TEMPESTT

Artiste/Groupe

Tempestt

Album

Bring 'em on

Date de sortie

28 Mars 2008

Style

Heavy Prog

Chroniqueur

Christian

Note

16/20

Site Officiel

www.tempestt.com.br

C H R O N I Q U E

Né au Brésil, baptisé "Riverside" jusqu'en 2002, "Tempestt" est surtout connu comme tribute band de Kansas, Journey ou Dream Theatre : il faut dire que la voix de son chanteur BJ s'apparente curieusement à celle de James La Brie... Faut-il alors y accorder une chronique ? La réponse est OUI tant cet album est une excellente surprise ! Le combo se lance ici dans la création et ça décoiffe...

Premier constat : ce ne sont pas des amateurs et d'ailleurs, vous remarquerez qu'à la guitare un certain Leo Mancini ne nous est pas inconnu (cf. chro du dernier Shaman...), Soza Paulo à la basse nous gratifie de son côté de passages techniques fort bien maîtrisés, Edu Cominato aux fûts alterne lui avec bonheur violence et feeling et BJ sait varier le timbre de sa voix : tantôt grave comme sur le morceau d'intro ("Faked by time"), tantôt rocailleux sur "Bring'em on" ou "Too high"...

Ce n'est pourtant pas la démonstration technique qui séduit mais bien le ton général de l'album : les va et viens réguliers entre les registres prog et heavy sont du meilleur effet, ils évitent la lassitude de l'auditeur et procurent un plaisir croissant au fil des écoutes successives (ce qui, vous en conviendrez, est un sérieux gage de qualité...). Ici, pas de refrains répétés, pas de soli racoleurs, pas d'artifices : c'est de sincérité dont il est question ! On perçoit sans peine le pied que prennent les musiciens à interpréter leurs morceaux et on partage leur jubilation : en vrac, l'enchaînement basse-guitare dans "Insanity desire", la super plage épique "Enemy in you", l'ambiance jouissive de "Fallen moon", la virtuosité des deux passages instrumentaux dans "Lose control" et "Healing".

Un reproche pour conclure : ils auraient pu nous épargner la reprise finale de Journey mais on leur pardonne : il est difficile de se défaire d'un vice et la qualité du reste du CD est telle qu'on oublie vite le dernier morceau puisqu'on revient systématiquement au premier : vous aussi serez condamnés à l'écoute en boucle !