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Volcanic Fest 2026 -
Jour 2 - Samedi
Top départ pour apprécier cette seconde
journée de festival qui s'annonce tout aussi riche que la première. Je profite de
l'attente du lancement du premier groupe de la journée pour aller faire un tour au village
d'artisans et découvrir la zone de tatouages. En termes d'animation, là aussi
l'organisation a mis les bouchées doubles : Conférences sur le metal, cartonnades,
spectacles de feu, déambulations sur des échasses ou paré de dragons (oui oui de
dragons!). A découvrir plus amplement dans les albums photos!

Crystal ThroneCrystal
Throne investit la scène avec une formation composée de Max Waynn
à la guitare bien connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme Max
Yme, Terry DeFire au chant, John L à la guitare,
Jefferson Brand à la basse et Guillaume Remilh à la
batterie. Deux flammes de chaque côté de la scène encadrent le groupe,
dévoilant des anges en armure qui viennent habiller le décor. Avec humour,
Max confie au public que le groupe est ravi d'avoir parcouru 11 heures de route... pour
seulement 30 minutes de set. Une remarque qui fait sourire, mais qui ne les empêche pas de livrer
une prestation bien énergique. Le quintette déroule un heavy metal aussi technique
qu'accrocheur, flirtant par moments avec le power metal. Les rythmes sont entraînants et les
morceaux s'enchaînent avec une belle intensité. Visuellement, les musiciens affichent un
look résolument heavy, notamment grâce à leurs gilets particulièrement
singuliers, qui semblent avoir été confectionnés spécialement pour la
scène. Les membres du groupe prennent également plaisir à jouer avec les
photographes, multipliant les poses et les interactions pour notre plus grand bonheur. Quand on
apprend qu'ils n'ont dormi qu'une quarantaine de minutes avant de monter sur scène, la
qualité de leur prestation n'en est que plus impressionnante. Après le concert,
direction le stand de merchandising pour échanger quelques mots avec Max qui se
montre particulièrement amical et m'offre son médiator (on attend d'ailleurs les plectres
à l'effigie du groupe!). Et pour les passionnés de guitare, ses réseaux sociaux
valent clairement le détour ( @maxymemusic).
Setlist: Intro Children Of The
Ruins Foreshadowed Sands Tides Of Ages Steelbirds

Wedingoth Changement de registre avec
Wedingoth, quatuor lyonnais qui œuvre pour transmettre un rock metal progressif
soigné. Aux commandes, une chanteuse en position de leader, une touche de sororité
bienvenue qui ne fait clairement pas de mal sur l'affiche du jour. Vocalement,
Céline Nephtys impose une voix claire, grimace, joue avec le public, tandis que
le son général reste puissant, porté par des ambiances atmosphériques qui
collent parfaitement à l'étiquette progressive du groupe. Le line-up est
complété par Steeven Segarra aux guitares, arrangements et production,
Manon Fortin à la basse, et Stéphane Rochas à la
batterie. Un projet solide et mature puisque le groupe est actif depuis 2007, fort de quatre
albums. La formation évolue quasiment à domicile puisqu'ils viennent de
Lyon, et ça se sent dans l'énergie dégagée sur
scène. Sur le troisième titre, une balade, la demande est lancée aux festivaliers
de balancer les bras. Le public est encore clairsemé à ce moment du festival, mais ceux
présents dans le pit s'ambiancent volontiers. La fin du set sonne déjà
à 13h15 laissant la place aux Amon Sethis, que je me réjouis de revoir
une fois encore.

Amon SethisAvec Amon Sethis, le voyage vers
l'Égypte Antique fonctionne toujours aussi bien. Le groupe déploie une nouvelle fois son
univers power metal théâtral avec un show aussi immersif qu'efficace. Cette fois, la
formation est au complet. Julien Tournoud est bien présent au chant, dont la
voix, toujours aussi juste et maîtrisée, porte parfaitement les compositions du groupe. Sa
présence est d'autant plus remarquable qu'il est également très investi tout au
long du week-end dans l'organisation du Volcanic Fest à travers sa
société Booking Kâ Management. Le spectacle gagne encore en
intensité avec le retour sur scène de la performeuse Inès, qui
accompagne plusieurs morceaux avec ses chorégraphies de feu, rappelant sa prestation
remarquée au Plane'R Fest 2025. À la basse, Laëtitia
Bertrand impressionne une nouvelle fois. Sa maîtrise de la basse fretless est tout
simplement bluffante et sa présence scénique capte inévitablement les regards. Les
habitués souriront peut-être en constatant qu'aucune mèche de cheveux ne semble
cette fois s'être coincée dans son instrument. À la guitare, Andrea
Ricci déroule des riffs impeccables, tandis que Benjamin Naire,
derrière les claviers, participe pleinement à cette atmosphère épique.
À noter que ce dernier développe également un projet solo, à retrouver sur
les réseaux sous le nom ben_clavieriste. On sent un groupe heureux d'être sur scène, une
énergie largement partagée par un public qui ne ménage pas ses applaudissements
tout au long du concert et qui le feront paraître par leur présence en masse au stand de
merchandising. Au-delà de la prestation, Amon Sethis reste aussi un groupe
particulièrement attachant humainement. En dehors de la scène, chacun prend le temps
d'échanger avec le public, partageant avec simplicité sa reconnaissance, son
expérience et sa passion. Une qualité qui fait autant la force du groupe que ses
performances scéniques.
Setlist
: Intro Dawn Of An Apocalyptic
World Lamentations The Rise Of The Tyrant The Blood Red
Temple Kubatalawa The Rise Of Aoutef's Army Osiris God Of
The Dead From Dust To The Stars
Naraka Wouah, Naraka fait
partie de ces groupes qui t'envoient au tapis dès les premières secondes. Le quatuor
déboule avec une énergie de dingue et balance un son massif qui ne laisse aucun
répit. Originaire de Paris et de Marseille, la formation
mêle death metal moderne, thrash et black metal, le tout relevé d'arrangements symphoniques
aux accents dramatiques. Le groupe réunit Théodore Rondeau au chant,
Jean-Philippe "JP" Porteux à la guitare (fondateur du groupe et ancien membre de
Chabtan), Pierre-André Krauzer à la basse
(également musicien de Vestige), tandis que Franky Costanza,
connu notamment pour son parcours avec Dagoba et Les Tambours du
Bronx, est exceptionnellement remplacé sur cette date par une batteuse de
session. La batterie se montre particulièrement percutante et constitue l'un des moteurs du
concert, tandis que Théodore Rondeau headbangue presque sans interruption,
physiquement c'est aussi intense que le son. Sur le morceau The Mother of Shadows, le
spectacle est d'autant plus théâtral avec l'entrée de la performeuse
Inès qu'on retrouve après sa performance avec Amon
Sethis. D'abord vêtue d'une longue robe noire, elle s'en défait progressivement
avant de se grimer le corps manuellement d'une substance noire. Coiffée de cornes évoquant
la reine Maléfique, elle vient étaler sa composition noire sur les
membres du groupe avant d'entrer en scène avec des artifices de feu, renforçant
l'atmosphère sombre et rituelle du morceau. Le public n'est pas en reste, acclamant les
artistes. Entre puissance, précision et mise en scène, Naraka nous
aura livré une sacré prestation.

Emerald Moon Belle respiration sur la
scène du Volcanic Fest avec Emerald Moon, et une
complicité évidente entre les membres. En effet chaque artiste joue avec les autres, se
répond, se cherche du regard. La charismatique chanteuse le dit elle-même avec humour, il
s'agit peut-être du groupe le moins violent du festival. Un constat somme toute logique sur une
affiche largement dédiée au rock alternatif et au metal, mais qui n'empêche
absolument pas les musiciens de déborder de pêche. Le quintet réunit cinq
musiciens expérimentés, à savoir Vanessa Di Mauro au chant,
Fabrice Dutour (Backroads/United Guitars) et Michaal
Benjelloun (Gael Buswell/United Guitars) aux guitares,
François C. Delacoudre (ex Laura Cox/United Guitars) à
la basse, et Laurent Falso (ex Jack Bon) à la
batterie. Musicalement, Emerald Moon se distingue par un style résolument
tourné vers le classic rock des années 1970, mêlant des influences variées
pour un son dynamique et énergique. Tantôt ça swingue, tantôt c'est blues,
tantôt c'est carrément dansant. Les harmonies de guitares sont puissantes, le chant
expressif. C'est un quintet haut en couleurs qui n'est pas sans rappeler des artistes comme
Janis Joplin ou Led Zeppelin. Cerise sur le gâteau, un
nouvel album est d'ores et déjà annoncé pour 2027.
Setlist : When
There's A Wrill, There's A Way What You're Told Bad Mood On
& On Worry Devil Woman Rock'n Roll
Soul The Sky's The Limit

Charcoal Après l'atmosphère
envoûtante servie par Vanessa d'Emerald Moon, changement radical d'ambiance. Les
Franciliens de Charcoal investissent la scène avec leur hard
rock teinté de sleazy rock et insufflent directement une bonne dose de peps à cette
deuxième journée du Volcanic Fest. Le quatuor, dont le premier EP
est paru en 2024, est composé de Cyrille Hawlicki au chant et à la
basse, Stéphane Labas à la guitare rythmique, Damien Leboucher
à la guitare ainsi que Fabrice Trovato à la batterie. Les
influences des années 80 et 90 sautent rapidement aux esgourdes, avec une empreinte
Motörhead bien assumée. C'est blues, c'est rock, c'est direct, et cela
suffit à réveiller un public encore bercé quelques instants plus tôt par les
sonorités plus éthérées d'Emerald
Moon. Charcoal déclenche alors le tout premier circle pit du
samedi. Très à l'aise sur scène, Cyrille Hawlicki multiplie
les interactions avec les festivaliers, les invitant à donner de la voix. Le public, de plus en
plus nombreux devant la scène, reprend alors en chœur le refrain fédérateur
de One Night Rock'n'Roll, dans une ambiance aussi festive qu'efficace. Défi
relevé pour la formation française avec ses riffs accrocheurs et leur rock à
l'odeur de la madeleine de Proust.
Setlist : Eat
My Fist Hey Doc Back To The 80'S Thin Lady
Lizzy Fat Bottom Girl Mexico Rebound Summer
Shine One Night Of Rock'n Roll

Waking The Sleeping Bear Le quatuor
français de Waking The Sleeping Bear est constitué d'Adrien
Pate (chant et samples), d'Edwin Blanc (guitare), de Simon
Bellot (basse) et d'Arthur Galtier (batterie). La formation propose un nu
metal efficace mêlant chant clair, scream et rap. Un savant mélange qui fait mouche,
d'autant que l'ensemble du répertoire est interprété en français. Le
groupe ouvre son set avec son titre phare, Le Goût de la peur du ventre, ce qui lance
d'emblée une vibration dans le pit. Dès le troisième morceau, afin d'accompagner
l'ambiance, le groupe demande des lights au public. Dans le pit, ça bouge déjà
bien. La pluie et l'orage venant d'éclater, les festivaliers se réfugient sous la
scène, densifiant naturellement la fosse, qui répond avec enthousiasme aux sollicitations
du groupe. Entre deux morceaux, Adrien remercie également le public de
soutenir la scène indépendante, un message salué par les applaudissements des
festivaliers. Un set énergique qui confirme la capacité de Waking The
Sleeping Bear à embarquer son public dès les premières notes.

Feat The Sun Originaire de
Grenoble, Feat The Sun propose un rock moderne porté par deux
voix complémentaires, mêlant des influences metal et des mélodies plus pop. La
formation réunit Farès Mezdour et Lucile Bosch au chant,
Nicolas Anspach à la guitare, Esteban Catté à la
guitare, Quentin Silvestre à la basse et Célia Bertin
à la batterie. Le groupe s'appuie sur un duo vocal féminin et masculin qui matche
vraiment bien. Farès, qui alterne également avec la guitare,
répond aux lignes de chant de Lucile dans un répertoire majoritairement
interprété en français. Sur scène, ça bouge sans arrêt.
Pendant ce temps le festival fait face aux intempéries avec un orage important sévissent
depuis plusieurs minutes créant plusieurs flaques d'eau dans cette énorme
salle. Au fil du concert, les deux vocalistes revêtent des tenues pailletées
violettes qui apportent une touche visuelle supplémentaire au concert. L'une des belles
surprises du set vient de Lucile, qui lâche plusieurs screams
particulièrement puissants, contrastant avec ses lignes de chant plus claires et
mélodiques. Un ballon gonflable finit par rejoindre les festivaliers, ajoutant encore un peu plus
de fun au set qui se voulait déjà bien fédérateur. Malgré les
intempéries, Feat The Sun parvient à maintenir une excellente ambiance,
un bel avenir pour la scène rock française.

Heavylution Avec
Heavylution, comme son nom l'indique, le quintette français fait honneur au
heavy metal traditionnel. Fondé en 2005 dans la région stéphanoise, le groupe est
composé d'Olivier Dupont (guitare), Paul Eyssette (chant),
Laurent Descours (batterie), Benjamin Vidal (basse) et
Loïc Chalindar (guitare). Dès les premiers morceaux, les codes du
heavy sont parfaitement respectés avec des riffs accrocheurs, des rythmiques efficaces et bien
sûr des refrains fédérateurs. Laurent Descours impressionne par la
vitesse de son jeu, tandis que les guitares donnent irrésistiblement envie de battre la mesure du
pied. La voix de Paul Eyssette semble parfois un peu mise à rude
épreuve, sans doute aidée par les importantes variations de météo qui auront
accompagné une bonne partie du festival. Cela ne l'empêche pas de solliciter
régulièrement le public, multipliant les « oh oh oh » repris par les
festivaliers. Pour introduire Dreams Paranoïa, le chanteur invite le public à
l'accompagner sur les chœurs, une demande à laquelle les premiers rangs répondent
volontiers. Le groupe conclut son set avec Balls Of Steel, déclenchant un mosh pit
qui embarque définitivement les festivaliers.
Setlist: Children Obsession Rain Deadly Earth Spirit Dream
Paranoïa Balls Of Steel

Eight Sins Avec Eight Sins,
il faut s'attendre à ce que le Volcanic Fest bascule dans un joyeux chaos. Le
groupe français de thrash hardcore se constitue de Loïc "Loï" Pouillon
au chant, Arnaud "Arno" Groby à la guitare, Mikael "Mike"
Loran à la basse et Julien Alves à la
batterie. Dès le premier morceau, le ton est donné avec un circle pit
immédiatement réclamé. Très vite, le groupe en demande davantage, invitant
les festivaliers à slamer tout en continuant de tourner. Des frites de piscine sont alors
lancées dans la fosse pour permettre au public de « se mettre gentiment sur la tronche
», dans une ambiance des plus bon enfant. Loï enchaîne les
provocations avec humour, lançant un « Montrez-leur ce que veulent dire les menstruations,
je veux voir plein de sang ! », avant de lancer un circle pit réservé aux femmes
dans lequel je m'insère volontiers. Dans la foulée, un performeur cracheur de feu devient
lui-même le centre d'un circle pit improvisé. Le délire continue avec une
démonstration de « cartonnade », puis le chanteur sépare la fosse en deux
équipes qui s'élancent l'une contre l'autre au signal. « Il vous reste deux
chances de tout raser, deux chances de faire tomber la pluie dans la salle ! » hurle-t-il ensuite.
Les festivaliers répondent présents en improvisant un immense circle pit autour de la
régie. Pour conclure, Loï se jette à son tour dans le public.
Comme Locomuerte la veille, Eight Sins s'impose comme l'un des groupes
les plus fédérateurs et déjantés du festival. Bon, pari tenu, c'était
un joyeux bordel!

Silver Dust C’est au tour des
Suisses de Silver Dust d’investir la scène du Volcanic
Fest. Une première fois pour moi de les voir sur les planches, je les attends alors
avec impatience. Visuellement, le groupe en jette d'entrée de jeu arrivant grimés,
tirés à quatre épingles, arborant de superbes attirails (masques, chapeau haut de
forme). La classe à l'état pur. Le line-up est composé de Lord
Campbell (chant, guitare, synthés et programmation, Neiros)
(guitare), Kurghan (basse) et Mr. Killjoy (batterie). Dès
le début du show, la dynamique scénique s'installe, de vrais performeurs. On assiste
même à des jeux de réponses à la guitare entre Lord Campbell
et Neiros. Derrière les fûts, Mike (Mr. Killjoy) est
ultra expressif, grimaçant à chaque coup de baguette ! Les micros sont ornés de
fausses roses noires, peignant un décor résolument gothique. Sur le plan vocal, la
prestation de Lord Campbell m'évoque directement feu le groupe
HIM. Même lorsqu'un petit souci technique pointe le bout de son nez, le
frontman gère la situation d'une main de maître et meuble parfaitement l'intermède
le temps de régler le problème. Les Suisses n'hésitent pas non
plus à secouer le public et sollicitent un bon circle pit. Côté setlist, le
groupe nous offre une reprise de Bette Davis Eyes, agrémentée des voix sur bande
de leurs copains de Lordi avec qui ils ont réalisé le featuring studio.
Un peu plus tard, à la faveur d’un morceau instrumental, Lord Campbell
s'éclipse discrètement avant de réapparaître drapé dans une cape de
velours rouge et arborant un masque d'or à long bec. Une fois la cape tombée, un cracheur
de feu vient le rejoindre sur scène pour amplifier le spectacle, sur un titre d'une belle
inspiration gothique. Pour la petite histoire, les musiciens n'ont pas hésité
à enchaîner 5 heures de route pour venir jouer ce soir au festival. Une belle mise en
bouche avant leur grande tournée européenne prévue pour début 2027, et
comptez sur moi pour les revoir. Le concert se clôture en beauté sur l'épique
Symphony of Chaos. Une prestation théâtrale et maîtrisée du
début à la fin. Ils ne m'ont clairement pas déçus, et les échanges et
signatures au merchandising ne viennent pas noircir le tableau.
Setlist : Intro
- Ghost Song Fire! I'm Flying Devil's
Dance The Masters Of Fright Duo Guitares (Neiros + Lord
Campbell) Bette Davis Eyes Down Salve
Regina Drum Solo (Mr. Killjoy) Lucifer's Maze I Saw Your
Light Follow Me No Matter How Far Away Symphony Of
Chaos

KloneA-t-on encore besoin de
présenter le groupe Klone? Bon pour les retardataires, la formation originaire
de Poitiers propose un metal progressif pour le moins introspectif. Le groupe se
compose de Guillaume Bernard (guitare), Matthieu Metzger (samples,
contrôleur MIDI, claviers et saxophone), Yann Ligner (chant),
Jean-Étienne Maillard (basse), Aldrick Guadagnino (guitare) et
enfin Morgan Berthet (batterie). Avec Klone, pas de
démonstration de force permanente. Le groupe préfère installer des ambiances
profondes, faites de lenteurs assumées, de montées en puissance et de textures sonores qui
prennent le temps de s'installer. La voix claire et immédiatement reconnaissable de Yann
Ligner vient parfaire le tout. C'est une musique puissante qui ne vous percute pas : elle
vous attrape, vous enveloppe et vous berce. Une musique qui pousse presque à fermer les yeux tant
elle fait naître des images de notre propre monde intérieur. Au milieu du public, des
performeurs manient des artifices enflammés le temps d'un morceau, ce qui nous sort un peu de
l'introspection mais quelle expérience immersive tout de même! Les jeux de lumières,
que je n'ai finalement que peu évoqués tout au long de ce live report, méritent ici
une mention particulière car ils accompagnent magnifiquement les compositions et renforcent
encore la dimension émotionnelle du set. Les bruitages d'orage et de pluie résonnent
dans la salle. Une coïncidence presque parfaite avec la météo qui aura rythmé
une bonne partie de la journée. Le concert est aussi l'occasion de souhaiter un joyeux
anniversaire à Morgan Berthet, batteur du groupe, célébré
en ce jour. Avec cette prestation singulière et introspective de Klone,
c'est une autre manière de vivre le festival, presque les yeux fermés, avant que le groupe
ne quitte la scène une dizaine de minutes avant l'horaire prévu.
Setlist : The
Unseen Magnetic After The Sun Blink Of An
Eye Bystander Immersion Danse
Macabre Drifter Meanwhile Nebulous Yonder

SickMind Initialement formé sous le nom de
Silicium, SickMind est un groupe bordelais de death groove metal qui
vient clore cette seconde journée. Leur line-up actuel compte notamment
Téo, impressionnant derrière les fûts du haut de ses 18 ans, ainsi
que Damien, 35 ans, accompagné du reste de la formation. Passer juste
après Klone relevait presque du défi. Après une heure quinze de
metal progressif introspectif invitant à se laisser porter dans les bras de
Morphée, il fallait réussir à re-réveiller les
festivaliers. Et c'est mission accomplie, le groupe envoyant un set à la fois puissant et sans
temps mort. Au fil des morceaux, le bassiste quitte la scène pour aller jouer directement au
milieu des festivaliers, traversant la foule tout en headbanguant avec ses longues dreadlocks. Une
proximité qui renforce encore l'énergie déjà bien présente dans le
pit. À noter également que SickMind s'apprête à sortir
un nouvel album, de quoi confirmer la belle dynamique dans laquelle évolue actuellement la
formation. Un set relativement court de trente minutes il fallait donc être efficace et
intense et c'était clairement le mood pour finir parfaitement la programmation du jour.
Setlist
: Intro Shedding Skin Dark Code The Chaos
Beneath Our Feet Dead End Dry Earth New God
Encore une belle journée qui s'achève après
SickMind. La nuit va être courte, pourvu qu'il ne pleuve pas, en tente ça
ne pardonne pas.
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