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le 14 septembre 2026.

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Artiste/Groupe:

Gorod

CD:

The Ember Gone

Date de sortie:

Aout 2026

Label:

Indépendants / Base Productions

Style:

Death Metal très progressif

Chroniqueur:

JeanMichHell

Note:

17/20

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Vous le savez à la rédaction : nous avons un petit faible pour les Bordelais de Gorod. Il suffit de jeter un œil à nos archives pour y trouver plus de vingt articles consacrés au groupe. Et s’il y a une chose que nous avons apprise au fil des années, c’est que le quintet possède l’art et la manière de rendre chaque album différent. Chez eux, il n’est jamais question de stagner : toujours essayer quelque chose de nouveau, parfois plus vite, parfois plus fort, parfois plus haut. Et comme la rédemption vient toujours du ciel, The Ember Gone est un album qui invite clairement à s’élever et à prendre de la hauteur.

Histoire d’évacuer ce qui me chiffonne, commençons par ce qui me rend un peu chafouin. Comme tout bon amateur de Death, j’attends de Gorod des riffs capables de me déplacer la mâchoire et de me faire moucher rouge. Or, dans cet album, ces moments-là sont rares… pour ne pas dire inexistants. Aucun Birds of Sulfur, aucun Chrematheism à l’horizon. Le groupe avait évoqué une inspiration tournée vers la transcendance : ils vont en réalité bien plus loin, et livrent un album de metal technique progressif. C’est vraiment ce qui me manque ici, mais je ne doute pas que le live rendra à mes dents ce qui appartient à mes dents.

À part ce regret éminemment personnel, The Ember Gone est un album d’exception, travaillé dans ses moindres détails avec une minutie incroyable. Nous connaissions la virtuosité parfois presque agaçante du groupe ; mais lorsque cette technique est mise au service de la mélodie, elle fait littéralement vriller le cerveau. Mathieu Pascal l’avait annoncé : c’est un album « plus libre, plus ouvert ».

Dès les premières secondes de Signs, Gorod annonce la couleur : nappes synthétiques, mélodies hyper travaillées, ambiance presque cinématographique, subtile mais tendue… et surtout du chant clair. Remains s’inscrit dans la même veine et conclut l’album avec la même sensation d’élévation que son homologue qui l’ouvre. Impossible également de passer à côté de Regret, véritable bijou rythmique : Karol Diers et Benoît Clauss y abattent un travail monumental, au point que tout l’habillage autour de leur prestation en devient presque anecdotique.

Avec un peu de recul, avoir choisi Forgiveness pour annoncer ce nouvel album était totalement cohérent. Le morceau débute comme un titre post-rock, avant un riff hallucinant du duo Pascal / Alberny, une avalanche de notes, du chant clair, une rupture rythmique… puis le retour de Nuts avec un growl massif qui rappelle que Gorod garde ses racines solidement ancrées dans le metal. Ignite est également là pour nous le rappeler.

The Ember Gone pourrait laisser croire, pour des oreilles peu entraînées, que nous avons affaire à un album « pour musiciens ». Mais la prestation mélodique est telle qu’elle accroche forcément. L’album est certes plus accessible, mais il préserve l’ADN du groupe. On connaît l’affection toute particulière de Mathieu Pascal pour la musique des années 70 (qu’il s’agisse de la scène progressive ou heavy, aventureuse et novatrice pour l’époque) je conclurai donc sur cette question : Et si Gorod avait créé l’album de Death des années 70 ? (Vous avez deux heures.)

Tracklist de The Ember Gone :
01. Signs
02. Devise
03. Forgiveness
04. Regret
05. Crimson
06. Ignite
07. Ember
08. Remains

 

 

 

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