Danko Jones

Date

15 Novembre 2010

Lieu

Rockhal, Esch sur Alzette Luxembourg

Chroniqueur

Xav

L I V E R E P O R T

Deux concerts en ce lundi 15 Novembre à la Rockhal de Esch. Tandis que Jamie Cullum se produit dans la grande salle, Danko Jones remplit un peu plus de la moitié du Club. C’est bien triste mais voila : Danko ne peut pas lutter contre quelqu’un dont le plus grand succès est la reprise de Don’t Stop The Music de Rihanna. Nous y reviendrons.

J’arrive à la bourre comme d’habitude et je rate The Young Guns. Ce qui saute aux yeux alors que l’on attend patiemment la tête d’affiche : les néons placés à l'horizontale de part et d'autre de la batterie de Dan Cornelius. Ils changent de couleur en fonction du titre joué, une idée un peu cheap mais que je trouve bonne, donnant un petit air rétro au show.
Danko enchaine six titres sans temps mort, pas même un petit silence pour entendre les applaudissements et les cris du public. La rythmique est carrée, sobre et efficace. John Calabrese, le bassiste, assoit bien le rythme et harangue la foule tandis que Dan Cornelius est plus qu'efficace et balance quelques breaks un peu plus techniques, le tout avec un kit de batterie minimaliste.

Après cette mise en bouche, Danko nous parle enfin. Ceux qui connaissent le bougre savent que c'est un orateur hors pair et j'avoue qu'après cet enchainement sans communication avec le public, je commençais à m'inquiéter : il fait la gueule ou quoi ? Mais il nous rassure avec un speech hilarant où il nous demande qui joue dans la grande salle. On lui répond "jazz pop" et lui de répèter "fucking jazz pop" avec un air de dégoût sincère. Il nous explique qu'il y a un problème : le rock 'n roll dans la petite salle et "fucking jazz pop" dans la grande salle. Il nous ordonne de ramener nos potes la prochaine fois pour remplir la grande salle et que "fucking jazz pop" devra se contenter de la petite. Sacré Danko qui aura bien déridé l'ambiance ; son énergie et sa hargne étant contagieuses.

La setlist met comme prévu le dernier Below the Belt à l'honneur mais n'oublie pas que Sleep Is The Enemy est leur album le plus acclamé puisqu'ils nous en proposent six extraits. Un seul rescapé du décrié Never Too Loud : le tube Code Of The Road. Un autre moment fort est ce classique qu'est Mountain et son hommage à des légendes décédés : Cliff Burton, Bon Scott, Peter Steele, James Brown, Johnny Cash, Joe Strummer (j'en ai la larme à l'oeil, j'avais oublié qu'il était mort...), une ribambelle d'autres noms que j'ai oubliés et enfin "le meilleur chanteur de tous les temps, meilleur que Elvis et Michael Jackson réunis : Mister Ronnie James Dio" ! Ca file des frissons, je vous assure !

Le trio revient assez vite pour les rappels qui sont au nombre de quatre dont mon préféré de Below The Belt : Tonight Is Fine. Avant de balancer le der des ders Samuel Sin, Danko présente ses deux compères et finit par ceci : « My name is Danko Jones and my mom raised the devil's child ».
Le groupe a bien alterné titres rapides et compos plus lourdes, le tout dans une très bonne ambiance, compte tenu de la faible affluence. JC a eu un peu de mal sur les choeurs de Baby Hates Me mais c'est bien le seul point négatif. En tout cas, je doute que Jamie Cullum ait plus de bagout que Danko ! Quel charisme, quelle présence et bien sûr, Mesdames, Mesdemoiselles : quelle langue !


Setlist :

I Think Bad Thoughts
Active Volcanoes
Play The Blues
Forget My Name
Sticky Situation
Code Of The Road
First Date
Had Enough
Baby Hates Me
Full Of Regret
Sugar Chocolate
Sugar High
Invisible
Lovercall
Mountain

Rappels :

Dance
Tonight Is Fine
She’s Drugs
Samuel Sin

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