur quelques titres. Le groupe semble progressivement prendre confiance au fil du set. Les trois derniers morceaux sont interprétés avec davantage de lâcher-prise et d'énergie. Malgré une assistance clairsemée, le public répond aux sollicitations et encourage chaleureusement les musiciens en frappant dans ses mains. Après Fuck We Made, c'est Black Dog qui vient conclure cette première prestation du festival, sous les applaudissements des festivaliers présents.
 Barth Sky Direction artistique léchée pour cette formation qui a choisi de frapper fort visuellement avant même le premier accord : motifs zébrés blanc, rouge et noir en toile de fond, une esthétique glam assumée. Sur scène, on retrouve un groupe maquillé, fidèle à ses influences revendiquées sur les réseaux qui ne sont autres que les Guns N' Roses et Alice In Chains. Vous l'aurez compris, le groupe nous sert un hard glam rock et pas des moindres. Le détail cocasse qui m'a tout de suite interpellé c'est un drapeau anglais qui trône sur scène, alors que le groupe est bel et bien 100% Made In France. Autre curiosité, le batteur, planqué derrière un masque vénitien, n'en reste pas moins l'un des plus actifs du plateau. Et question énergie, on est servis. Ça saute, ça bouge, ça transpire : les quatre musiciens sont de véritables piles électriques du début à la fin du set. Sur Let Me Out, le chanteur invite carrément le public à reprendre le refrain en chœur, et ça répond présent. Petite parenthèse plus intimiste ensuite, quand le batteur descend rejoindre ses compères à l'avant-scène pour une courte session acoustique, avant de repartir de plus belle. Mais le vrai moment fun du set, c'est le rituel autour du whisky. Le leader de Barth Sky quitte la scène pour arroser directement les gosiers tendus des festivaliers d'un shot d'une substance inconnue contenue dans une bouteille de Jack Daniels, avant de servir la tournée à ses comparses gratteux. Le jeu se poursuit quand le chanteur déclare "À chaque fois que vous entendrez le mot Jack, il faudra boire" sur le titre, bien entendu, Come On Jack. Avant de conclure, le chanteur prend un instant pour remercier Samael, son équipe, ses amis et le public bien présent. Puis le guitariste annonce la couleur : ce sera Monster's Walk pour clore le bal. C'était donc pour vous servir, à la basse Julien, à la guitare Nicolas, à la batterie Nicolas (bis), et Barth Sky au chant. La formation française aura complètement embrasé le public, transmettant une énergie de fou furieux jusqu'à la dernière note.
Setlist : Showtime Shake Your Bones Night Spirit Let Me Out Come On Jack Naked Like An Animal Monster's Walk  Sangdragon Changement d'ambiance radical avec l'arrivée de Sangdragon sur les planches. Ici, on troque le glam contre des tenues résolument médiévales, et le rock contre un death black metal orchestral aux sonorités celtiques assez prononcées. Sept artistes sur scène, c'est donc une formation généreuse où se mêlent chant, chœurs, claviers et instruments qui ont traversés les couloirs du temps. Pour le line-up en détails, on retrouve Vincent Urbain, alias Lord Vincent Akhenaton pour le chant, au bouzouki et aux instruments médiévaux, Will Hien à la basse et au chant, Edouard Verneret aux claviers, orchestrations et chant, Léo Mouchonay derrière les fûts, Jean-Philippe Gautier à la guitare, Cynthia Marciniak au chant ainsi que Denis Josserand au chant et percussions. Un vrai orchestre qui promet un show dantesque! Lorsque le chanteur dégaine le bouzouki, cet instrument à corde d'un autre temps, le contraste tranche clairement avec la lourdeur du sextet instrumental. Tandis que les festivaliers dansent, les bénévoles aux crash barrières sortent les bulles, la touche bucolique pour parfaire le tableau. Vient ensuite le moment attendu : "C'est le moment de pogoter un peu", lance Lord Vincent Akhenaton avant d'attaquer War Is War. Les festivaliers ne se font pas prier et lancent aussitôt un circle pit. Le groupe prend aussi le temps de surprendre en nous proposant un titre inédit, annoncé comme figurant sur le prochain album, porté par un chant en latin. Puis le chanteur reprend le bouzouki sur un morceau où les rythmes divergent, apportant une profondeur certaine à la composition. Ils ont fini de me conquérir avec cette chanson, assurément. Pour clore la prestation, Sangdragon frappe fort avec une reprise du fameux générique de la série Game Of Thrones où le batteur rejoint le percussionniste pour taper les peaux en symbiose totale avec les chœurs.

Perseide Petit coup de cœur personnel pour ce passage : j'avais déjà eu la chance de découvrir Perseide au Planet'R Fest l'année passée, et les revoir sur la scène du Volcanic Fest était une évidence. Le groupe lyonnais est composé de Julien Lanoisele au chant et à la guitare, Adrien Rossero à la guitare, Guillaume Lafosse à la basse et au sampler, ainsi qu'Anthony Segarra à la batterie. Petite précision de taille toutefois : Anthony vient tout juste d'avoir son deuxième enfant, c'est donc le batteur de Barth Sky qui a assuré le set à sa place, et on peut le dire, avec brio. Musicalement, leur alternative rock donne immédiatement envie de bouger. La batterie transperce littéralement le son, tandis qu'à la guitare et à la basse, ils ne tiennent pas en place, ça saute sans discontinuer. Tout comme les membres du groupe, les gens dans le pit sont chaud et prêts à en découdre gentiment. Un wall of death se forme alors dans le public de festivaliers. En sus d'un son terriblement enivrant, le groupe sait aussi chauffer la salle intelligemment avec quelques sollicitations d'applaudissements des festivaliers, qui répondent présents et achèvent de se mettre en condition. Julien Lanoisele les invite ensuite à pousser la voix avec un directif "je veux entendre ta putain de voix", non sans avoir pris le temps, au préalable, de remercier les bénévoles ainsi que Samael. Un passage sur les planches énergique et généreux, qui confirme tout le bien que je pensais déjà de Perseide.
 LocomuerteImpossible de rester de marbre devant Locomuerte. Pour ceux qui les découvrent, les Parisiens déboulent avec leur thrash punk crossover chicano, des paroles en espagnol et, surtout, surtout, une énergie qui ne laisse personne indemne. Le concert est aussi l'occasion de célébrer l'anniversaire de Steeven, alias El Termito, chanteur aussi infatigable qu'électrique. Dès les premiers morceaux, la machine est lancée. Les titres s'enchaînent, portés par les frappes d' El Floco aux percussions, tandis que des panneaux invitent le public à lancer des circle pits ou à reprendre en chœur des hymnes comme Bandolero ou Barrio. Comme si cela ne suffisait pas, des catcheurs investissent la scène pour agrémenter un spectacle déjà complètement déjanté. Fidèles à leurs habitudes, les membres de Locomuerte finissent par faire monter sur les planches tout ce que la fosse compte de volontaires. Chez eux, la familia n'est pas un vain mot : tout le monde est le bienvenu. Le public pousse même l'ambiance jusqu'à faire slamer un spectateur... installé sur un fauteuil, avant qu'un des catcheurs ne prenne lui aussi son envol au-dessus de la foule. Un Rodéo slam sur les crocodiles gonflables vient continuer le set, set d'ailleurs toujours bien trop court vu la hype que les Locomuerte offrent. « On a un cadeau pour vous, c'est le secret du bonheur, on l'a ramené du Mexique. Ahuevo, ça veut dire qu'on s'en bat les couilles ! », lance le bassiste Nico Loco, déclenchant les rires avant de réclamer toujours plus de slams. Pour conclure, le groupe demande à toute la fosse de s'accroupir avant une dernière explosion collective, muy caliente. Une fois n'est pas coutume, quand les Locomuerte débarquent, ils retournent tout sur leur passage et le Volcanic Fest n'a pas fait exception. Petit bonus personnel : je repars avec la setlist du concert ainsi que le médiator d' El Mitcho, el guitarrista de la banda. Un souvenir parfait d'un show qui restera parmi les plus festifs de cette première édition. Setlist : LM Vitamina Pendero Plata O Plomo Siempre Loco Bandolero Mi Familia Croco En La Calle Muero La Vida Loca Barrio  Drop Dead ChaosEn pleine période d'enregistrement des voix pour leur nouvel album, la formation Drop Dead Chaos nous fait tout de même une place dans leur emploi du temps pour ravir les fans de metal alternatif. Aux commandes du collectif on retrouve Renato Di Folco qui assure le chant, Nils Courbaron à la guitare soliste, Pierre Jacou pour la basse, Boris Le Gal à la batterie, Baptiste Ory pour la guitare rythmique et enfin Raphaël Pener également à la guitare rythmique et au chant. Chaque membre ayant d'autres formations artistiques en complément, c'est une chance de pouvoir les réunir sous la bannière des Drop Dead Chaos. Une diversité musicale permettant au groupe de s'épanouir sur scène avec un son puissant et mélodieux. L'enchaînement des titres amènent une bonne énergie, mais on regrettera qu'il y ait un peu moins de monde que pour les Locomuerte. Il faut dire qu'après un tel show, on a souvent besoin de recharger les batteries et les 30 minutes d'interlude ne suffisent peut être pas. Le supergroupe formé pendant le covid le dit lui même que le public est moins au niveau que pour les Locomuerte. Ils assurent toutefois avec ferveur le concert faisant bouger les metalleux présents qui n'en demandaient pas moins.  Black Bomb ASurprise de taille, Black Bomb A lancent leur set en avance, dès 22h44. Le temps de le réaliser et je dois accourir pour espérer intégrer le pit photo et shooter une fois de plus le groupe. Comme à leur habitude, Black Bomb A mettent littéralement le feu dans la fosse qui les soutient depuis de nombreuses années. Un gros wall of death se déclenche, et cette fois c'est l'intégralité de la fosse qui y participe. "Nous avons les frères Jacou avec nous ce soir", est-il annoncé fièrement sur scène. Et oui car côté line-up, Jojo étant absent ce soir, le groupe peut compter malgré tout sur Thierry Jacou à la batterie et Pierre Jacou à la basse. Nico Loco, des Locomuerte, vient également faire un tour sur les planches pour accompagner les vétérans du metal hardcore parisien. Leur reprise de Beds Are Burning reste toujours aussi fédératrice, le public répond présent comme à chaque fois. Qu'on soit d'accord ou non avec eux, il faut reconnaître que le groupe n'a rien perdu de son mordant. Les discours restent toujours aussi engagés, et le groupe assume pleinement ses positions, y compris les plus clivantes. Une chose est sûre, il est difficile de rester statique sur du Black Bomb A. Stone HornsPour clôturer cette première soirée du Volcanic Fest, Stone Horns investit la scène avec sobriété mais efficacité. Deux flammes encadrent le plateau : à gauche Stone, à droite Horns. Ils ne sont que quatre sur scène, David « Devf » Viard (chant, guitare), Damien Servais (guitare), Mathis Lakermance (guitare), Maël Taguelmint (batterie), mais le son est massif. Les musiciens headbangent sans relâche et le guitariste, vernis aux ongles, ajoute sa touche de personnalité à une prestation bien maîtrisée. En cette fin de festival, le public s'est toutefois réduit. Environ deux cents personnes sont encore présentes, bien décidées à profiter des derniers instants de la soirée. Lors d'une tentative d'agenouillement collectif avant un saut, le mouvement manque de réactivité. On a pas été assez rapide nous lance le chanteur avec humour. Les sollicitations se multiplient : plusieurs circle pits sont demandés, mais comme souvent en fin de festival, la fosse continue de se vider progressivement malgré la qualité du show proposé par le quatuor français. Le frontman ne manque pas de le souligner avec autodérision, expliquant que quelques amis les ont abandonnés et invitant les derniers festivaliers à compenser leur absence. Il propose même un improbable wall of death entre l' OL et Saint-Étienne. La fin du concert bascule alors dans l'improbable avec l'arrivée surprise d'un certain Fred venu prêter main-forte au groupe. Les festivaliers sont invités à monter sur scène... si bien qu'il ne reste plus personne dans la fosse. On assiste alors à une scène pour le moins inédite : un wall of death et un slam directement sur les planches. Tandis que Stone Horns poursuit le set, un catcheur et une bénévole de la sécurité improvisent un combat de catch dans la fosse. Pour pousser l'absurde encore un peu plus loin, le chanteur réclame un dernier circle pit... autour de la régie.  Une conclusion complètement décalée qui résume finalement assez bien l'esprit de cette première édition du Volcanic Fest : de la bonne humeur, beaucoup d'énergie et une bonne dose d'imprévu jusqu'aux dernières secondes.
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