BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Entre thrash et death, Hatesphere est un peu l’archétype du bon « faiseur » de musique. Rien d’incroyable, le groupe danois ne réinvente rien mais délivre inlassablement un bon thrash / death efficace, qui fait le job. En live, c’est la caricature de la première partie efficace mais à ma connaissance, je les ai rarement vus tourner en headliner ou alors dans un format club plutôt intimiste. Hyper satisfaisant, plaisant pour les fans, très bons pour « chauffer » les salles mais voilà le groupe a son plafond de verre. Et soyons francs ce nouvel album est bon mais ne devrait pas permettre au groupe de décoller plus haut. C’est ainsi, difficile dans ce business (comme dans la vraie vie) de sortir d’une case dans laquelle on a été mise (ou dans laquelle on s’est potentiellement mis soi-même, les deux s’entremêlant de manière parfois retorse).
Douzième album des danois (comme rappelé sur le titre du morceau introductif) mais surtout le second avec Mathias Uldall au chant. Ce dernier a pris ses marques, fait désormais partie du collectif depuis 2022 et a pu apporter sa pierre à l’édifice. Dans les faits, c’est Peter « Pepe » Lyse Hansen le guitariste qui pilote le groupe depuis 2000. En ce sens, la formule du groupe n’a guère évolué. Déferlante thrash, grosses rythmiques classiques du style, Hatesphere s’inscrit dans la continuité d’un registre plutôt balisé (rien ne ressemble plus à une rythmique thrash qu’une rythmique thrash). Morbid, Snake Charmer en sont ici d’excellents exemples, ça fonce à 100 à l’heure, c’est enlevé, bien exécuté. Hatesphere c’est scandinave, solide. D’ailleurs cette région n’est guère réputée pour son thash mais plutôt son death et on y retrouve quelques éléments avec une intensité solide et une certaine noirceur.
Les roulements de toms permettent de bien gérer les intros, de bien relever la sauce. A contrario, je trouve Hatesphere moins percutant lorsque le groupe part sur des mid-tempos. Un Bottom Feader est moins rapide, plus écrasant, le résultat est moins convaincant, les danois étant plus à l’aise lorsqu’ils accélèrent le tempo. Au final un bon disque d’Hatesphere, un groupe solide et fiable. Pas géniaux pour deux sous mais une vraie valeur sûre qu’on devrait retrouver sur les planches rapidement.