Bloody Hammers

Artiste/Groupe

Bloody Hammers

CD

Bloody Hammers

Date de sortie

Novembre 2012

Label

Soulseller Records

Style

Stoner occulte

Chroniqueur

Orion

Note Orion

15/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Pas mal de groupes ces temps-ci ont envie de s’échapper de l’époque actuelle en nous proposant un petit retour en arrière, direction les seventies. Est-ce à cause de la crise ? Toujours est-il qu’après le très bon dernier album de Witchcraft, les américains de Bloody Hammers, avec leur premier album éponyme, vont encore plus loin dans le trip revival seventies, à grand coup de riffs bien lourds et d’atmosphères enfumées. La première vidéo mise en ligne pour le morceau Fear No Evil ne laisse planer aucun doute quant aux intentions du combo américain : la nénette les seins à l'air et les hologrammes psychédéliques, c'est totalement dans l'esprit flower power des années 70. On pense d’ailleurs à un certain Hawkwind avec ce visuel. Et puis le logo du groupe, il ne vous rappelle pas celui de Black Sabbath, époque Master of Reality ?
Le décor est planté. Et on sait où l'on va.

Ce morceau, Fear No Evil, nous plonge bien profondément dans l’ambiance qui sent bon le pétard et le patchoulis, on voit d’ici la chambre avec le papier peint à grosses fleurs et la coccinelle de Volkswagen (à fleurs elle aussi) devant le garage. Et pourtant, en dehors de ces clichés, si Bloody Hammers se la joue seventies à fond, ils n’oublient pas de glisser une pointe de modernité dans la vieille recette éculée. Le son ne fait pas trop daté mais respecte tout de même les règles en vigueur pour les productions de ce type, comme le son des grattes par exemple qui sonnent bien vintage. De plus, Bloody Hammers mêle à sa musique quelques sonorités qui créent une ambiance un peu Horror Rock (l’intro de Say Goodbye to the Sun, genre de titre propice à l’écoute avec le pétard aux lèvres – non, je ne fais pas l’apologie de la fumette…). Le synthé, bien vintage lui aussi, qui s'invite sur quelques titres, sonne de manière assez sinistre sur ce morceau. De même, quelques bruitages inquiétants introduisent le morceau Beyond The Door.
Black Magic (rien à voir avec le morceau emblématique de Slayer) est plus entraînant. Et là, on pense immédiatement à Black Sabbath avec ce chant qui rappelle presque celui de Ozzy. Influence encore plus marquée sur le titre Souls On Fire. D’une manière générale, à l’écoute de l’album, c’est l’influence majeure qui se dégage du fait de riffs assez lourds, d’autant que le groupe américain joue également la carte de l’occultisme. Les solos par contre sont originaux et ne cherchent pas à être des copies de ceux de Mister Iommi. Tant mieux. De manière plus étonnante, on découvre aussi un aspect de la musique de Bloody Hammers qui n'est pas sans rappeler les deux premiers albums de Danzig (flagrant sur le titre Trisect par exemple). Au final, voilà un album plutôt varié, passant de morceaux bien heavy (The Last Legion Of Sorrow) à des titres un peu plus "légers" comme The Witching Hour, au refrain plus mélodique. Et pour confirmer cela, l’album se termine sur une ballade, Don't Breathe A Word, jouée uniquement à la guitare acoustique.

Décidément, on en a une nouvelle fois la preuve avec ce premier album de Bloody Hammers, c’est encore avec des vieilles recettes qu’on fait du neuf. Mais ça fonctionne, le tout est bien sympathique. Le recyclage, ça a du bon.
Maintenant, attention que cela ne devienne pas une habitude. Quelques groupes pour perpétuer la tradition, c’est bien. Il ne faudrait pas qu’il n’y ait plus que ça…

 

Tracklist de Bloody Hammers :

01. Witch of Endor
02. Fear No Evil
03. The Last Legion of Sorrow
04. Say Goodbye to the Sun
05. The Witching Hour
06. Black Magic
07. Trisect
08. Beyond the Door
09. Souls On Fire
10. Don’t Breathe A Word

Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum !