Kingdom Come

Artiste/Groupe

Kingdom Come

CD

Rendered Waters

Date de sortie

Mars 2011

Style

Hard Rock

Chroniqueur

Didier

Note Didier

12/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Bon, j’avais tenté de le sauver des eaux sur l’album précédent, Magnified, qui semblait explorer des sonorités un peu nouvelles, mais là je ne comprends plus. Notre ami Lenny Wolf, le chanteur de Kingdom Come depuis l’origine du groupe début 80, tourne un peu en rond. Il nous propose un nouvel album, Rendered Waters où sa voix est toujours là, frêle, pleurnicharde, mais que j’aime bien, il y joue de tous les instruments (Kingdom Come est devenu son projet personnel en fait), sauf les soli de guitare confiés à Eric Förster. Le souci, c’est qu’il semble n’avoir plus rien à dire. Et donc sur les onze morceaux de l’album, on en compte en fait que trois nouveaux. Les autres sont des réinterprétations d’anciens morceaux, voire même de très anciens morceaux (Break Down The Wall, de l’époque où il chantait avec Stone Fury avant Kingdom Come – très bon, entre parenthèses). Certes, ils sont excellents (The Wind particulièrement). Certes, ils sont réenregistrés avec des moyens plus récents, parfois réarrangés (plus lents souvent) mais comme on dit en anglais : what the fuck ? Et alors ? On tourne carrément en rond. Non ? Lenny, lui, a une autre explication. Il s’ explique et prétend remettre au goût du jour des morceaux restés injustement dans l’ombre. Il est vrai qu’il n’a pas repris les morceaux tubesques de la grande époque, et on lui donne raison là-dessus. Mais quand même. Ca reste maigre. Quant aux trois nouveaux morceaux, The Blue Trees, Is It Fair Enough et Don’t Remember, ils ne cassent franchement pas trois pattes à un canard, on se demande même s'ils n’avait pas été écartés de l’album précédent. Enfin bref, Blue Trees est un morceau mid-tempo, à la batterie lourdingue, seul le riff de guitare sort un peu du lot. Le solo de guitare n'est pas trop mal non plus, mais c’est un morceau qui manque cruellement d’originalité. Is it Fair Enough, plus rock and roll, plus léger, est finalement celle que je préfère des trois, car une fois de plus la voix de Lenny lui permet de s’en sortir avec classe. Enfin, Don’t Remember est l’archétype de la power ballade Kingdom Com-ième, avec un son proche d’un vieux Led Zep, une voix qui vous remue… ou pas, un bon solo de guitare, le tout semble très poussif quand même.

Encore une fois, il n’est pas facile de trancher, j’aime Kingdom Come, et je pense que j'aimerai toujours car j’aime la voix de Lenny qui me touche, cette sorte de style looser, fragile et puissant à la fois, m’a toujours accroché, et cet album ne fait pas exception. Maintenant, à la question "est-ce que cet album est essentiel ?", ma réponse est non, et je préfère rediriger mes amis lecteurs vers le bon vieux Kingdom Come (premier album), et le son d’époque, pour découvrir l’origine du phénomène Kingdom Come, ou bien l’album précédent, Magnified, pour découvrir le son Kingdom Come d’aujourd’hui. Rendered Waters, ne me semble ni vraiment une chose, ni vraiment l’autre.

Tracklist de Rendered Waters

01.  Can’t Deny
02.  The Wind
03.  Blue Trees
04.  Should I
05.  I’ve Been Trying
06.  Pushing Hard
07.  Seventeen
08.  Is It Fair Enough
09.  Living Out Of Touch
10.  Don’t Remember
11.  Break Down The Wall

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