DIGNITY

Artiste/Groupe

Dignity

Album

Project Destiny

Date de sortie

29 Aout 2008

Style

Hard Mélodique

Chroniqueur

Christian

Note

15/20

Site Officiel

myspace.com/dignityband

C H R O N I Q U E

Pas de doute, voilà un album qui fleure bon le mélodique : d'abord parce-que le chanteur met du coeur à l'ouvrage, ensuite parce-que deux, trois écoutes vous suffiront pour murmurer les refrains, enfin parce-que les soli de guitare ne manquent pas... Avec un tableau aussi grossièrement brossé, j'ai convaincu les inconditionnels de Royal Hunt : comptez-vous, trois pelés, deux tondus, les cinq qui étaient au Ninkasikao pour la dernière tournée Française... Pour les autres, j'ajouterais qu'une bonne base rythmique assied le discours musical : de la double pédale mais pas seulement, bassiste et claviériste ne s'en laissent pas compter ! Les morceaux débutent immanquablement par une plage appuyée de guitare au son clair relayée par batteur et chanteur : de l'ultra-classique donc, mais bien exécuté...En tentant de rallier la famille élargie du power-metal, j'ai perdu la frange borderline à la recherche de l'originalité à tout prix...

Les performances techniques de nos Autrichiens raviront les amateurs éclairés, voire même les maniaques pointilleux mais je n'aurais aucun argument pour la branche extrémiste (c'est pourtant avec elle qu'on gagne les élections...). Après tout, pourquoi faudrait-il que je ratisse aussi large, je n'ai aucune prétention électorale, moi, juste la volonté de ne pas vous faire rater une occasion de vous régaler à l'écoute d'un bon album !

Assez tergiversé, Dignity mérite le détour : "Project destiny", le premier morceau vous plante rapidement le décor : belle voix de Jake E. (soit dit en passant, recruté de dernière minute...) alternée avec le refrain repris en choeurs, premier plan puissant basse/guitare, batterie qui martelle, clavier en fond, rupture de rythme, piano puis solo propret de gratte et retour du refrain : ultra-classique mais on ne s'en lasse pas quand on est fan de la recette...

Les deux tîtres suivants s'avèrent bien supérieurs car plus construits et tout le monde s'y lâche dans une espèce de jubilation contagieuse : ce n'est jamais rapide, pas complexe pour un sou mais ça vous caresse dans le sens du poil : que demander de mieux ? Si vous manquez de temps, faites l'impasse sur "Icarus" et "Inner circle sympathy" trop gentillets, à la limite du sirupeux... Heureusement, la suite nous accroche à nouveau : "The edge of the blade" le chant y est superbe, mais surtout "Inner demons" plus speed avec des claviers bien sentis... Dommage qu'on termine sur une reprise de Chris De Burgh : "Don't pay the ferryman" sans saveur...

Pas de doute : je n'ai convaincu que ceux qui ont aimé Firewind, Empire ou Symphonity (plus récemment) et c'est tant mieux puisque ce premier album n'a pas la prétention de révolutionner le monde du métal, juste de vous faire passer un bon moment !