Snakecharmer

Artiste/Groupe

Snakecharmer

CD

Snakecharmer

Date de sortie

Janvier 2013

Label

Frontiers Records

Style

Hard Rock

Chroniqueur

Didier

Note Didier

16/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

C H R O N I Q U E

Vous aimez les histoires de serpents ? Laissez-moi vous en conter une belle.

D’abord, reconnaissons qu’il était facile de passer à côté de ce premier album de Snakecharmer du même titre. La pochette est relativement banale alors que, pourtant, derrière ce charmeur de serpent se cache un groupe de musiciens qui ne nous sont pas inconnus. En effet, le noyau de Snakecharmer est formé de Micky Moody (guitare) and Neil Murray (basse), tous deux membres originel du Whitesnake historique (époque 79-81), celui des Ready And Willing et Come And Get It et autres. Autour des deux ex-serpents blancs, on trouve Laurie Wisefield (guitare) d’un autre groupe mythique anglais, Wishbone Ash, Harry James (batterie) ayant partitipé à Thunder et Magnum, Adam Wakeman (fils de Rick Wakewan, aux claviers bien sûr, comme papa) aussi clavier de Ozzy Osbourne, et enfin Chris Ousey (Monroe, Heartland), au chant. Peut-on parler de super groupe ? Difficile à dire encore, mais le savant brassage artistique de ces musiciens possédant une grosse expérience musicale fonctionne à merveille car cet album est un vrai plaisir à écouter. Le style est plutôt hard rock, un peu bluesy, avec un petit côté sudiste, fort sympathique. Le tout est bien produit (par le groupe) avec un gros son, assez américain assez varié oscillant entre Whitesnake, Foreigner et Lynyrd Skynyrd.

Par exemple My Angel, qui ouvre l’album serait dans la première catégorie, typé Whitesnake. La voix de Chris Ousey est très agréable, il possède un petit défaut de langue assez identifiable et transmet une grosse dose d’émotion dans son chant. C’est marrant, par moment il me fait penser à Tina Turner en mec. Le morceau bien rythmé par une guitare acoustique, est agrémenté d’un refrain hyper accrocheur et on trouve aussi un excellent break chant, suivi d’un bon petit solo de guitare slide très Whitesnake. Guilty As Charged, qui est un des meilleurs morceaux de l’album, est de la même veine, bien rythmé, avec un gros orgue hammond et un solo de guitare tout en émotion, magique. La voix de Chris fait le reste. Dire qu’il se gave serait un euphémisme, il explose ! En effet si l’ombre de Whitesnake plane sur cet album, à aucun moment on ne pense ou regrette la voix de David Coverdale, tant Chris est à l’aise dans ses baskets. On pourrait dire la même chose de Nothing To Loose, une autre réussite de l’album, avec cette fois-ci un super piano honky tonk, et encore une voix parfaite et un solo tout en finesse et en toucher de manche. Que dire de White Boy Blues qui clôt cet album ? Ben que c’est bon ! Guitare slide, une putain de voix et une section rythmique en béton sur une composition typée Whitesnake du meilleur goût. Le solo de slide y est particulièrement réussi, chapeau bas, Mr Micky Moody !

To The Rescue est l’exemple même du morceau aux influences blues et sudistes, des plus réussies. La grosse basse qui rythme le morceau est irrésistible, impossible de ne pas taper du pied. L’orgue hammond nous fait un bon solo tout aussi efficace que celui de ses homologues maniant les six cordes. Falling Leaves peut aussi être rangé dans ce groupe de morceaux typé sudiste. C’est un grosse ballade, sur laquelle Chris Ousey fait un sacré bon boulot, épaulé par des jolis chœurs (pas cœurs) féminins. Les deux guitares en profitent pour nous balancer un duo digne de Lynyrd Skynyrd. Toujours bluesy et hyper groovy, ce A Little Rock & Roll, pas super original mais tellement bien fait, mené par un bon lead de guitare slidée et un solo de wah-wah génial, au feeling de dingue. La fin du morceau est monstrueuse, le chant fait penser à un morceau de Moby (album Play), la vache, le frisson me saisit ! On pense encore à Lynyrd Skynyrd à l’écoute de Smokin Guns, on se dit encore que Chris a un style de chant qui rappelle bougrement Tina Turner sur une tonalité, une façon de passer de l’énergie et de l’émotion.

Accident Prone, fait partie des morceaux qui font penser à Foreigner : superbe voix, refrain accrocheur. La bonne grosse basse de Neil Murray fait groover le tout de belle manière. Les choristes amènent un petit plus sudiste, le duo de guitares en rajoute même une petite couche. Même remarque avec l’excellent Turn Of The Screw, au refrain irrésistible. Le chant de Chris en fait des tonnes, sur l’intro par exemple, mais il faut dire que le bougre est sacrément doué. On pense encore à Foreigner dans le morceau Stand Up, autant pour les guitares que pour le style de la composition. On est irrésistiblement attiré, même si ça n’est pas le plus original. La même irrésistible attirance vous captera sur Cover Me In You, c’est sans doute l’effet Snakecharmer : savant mélange de bonnes grosses guitares pur rock ‘n’ roll et d’une voix de fou.  

Une bonne petite surprise au final que ce Snakecharmer qui ne renie pas son passé et ses influences de Whitesnake, tout en y mêlant énergie et fraicheur pour onze titres clairement modernes et qui ne demandent qu’à vous séduire. Il faut dire que le chant de Chris Ousey est une douce tuerie, il a trouvé dans Snakecharmer les partenaires de jeux idéals, pour briller. Vous laisserez-vous charmer ?



Tracklist de Snakecharmer :

01. My Angel
02. Accident Prone
03. To The Rescue
04. Falling Leaves
05. A Little Rock & Roll
06. Turn Of The Screw
07. Smoking Gun
08. Stand U
09. Guilty As Charged
10. Nothing To Lose
11. Cover Me In You



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