Diabolical

Artiste/Groupe

Diabolical

CD

Neogenesis

Date de sortie

Septembre 2013

Label

Vicisolium Productions

Style

Death Metal

Chroniqueur

Orion

Note Orion

15/20

Site Officiel Artiste

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C H R O N I Q U E

Diabolical nous vient de Suède. Le groupe, formé en 1996 par Sverker Widgren (guitare et chant), d'abord sous le nom de Misanthropic Orchestra, a aujourd'hui à son actif quatre albums longue durée et un EP. Le groupe évolue dans un Death Metal technique qui défouraille sec. Intéressons-nous aujourd'hui au cinquième album de ces Suédois, intitulé Neogenesis.

Into Oblivion montre dès le début de cet album que Diabolical n’est pas là pour plaisanter. Un bon gros Death Metal servi sur blasts avec de grosses orchestrations en renfort. Un nom vient tout de suite à l’esprit : Septicflesh. Car comme les Grecs, nos Suédois savent intelligemment marier leur Death Metal avec quelques orchestrations subtiles qui valorisent leur musique. La voix de Sverker Widgren est bien profonde et rappelle elle aussi celle de Seth Siro Anton.
Metamorphosis attaque avec encore plus de véhémence. Ca blaste furieusement, on est plus dans l’esprit du Brutal Death sans orchestrations cette fois-ci, avant que tout ne s’arrête… et redémarre avec des chants d’esclaves à la Nile. Et justement, le troisième morceau, Oracle, démarre en mode oriental. Mais la comparaison avec Nile s’arrête là, le titre joue plus sur l’ambiance même s’il recèle lui aussi du blast à tout va. Quelques chœurs grandioses s’invitent à la fête.
C’est ensuite Ex qui vient nous caresser dans le sens du poil, un petit instrumental de moins de deux minutes au piano et au violon. Un répit avant d’affronter un World in Silence où l’on passe de blasts furieux à des passages plus softs et avec en prime un refrain digne de ce nom. Ce titre a une structure très "black metal" en fait. Peut-être mon morceau préféré de l'opus.
Reincarnation Of The Damned est plus lourd mais sacrément efficace lui aussi, avec son petit côté inquiétant. On a droit à quelques chœurs bienvenus sur le refrain et un petit passage en guitare acoustique. Fields of Nihil est dans le même esprit, on y retrouve quelques chœurs sur le refrain, une voix claire et un passage soft en fin de morceau.
Je vous fais grâce du titre par titre jusqu’à la fin, l’esprit des derniers morceaux correspond au début d’album, en alternant du bien sauvage (Wolve’s Choir) et du plus ambiancé (The Age To Come). Enfin, le dernier instrumental, uniquement orchestral avec quelques chœurs, fait de nouveau fortement penser au travail de Christos Antoniou au sein de Septicflesh et Chaostar.
Peut-être à cause de la durée de l’avant-dernier titre (plus de huit minutes), la fin de l’album m’a toutefois paru un peu longuette et assez indigeste. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il faille faire l’impasse sur cet album.

Neogenesis devrait plaire à tous les amateurs de Death brutal et technique mais qui peut être aussi mélodique et orchestral à la manière d’un Septicflesh. Très bon album et bonne découverte au niveau personnel dans la mesure où je ne connaissais pas le groupe avant.

 

Tracklist de Neogenesis :

01. Into Oblivion
02. Metamorphosis
03. Oracle
04. Ex
05. World in Silence
06. Reincarnation of the Damned
07. Fields of Nihil
08. Dialogue with the Dead
09. Wolves' Choir
10. The Age to Come
11. Humanitas

 

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