Sous le premier titre Pulse, il ne fallut pas plus de dix secondes pour savoir où on se situe avec Movements. Une voix qu’on croirait sortie d’un de ces teen movie qui ont tant fleuri au début au siècle et cette guitare qui sonne tellement 90’s. Un peu grasse, ça sonne tellement post grunge. Certains y voient du post hardcore, ok pourquoi pas mais hyper mélodique alors. Il y a un vrai côté emo ce qui nous renvoie à leurs origines californiennes, du sud de cet état tellement à part dans la culture US.
Actif depuis 2015, déjà trois albums au compteur, quatre avec ce Happier Now, Movements assure un grunge soft, délicieusement vintage, ouvertement rétro. Un vrai plaisir pour les fans du genre ou celles et ceux qui ont grandi dans les 90’s. Movements c’est la voix mélodique et plaintive de Patrick Miranda, la guitare gentiment noisy grungesque de Ira George, la basse arrondie de Austin Cressey et la batterie plaisante de Spencer York.
On est de suite dans l’ambiance je l’ai dit. L’intro de guitares de Dissolve Me attire de suite l’oreille. Le groupe a ce petit côté mélancolique (Back in my Ways) qui le rend attachant, donne une profondeur à leur musique par ailleurs plaisante à écouter. C’est bien simple, on lance l’album et on ne voit pas le temps passer. Il y a ce groove grungesque qui passe bien (Everything Is Fine), rien d’énervé ici, une écoute calme, posée, très rock, chill dirait les jeunes. Quelques envolées lyriques de Patrick Miranda offrent de vrais moments et accompagnent bien des riffs de guitares mélodiques et bien distordues.
Il y a bien cette guitare qui part dans ses délires gentiment tordus, serpentent, se promènent dans un monde coloré, un peu fade mais non dénué d’émotion. Bon groupe offrant un post hardcore accrocheur, hyper mélodique mais non sucré, donnant ainsi une profondeur à la musique de Movements.