La saison des Festivals bat son plein et le dernier week-end de Juillet, c'est le créneau historique de l'XTreme Fest haut lieu historiquement punk hardcore qui fête déjà ses treize années d'existence. Devenu référentiel, toujours mieux organisé / structuré, le Xtreme Fest se déroule toujours sur le site de Cap Découverte dans la bourgade du Garric, commune située entre Albi et Carmaux sur la circonscription historique d'un certain Jean Jaurès, patronage spirituel sous lequel vit tout le Midi-Pyrénées.
La mine ayant fermé ses portes au tournant du millénaire, l'ambitieux projet de reconversion du site en base nautique a vécu. Le lac a cessé d'être "maintenu", trop coûteux pour des dépenses publiques exsangues. Fini le télésiège et sa descente vertigineuse, terminée cette plage si plaisante et ses plaisirs aquatiques. Cap Découverte a de fait réduit la voilure et le format de l'XTreme Fest s'en trouve impacté à la marge.
J'y étais venu il y a trois ans pour les dix ans du Fest pour une belle journée hardcore et je n'y remets les pieds que maintenant. L'affiche historiquement punk n'étant guère à mon goût, la petite centaine de kilomètres depuis Toulouse était trop pour moi. Mais comme en 2023, une programmation sur une journée dédiée a capté mon intérêt alors j'ai retenu ce seul vendredi, deuxième jour de cette édition 2026.
Avec un oncle ancien mineur à Decazeville (le pendant aveyronnais de Carmaux), je m'offre un détour par le très intéressant musée de la Mine de Cagnac-les-Mines puis arrive sur le site. L'accès est toujours aussi aisé avec ses grands parkings. Rapide descente sur le site (300 mètres à pied) et déjà premières observations : le fonctionnement du lieu a quelque peu évolué. D'un modèle un peu bancal entre zone gratuite ouverte au public et scène principale payante, l'Xtreme Fest est devenu un "vrai" Fest. On paie désormais pour accéder à l'intégralité du site. Sans doute frustrant pour la commune et les locaux mais le modèle est ainsi plus lisible. Une fois montré patte blanche, on retrouve ce site coupé en deux, une place principale par laquelle on arrive avec food-trucks, un grand bar, une scène de concert (L'Estafette), un marché d'artisans, une zone pour recharger le cashless où l'accueil sur fond musical de Partenaire Particulier vous met direct dans l'ambiance. Amicale, familiale presque, on est de suite dans de bonnes dispositions.
L'autre partie du Fest circule autour de la Family Stage, la Main Stage couverte (ce qui a ses vertus), son immense bar, son merch. Sur le côté (droit lorsqu'on est face à la scène), on trouve le skate park investi par les festivaliers avec sa buvette et sur le parvis sa fameuse X-Cage, joyau de l'Xtreme Fest. Cette idée géniale avec cette scène fermée, étroite pour les musiciens où le public peut s'installer à 360° a vu son utilisation repensée. Historiquement la X-Cage jouait en alternance avec la Family Stage coupant vraiment le Fest en deux salles, deux ambiances avec la zone gratuite avec des concerts plus décalés de l'esprit Xtreme Fest. Désormais c'est l'Estafette qui gère cette alternance musicale et la X-Cage n'est plus investie qu'une fois par jour par un groupe soigneusement sélectionné. Le caractère plus exceptionnel de ce modèle rend le moment plus rare donc plus précieux, mais ça j'y reviendrai...
14h30, la journée commence, le site est encore gentiment endormi, les festivaliers se lancent gentiment. Ça discute, ça se retrouve, ça se raconte son année, ses aventures, tout cela dans un calme appréciable avant les différentes batailles annoncées ce jour. Ouverture du Bal des Furieux avec les locaux de Missing No (à prononcer Missing Number). Le quatuor nous vient de Castres, ville natale de Jean Jaurès, rivale historique d'Albi qui abrite les Usines Pierre Fabre et un excellent club de rugby. Mais on sait aussi y faire en Metalcore et si celui de Missing No ne brille pas par une originalité débordante, le taff est fait et bien fait. La journée est bien lancée. L'énergie est là, le gang vêtu de noir distribue les riffs, quelques breaks font le taff. C'est propre, c'est castrais.
L'ouverture de l'espace Family Stage réalisée, je file retrouver les lieux qui n'ont absolument pas changé. Dans la X-Cage, Split qui ne jouera que vers 19h termine son soundcheck devant les premiers arrivants. Déjà ça cogne très (très) fort, le chanteur semble possédé (même en soundcheck, ça promet). Moment cocasse : il fait remarquer que le son lui paraît manquer de puissance. Je ne sais pas ce que ça donnait dans les retours mais sous notre angle à nous, c'était déjà sacrément fort et puissant ce qui a fait sourire l'ingé-son. Un petit morceau pour prendre le rythme et c'en est terminé des balances. Il faut laisser place au premier concert du jour de la Family Stage assuré par les Montbéliardes de Fallen Lillies.
Il y a trois ans, Pogo Car Crash Controlassurait un show dantesque dans la X-Cage. Le groupe a malheureusement splitté depuis mais l'héritage de Lola Frichet réclamant "more women on stage" est bien présent et la dynamique, certes encore timorée, est réelle. Madam avait marqué les esprits l'an dernier, les excellentes Grandma's Ashes ont joué hier, place aux Fallen Lillies, quatuor 100% féminin. Le groupe bénéficie de très bons échos et c'est justifié. Je dois confesser que passer du soundcheck ultra nerveux de Split au heavy-rock plus racé des Fallen Lillies m'a nécessité un petit temps d'adaptation (toujours se mouiller la nuque !). La demi-heure trop courte passe trop vite, les Fallen gèrent bien, c'est dynamique, bien envoyé. La chanteuse assure très bien avec un joli grain de voix puissant ce qu'il faut pour densifier le tout. Allez pour chipoter, je dirai que la guitare manquait un chouilla de puissance mais c'est un détail et les Fallen ne sont pas venus pour tout casser (tâche dévolue à d'autres) mais lancer la journée sous la Family Stage avec un heavy-rock de qualité. Misson accomplie.
Retour à l'Estafette avec le premier gros show hardcore du jour. Severance nous vient de Bayonne et va délivrer un show hardcore comme on les aime. Bas du front, énergique, le pit n'en demandait pas tant et déjà les coreux sont à la fête. Avec des riffs tranchants, des breakdowns qui vont bien, une attitude très fédératrice, Severance a fait le taff, réveillé le pit et offert la première salve hardcore du jour. Le réveil musculaire fut assuré impeccablement. Moulinets dans le vide, coups de pieds dans le vide, bousculades organisées, le pit a pris feu.
C'est au tour des toulousains deSidilarsen d'envoyer leur rock / metal dansant. Je dois admettre que je n'en attendais pas forcément grand-chose dans une journée plutôt énervée. Sidilarsen s'est rappelé à mon bon souvenir et a délivré un excellent concert. Doté d'un son surpuissant, les riffs de guitares font un sacré effet sur une Family Stage déchainée. C'est dansant, c'est fun, entrainant. Sidilarsen a tout bon. Sa setlist en forme de best of cartonne. L'alternance vocale entre David « Didou » Cancel et Benjamin « Viber » Bury (aussi en charge des guitares) fonctionne du tonnerre. Les deux compères tiennent le cap depuis 1997 et le groupe ne l'a jamais semblé autant en place, si sûr de sa force. Tiens un petit mot sur le frontman David "Didou" Cancel. Il est épatant. Avec ses désormais cheveux courts (qui lui donnent un côté mec "normal"), il tient super bien sa scène. Il ne court pas partout, se déplace lentement mais ça le fait bien, il a du charisme, une vraie force tranquille. Et il chante bien en plus ! Il cumule discours positifs, appelle à la bienveillance avec des messages clairs et bien exprimés. (on aura droit à une variante démagogique et vulgaire plus tard dans la soirée, merci à David de nous avoir rappelé que l'on peut faire du fédérateur / bienveillant / humain avec élégance). On retiendra notamment le "c'est bientôt l'apéro est ce que vous êtes chauds ?" ou le "On est Sidilarsen, on vous aime.".
Les riffs sonnent comme des lames de rasoir, ça jumpe, c'est impeccable et parfaitement adapté au créneau horaire de milieu d'après-midi. Les toulousains vivent une belle année artistique avec un Hellfest prestigieux et le désormais traditionnel Sid Fest prévu au Bikini les 9 & 10 octobre prochain avec désormais deux soirées avec deux plateaux différents. Le groupe a d'ores-et-déjà communiqué sur un show old-school le premier soir puis un moderne le second. Ça vaudra le coup pour les fans. Sidilarsen c'était vraiment bien.
Petit moment plus léger. L'estimée camarade Lydie, festivalière active en cette saison 2026, me mentionne par message une certaine Andrea des Poulette Sisters, rencontrée lors du Volcanic Fest qu'elle me demande gentiment d'aller saluer de sa part. Je partage rapidement avec le lecteur l'improbable quiproquo de cette rencontre. Je pensais que c'était un stand de nourriture alors que c'est un merch de vêtements s'adressant à une clientèle féminine (Nota bene : Lydie est végétarienne alors le poulet, forcément, elle ne pense pas pitance en premier). Le stand est très sympathique et permet un échange sympathique notamment sur les problématiques de rentabilité des festivals ou la logique économique délicate inhérente à ses exposants présents sur nos Fest. Et on se rend compte que le business dans le cadre des Festivals est lui aussi mis sous pression !
Passé ce moment sympathique où on voit que l'amicale en Val de Loire fonctionne à merveille, au tour de Gravekvlt d'investir les planches de l'Estafette. J'avais clairement coché ce show et je n'ai pas été déçu. Quelle énergie ! Je dois admettre que je les ai crus suédois vu leur dégaine. Des shorts courts qu'on croirait ressortis des 70's / 80's, les moustaches qui renforcent cet effet, aucun sourire à l'horizon, les mecs de Gravekvlt ont vraiment dû écouter Black Sabbath dans leur jeunesse (et sans doute encore aujourd'hui).
En fait, Gravekvlt est originaire de Nantes (on aura voyagé ce jour au fil d'une affiche très réussie) et ça délivre un black n'roll absolument jouissif. Ça joue vite, le rythme est endiablé et ça ne débranche pas. Le fun est au max même si le côté dark peut bloquer. Gravekvlt peut aussi être décrit comme un stoner bien sombre. Enfin trêve de comparatif, Gravekvlt, c'est top. Le chant est ultra basique, des sons gutturaux sous forme d'onomatopées. Aussi j'ai eu l'impression d'entendre le même morceau pendant trois quarts d'heure mais ce n'est pas un reproche tant ce concert m'a plu, enthousiasmé. Bon faut accrocher au style car sinon ça a pu paraître long à certains, même s'il y a de quoi s'occuper sur le site. Clairement le groupe le plus sombre du jour, pour ma part j'ai adoré. Gravekvlt c'est génial et ça fonctionne très bien en Festival.
On franchit les frontières avec les allemands de Slope. Les allemands sont désormais bien connus des festivaliers eux qu'on a pu voir au Festival 666, au Hellfest ou encore au Motocultor (et j'en oublie sûrement). Est-ce du funk qui se la joue hardcore ? Du Hardcore qui fait du bien Funk ? On s'en moque, le résultat est chouette, original et marche vraiment bien en Fest. On repense bien sûr au grand Rage Against The Machine, autre fusion mais d'une autre époque, et plus encore à unTurnstile dans la démarche très moderne de mélange des genres. Slope tient une formule très efficace et fédératrice. Le quatuor allemand a su s'imposer, bravo à eux car ce n'était pas forcément gagné d'avance. Je dis quatuor mais je devrais dire quintette avec ce photographe / caméraman qui aura passé le concert sur scène avec eux pour les filmer. Je reconnais que ces pratiques (pas d'hier) me fatiguent un peu (sur un ou deux titres ok mais tout un show ?). C'est l'époque qui veut ça et ça fera sûrement de belles vidéos mais visuellement, c'est un peu étrange je trouve. En dépit de cette petite réserve, Slope c'était vraiment bien.
La ferveur monte en parallèle de ce show car Split s'apprête à investir la X-Cage pour le show du jour sur ce lieu. D'emblée, l'intensité de la séquence impressionne. Le public se masse progressivement autour de la cage alors que le groupe attend son heure juste derrière. On les voit juste avant que le show ne débute ce qui est d'ailleurs intéressant car le public n'a normalement pas accès à ces moments très intimes. Et on peut y voir le spectre des émotions humaines entre les musiciens concentrés, ceux plus détendus et souriants. Très vite, le public monte (littéralement) sur la cage et le groupe est littéralement cerné. Le rendu visuel est assez incroyable, on ne distingue même plus le groupe à plus de trois mètres de la cage tant c'est dense devant, autour. Le moment est assez dingue, le spectacle est total et c'est même presque le public qui assure le show. Circle pit géant autour de la cage, pogos incessants, ça remue sévère, ça tombe, ça se relève, ça se pousse. Les impacts sont réels, ça joue dur mais ça joue droit. C'est que nous sommes dans le Sud-Ouest, dans un bastion de rugby (plutôt à XIII ici d'ailleurs dans cette terre viscéralement populaire, les impacts y sont plus violents encore). Le créneau est parfait, 19h. Le show est si démentiel que même le soleil, aux abonnés absents ce jour (enfin !!) nous offre une petite apparition, sans doute intrigué par ce pur moment de sauvagerie. Un moment exceptionnel entre animalité brute et profonde humanité où le Xtreme Fest n'a fait qu'un. L'usage plus réduit de la X-Cage n'en a rendu ce show que plus exceptionnel. Bravo aux organisateurs pour ce réajustement juste génial. Et oui la rareté a parfois ses vertus. Et bravo à Split dont je n'ai même pas dit que le punk hardcore / crust était excellent. Parfait pour ce format de concert où groupe et auditoire ont coparticipé plus que jamais à la réussite absolue de ce moment. Le gang de Rouen a marqué les esprits et réalisé le braquage artistique du jour ce qui vu la densité du line up est une sacrée perf. Moi qui ne voyais Rouen que par sa cathédrale qui a tant inspiré Monet, je vais revoir mon jugement.
False Reality a probablement le pire créneau du jour de fait. Passer après un tel moment, ce n'est pas un cadeau. Pour autant, le groupe londonien a tiré son épingle du jeu avec un bon show et n'a franchement pas démérité avec son hardcore solide, ses riffs tranchants. Mené par une frontwoman impressionnante, False Reality incarne la scène hardcore anglaise moderne. Formé en 2023, s'inscrivant dans la continuité d'un Employed To Serve, False Reality incarne la modernité d'un business ayant bien intégré le phénomèneJinjer et sa chanteuse si marquante.Cage Fightqui jouera demain sur cette même scène est aussi de cette vague. Gros potentiel, on surveillera False Reality qui n'a pas eu la partie facile mais a fait le taff avec son excellent hardcore. La scène anglaise se porte bien, c'est très positif.
Groupes locaux en ouverture, montée en puissance de la renommée des groupes, le Xtreme Fest maîtrise bien la construction de son running order, vraiment les organisateurs méritent un grand coup de chapeau. Le Festival est désormais mature et sincèrement c'est un sans-faute le tout dans une atmosphère bienveillante, chaleureuse. On se sent bien à l'Xtreme Fest et ça mérite d'être souligné.
Retour aux concerts avec la première grosse affiche du soir avec les légendaires new-yorkais d'Agnostic Front. Le groupe revendique son appartenance à cette ville et c'est au son de New York, New York de Frank Sinatra que le groupe arrive sur les planches Le public leur mange dans la main, Agnostic Front à l'Xtreme Fest, c'est une évidence. Le groupe est le fondateur du punk rock hardcore new yorkais, c'est une référence absolue qui est sur scène là. On voit vite que les vétérans ne sont plus tout jeunes mais encore sacrément vaillants. Vincent « Vinnie Stigma » Cappuccio est toujours aussi souriant derrière sa gratte et dégage un réel capital sympathie. Avec sa crête, ses tatouages, le bonhomme tient encore la route. Je suis un peu plus réservé sur son comparse Roger Miret toujours aussi charismatique mais semblant à la peine sur le chant même sui l'attitude est impeccable. Pas grave, on s'en fout un peu, ça fait le job, c'est entrainant, bien mené dans une ambiance festive. Pour tout dire, j'ai eu le sentiment que c'était Craig Silverman guitariste embauché en 2014 qui tenait la boutique live. A la guitare et aussi aux chœurs (viriles), il est au four et au moulin. Le concert d'une heure est réussi, les morceaux phares font plaisir, la setlist est solide, le groupe en place. Un vrai moment de plaisir. C'est sur le My Way de Frank Sinatra que le groupe se retire après un show très apprécié.
Moins agréable (euphémisme) sera le concert de Lofofora. Est-ce l'âme de Jean Jaurès qui a "déchaîné" notre Reuno ? Je l'ignore mais déjà j'avais moyennement apprécié ses sorties lors du Hellfest 2024, là je l'ai trouvé franchement pénible. Déjà je persiste dans mon approche de "je suis là pour la musique, pas pour un meeting politique" mais quand en plus c'est fait en prononçant autant de vulgarités et d'injures... Bref je suis allé assister au soundcheck de la tête d'affiche de la journée et c'était très bien ainsi (merci au passage à mes camarades du site d'avoir "écouté" mes complaintes du moment !).
Biohazard c'est une autre légende du hardcore new-yorkais et ce dernier show du jour a tout écrasé (en plus de me nettoyer mes cages à miel). C'est sur fond de la légendaire BO de Rocky que le groupe commence et d'entrée, les bases sont posées. Le son des guitares est démentiel, c'est abrasif, surpuissant, de véritables lames de rasoir. Le quatuor historique (Billy Graziadei - Bobby Hambel - Danny Schuler - Evan Seinfeld) a repris les choses en main, le résultat est fabuleux. Déjà le groupe a l'air sacrément affuté (physiquement) mais aussi hyper en place (musicalement), l'énergie est à son maximum. Le seul petit point que je m'amuse à relever est le français très approximatif de Billy Graziadei mais déjà l'effort est louable et surtout on s'en fout complètement. Même c'était marrant de voir le regard d'Evan Seinfeld constatant l'échec de la communication de son comparse Billy. Les musiciens ont l'air de vraiment bien s'entendre, dégagent une vraie complicité. Les nouveaux morceaux issus de Divided We Fall (2025) (dont un F*** The System très engagé) confirment que le groupe en a encore sous le capot. Un concert génial entre tradition et modernité, une heure de pure folie portée par un son d'une puissance rare, ultra abrasif. Au Hellfest 2024, le groupe m'avait épaté et j'avais regretté d'avoir dû couper la poire en deux avec Machine Head jouant sur la Main Stage. Enorme show des new-yorkais dont la grande forme est notable. Biohazard a connu un parcours compliqué, du succès phénoménal des débuts à des querelles internes menant à une séparation. Une trajectoire finalement assez classique, mais le retour aux affaires depuis 2022 est une réussite absolue. Profitons-en !
Voilà c'en est fini de ma seule journée à l'Xtreme Fest 2026. Une journée dense, passée à une vitesse folle. La qualité de l'affiche m'a particulièrement impressionné, l'atmosphère générale aussi, que j'ai trouvée encore plus plaisante qu'il y a trois ans. Assumant son modèle de Festival, l'Xtreme Fest a réalisé d'excellents réajustements dont cette fameuse X-Cage, trésor local optimisé dans des proportions que je pensais inatteignables Une vraie belle journée, dense, permise aussi par une météo enfin plus clémente nous qui galérons dans les chaleurs de cet infernal été. Un moment hors du temps comme l'offrent les meilleurs festivals, ceux de grande qualité. Et l'Xtreme Fest en est un, avec son atmosphère hardcore si propre à ce lieu, ce coin du Tarn à l'histoire complexe et passionnante.