Doyle Airence

Artiste/Groupe

Doyle Airence

CD

Monolith

Date de sortie

Septembre 2013

Label

Lifeforce Records

Style

Post-Hardcore

Chroniqueur

Lurk

Note Lurk

14/20

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C H R O N I Q U E

La vie des groupes peut parfois s’avérer difficile pour des raisons… stupides ! Prévu pour nettement plus tôt dans l’année, le deuxième album longue durée des Parisiens, Monolith a failli ne pas voir le jour car un groupe de ce nom existe déjà outra atlantique et son leader, Doyle Wolfgang Von Frankenstein (ex Misfits, bravo les stars !) était prêt à en venir à la justice. Pendant ce temps les Who se font plagier leur morceau le plus connu et... pas grave ! Ce monde est bel et bien incohérent. Toutefois trêve de bavardages, venons-en aux principaux intéressés, les membres du Doyle français, que nous appellerons maintenant Doyle Airence.

Nous avons donc ici affaire à du post-hardcore avec quelques petits côtés screamo par-dessus le marché. J’avoue avoir été appâté par le morceau Friendly Fire qui m’avait sérieusement mis l’eau à la bouche, avec son rythme assez soutenu, des mélodies prenantes et des rythmiques punchy. Bon, à vrai dire, ce n’est pas vraiment représentatif du reste de l’album, qui traine la plupart du temps un rythme pesant plus souvent contrebalancé par des atmosphères déchirées que par un quelconque espoir de légèreté. Et c’est cohérent, le jour où un groupe de post-hardcore chantera sa joie de vivre n’est pas arrivé ! Mais alors, ces atmosphères sont-elles prenantes ? En tout cas les gars de Doyle Airence ne se privent pas de forcer l’ambiance avec des morceaux composés uniquement de samples en introduction, au cœur de l’album et en conclusion. Pour un effet plutôt bateau, ne nous le cachons pas. Mais le reste des morceaux envoie correctement avec quelques moments forts (Friendly Fire, We Were Kids…) qui font plaisir. Au niveau du chant, les hurlements typés hardcore sont toujours placés judicieusement sur des parties instrumentales lourdes à souhait, on a parfois le droit à une petite partie claire par-ci où à un chœur par-là ce qui aère, donne un souffle à l’auditeur.

L’atmosphère est donc prenante, et n'est pas sans me rappeller celle présente sur le dernier album de Lodz, avec ce côté propre au post-hardcore où l'on extériorise ses sentiments les plus sombres pour plonger l'auditeur dans une introspection cathartique. La différence réside dans les accélérations présentes sur cet album, Monolith, et une plus grande diversité de chants.

Mais de même que pour Lodz, il faut faire l’effort de se plonger dedans pour en profiter, je suis difficilement « happé » malgré moi dans l’écoute de cet album, même si je le trouve agréable à écouter.  C’est un album que je recommande aux amateurs de post-hardcore, les autres, cet album ne devrait pas changer votre vision des choses.

 

Tracklist de Monolith :

01. 03.11.11
02. Painting With Lights
03. Friendly Fire
04. The Great Collapse
05. Effort.Accumulation.Revelation
06. Left Unsaid
07. Liquid Skies
08. Destruction.Discovery.Meditation
09. Stonefields
10. We Were Kids
11. Collisions

 

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